Le conte est un havre

Il y a la pensée magique : elle est nécessité vitale. Il vaut mieux faire avec et le rationaliste pur et dur pense magique, quoi qu’il en pense. Il aura beau ratiociner à l’extrême : au fond de lui, une midinette rêve de prince charmant secrètement ou de la reine de cœur du pays d’Alice. 

De nos jour le rationaliste pur et dur fantasme sur Le Pen et Mélenchon, parce que le rêve n’est pas ailleurs. Qu’il croit. 

Je peux le comprendre jusqu’à un certain point, mais pas compatir car il faut avoir l’esprit bien empesé par une raison trop raisonnante pour si mal s’évader du carcan.

Il y a les histoires et les conteurs d’histoires : ceux-là ne content pas de salades et n’ont nul faux espoir à revendre. Ils ne sont pas avides de pouvoir, ni cupides et se contentent de peu, souvent de rien du tout. Une salade de tomates blettes projetée en pleine face suffit à leur sustentation : avec un peu d’amour et beaucoup d’eau fraîche en sus, ils trouvent la vie belle et ils ont bien raison de déraisonner ainsi face à l’évidence qui s’impose au reste de l’humanité. Le poète et l’évidence, ça fait deux : ce qui est évident pour lui ne l’est pas pour les autres.

Ils sont ailleurs : sur Alpha du Centaure par exemple, où ils se rendent en chevauchant des particules supraluminiques : en un clin d’œil ils y sont rendus alors que les autres rationalistes, c’est pas avec leur petits neurones guindés qu’ils iront y traîner leurs guêtres en sifflotant. 

Et moi : est-ce que je vous conte une histoire ?
Cherchez bien : elle est cachée quelque part entre les mots, comme le gazouillis du zozio dans le vacarme de la débauche au dessus du périphérique parisien. 

E la nave va…

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