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Run Mone run

Collage et tritouillage : Cyp Luraghi 2011

Voici trois décennies que je n’avais pas trouvé le créneau … trois décennies que je vivais sans l’avoir vu … trois décennies que je vivais dans l’ignorance. Dans l’ignorance du génial… du superbe … de la super-production : je cite : Blade Runner ! Le Blade Runner. Le film culte que tout le monde – du plus petit jusqu’au plus grand – avait vu. Sauf moi. Maintenant, c’est fait. Je suis autre. Je vois la vie autrement. Mais je cours encore.

Car courir, c’est ma vie ! Depuis l’enfance, je cours. Je cours après la vie, je cours après le mieux, je cours après tout : car je veux tout. Je veux tout avaler en un temps record, très vite, pour passer à autre chose. Comme si le temps qui m’est imparti et qui est fixé depuis ma naissance, me semblait trop court. J’ai toujours tout fait très vite, sans doute trop vite, peut-être n’ai-je pas suffisamment rêvé, pas suffisamment profité du moment présent, en pensant toujours à l’après ?

Maintenant, j’arrive à un stade de ma vie où je pourrais me reposer, contempler calmement la route effectuée. Mais non … il faut encore que je me fixe des buts, des projets qui probablement n’aboutiront pas, faute de temps, faute de moyens. Mais quand vais-je enfin comprendre qu’il est temps de s’arrêter ? De se reposer ? Sans doute jamais. Car mon repos, je le prendrai pour l’éternité, un jour … Le plus loin possible, car j’ai tant encore envie et besoin de courir vers l’impossible !

Bon, voilà, je l’ai fait ce billet ! Ceux qui voulaient un résumé de Blade Runner peuvent se rendre sur leur Google habituel. Je ne suis pas critique cinématographique. Mais Harrison Ford et Rutger Hauer, eh bien, eh bien, voilà : j’aime !

E la nave va… 

 

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Vers la castine

Illustration originale de Pierre Auclerc - © 2011

En juillet ça me fera dix ans d’écriture en ligne, mais j’emmerde les dates fixes : c’est aujourd’hui que ça se passe.

Depuis un vieux bail, ça me taraude : écrire un roman sur bel et bon papier, qui cause des catacombes de l’internet. J’ai toute la doc en stock alors c’est décidé : j’appuie une fois de plus sur l’interrupteur à bascule de la vie et hop, c’est parti pour des mois et des mois de clavier chaud bouillant et jusqu’au point final.

J’arrête de réparer des ordinateurs, d’abord : dès les derniers clients servis cette semaine, je bouclerai le petit l’atelier sans intention de le rouvrir jamais. Je peux plus les voir en peinture, ces machines imbéciles en carafe.

Dès que ça sent l’autoroute, je prends les sentiers de traverse : c’est jamais gagné d’avance de s’aventurer sur la castine[1] sans voir le bout de la route ; c’est ça qui me plait.

***

Ce billet-pivot est dédié aux amies et amis de cœur de l’équipage du submersible Tique Toc… et à ma p’ tite Annie.

E la nave va…

  1. Calcaire dur concassé dont sont enduits les chemins vicinaux carrossables dans le Sud-Ouest. []
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