Rouziquer tranquillou

 

Le bout de gras, ça se discute. Comme tout le reste au demeurant. Jusqu’à éplucher l’os de carcasse ou de côtelette selon la bête, de la pointe du couteau et rouziquer[1] artistement à prestes petits coups de quenottes, le grillé croustillant agrémenté d’une pointe de fleur de sel. De la vie. 

Croûter de la barbaque en bonne compagnie, c’est gagner sa vie bien mieux qu’en s’emmerdant à la foire d’empoigne au dehors où résonne le fracas et retentit la fureur ; c’est une activité antique et increvable, qui comble d’aise autant panse que pensée, les innervant de sucs qui ne sont pas de bile. 

Assemblés comme des pithécanthropes décortiquant le bestiau, dépiauté tout d’abord parce qu’on n’est pas des sauvages et que la société s’épile, se plume et se pèle comme le canard gras ou un chevreuil des grands bois, avant d’être disséquée par notre bonne petite société d’amis avides d’en tirer de doctes conclusions et d’en faire bombance. 

Une fois passée la couenne, on entre dans le vif du sujet : en société. Mieux que lire le journal, et nettement plus roboratif. Entre nous, point  de lutte d’influence, ni désir de puissance, ni jalousie, ni toutes ces conneries qui nous pourrissent la vie… rien que le bruit des mandibules et des os rompus pour en sucer la moelle. Rompus comme les bâtons de nos discussions et conciliabules sur l’Icyp et autour d’une table en bois d’arbre. 

En partant d’une idée gracieusement offerte par l’ami Sambucus ici : CLIC

E la nave va… 

  1. Ronger comme le font les souris (sud-ouest). []
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