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un été à navets…

Gif animé par Cyp Luraghi (extrait de "Green Lantern") © 2010

d’aucuns parmi vous auront remarqué que cet été ne fut pas caniculaire. on appelle ça un été pourri. ben figurez-vous qu’il n’ y a pas que la météo qui est pourrave, le cinoche dans son ensemble nous gratifie de belles daubes. je vais donc évoquer ici différents produits que j’ai testés pour vous. les films pour enfants avec deux, comment dire, fourre-tout de la crétinerie ambiante.

« cars 2 », une histoire de course de bagnoles qui parlent, à l’humour bien épais et aux clichés bien de chez nos amis ricains. en gros des voitures des ex pays de l’est se transforment en comploteurs quasi-terroristes. ça se veut parodier james bond, mais c’est juste moche et long.

l’autre infamie, c’est « les schtroumpfs », historiette mal fichue qui expédie les nabots bleus à new york, suivis par gargamel. en effet, ils ont traversé un tunnel magique. il va leur arriver plein d’aventures, genre une rencontre avec un jeune couple complètement neuneu, des courses pas folles en voiture et des poursuites de hordes de chiards. Acteurs nuls, scénario indigent, techniquement mauvais. c’est cela la dure vie de père qui habite à côté d’un cinéma. 

« super 8 » est un film de science fiction produit par spielberg. je pourrais m’arrêter là. mais non, tiens. des ados tournent un film d’épouvante artisanal quand une catastrophe ferroviaire va libérer un monstre retenu depuis des années en secret par l’armée américaine. super idée ? non ? mais les mioches, avec leur caméra super 8, d’où le titre, vont enquêter. Et découvrir la vérité : ce monstre veut juste rentrer chez lui, mais pas à vélo. donc il fout le boxon en récupérant tout ce qui est métallique pour construire son vaisseau spatial. de bien belles images pour un résultat creux. comme d’habitude chez spielberg, on ne va pas jusqu’au bout de la folie. on s’arrête à de bons sentiments bien sucrés. une fin tire larme ridicule en sus.

« la planète des singes »  est une déception. le film commence lentement par l’évocation du sauvetage d’un bébé singe par un scientifique qui cherche un remède à la maladie d’alzheimer, qu’il recueille chez lui, et qui grandit, grandit, grandit. le héros, [que vient faire james franco dans cette galère ?] découvre un produit miracle, le truc 112, que le singe avait dans ses gènes. ce produit, forcément instable va provoquer des catastrophes en chaîne. ça vire film de prison pour primates, qui se révoltent en suivant le meneur – le singe du début vous suivez ? – puis grosse baston avec fin annonçant l’apocalypse. le seul intérêt du film réside, selon moi, dans la succession d’incidents qui deviennent de plus en plus graves. c’est un peu léger, même si techniquement, c’est plutôt réussi.

« the green lantern » est la bonne surprise. eh oui, les films tirés de comics ne sont pas forcément nuls. c’est la guerre entre le bien, la couleur verte, et le mal, la couleur jaune, dans l’univers. vous allez me dire : c’est n’importe quoi ! et je vous répondrais : effectivement… et c’est ça qui est bon, le film assume complètement un scénario délirant dans lequel le héros va être coopté par un bague verte, faire des ballades dans d’autres galaxies, obtient des super pouvoirs maousses – par exemple il sauve son patron d’un accident d’hélicoptère en improvisant incontinent avec ses petites mains…un circuit de petites voitures géant bien entendu ! – et sauver l’univers intersidéral en allant bastonner le méchant en orbite autour du soleil ! Au moins, ici, le cahier des charges est rempli : acteurs au charisme insignifiant, bons fx[1] , de l’humour et des créatures originales. voilà, grâce à moi, jous avez économisé quelques euros que vous allez pouvoir placer illico sur votre livret a pour les plus modestes ou sur votre assurance-vie pour hulk. merci qui ?

à la prochaine :-)

et le navet va…

  1. effets spéciaux. []
Publié dans Cinoche | Autres mots-clefs : , | 670 commentaires
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