Camelots

© Annie Luraghi 2008

 

Deux qui écrivent et se rencontrent tous les vendredis, et une fois par an au repas du quartier.
Deux qui refourguent leur camelote pour croûter.

Quand ce n’est pas l’été, on est au loin, chacun chez soi et on écrit chacun son truc.
John c’est en anglais, pour le papier,
et moi c’est sur le net et sans bavure.

Mais John et moi on est des merdes.
Un écrivain, c’est une merde.
Ça vend des petits cœurs peints à la main pour les jeunes filles
sur les foires et marchés.
Ça colle son nez dans la poussière des gens
sous le capot

des ordinos.

 

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