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La réparation

Illustration © Cyprien Luraghi - ICYP - 2017Un jour Michel, dépanneur d’électroménager en retraite dans le canton, était passé tailler la bavette comme à son habitude il y a quelques années. Mon petit souk débordant de câbles, de pièces de rechange et d’appareils informatiques éviscérés sur le banc de torture, lui rappelait son bon vieux temps de dépanneur.

− Cyprien, ça te soulève pas les poils des bras quand tu ouvres l’atelier les lundis et que tu te dis qu’il va encore falloir réparer, réparer et réparer tout ça ?
− Ah que si.
− Ça me l’a fait jusqu’à la retraite. Mais là c’est tes poils de bras que je me contente de regarder.
− Michel, t’es un en-foi-ré.

La réparation informatique, ça gave. Au sens foie gras de canard du terme. Sauf que ce n’est pas le foie, mais la cervelle que ça fait enfler. Vivement la retraite, tiens. Il y a quelques années j’avais jeté l’éponge, laquelle était saturée d’octets bien gras. J’en avais causé dans ce vieux billet : CLIC.

Genre une paire de mois après cette décision définitivement définitive,[1] j’avais repris du service, vu qu’il ne pleut pas de pognon sur mon compte en banque, qui n’est pas un pommier normand. J’ai toujours rêvé d’être rentier, mais les conjonctions astrales étant ce qu’elles sont, retrousse les manches coco, et fais chauffer le tournevis pour dépiauter des laptops sinon la famine se pointera à l’horizon.

Ces derniers jours j’ai réparé à mort : le serveur de l’Icyp était tombé en carafe. Je vous épargnerai les détails, mais en gros : le matériel pétait la forme, mais y avait une grosse couille dans le bouillon logiciel. Si j’avais eu la machine sous le nez, la réparation aurait été pliée vite fait. Mais là, impossible. Donc à l’arrache j’ai loué un petit serveur de dépannage afin de récupérer les données sur le disque dur du bousin en carafe et ainsi ressusciter notre bon vieux petit navire de l’internet libre et indépendant. Hier soir tout a été très vite : après avoir constaté que l’Icyp était impeccablement fonctionnel, je me suis rendu compte que ce nouveau serveur, à peine plus cher que l’autre, était trois fois plus puissant. Et il en va des serveurs comme des bagnoles : quand t’en essaies une mieux que la tienne, la mécanique subtile du désir se met en ordre de marche et si tu as des sous en caisse, en avant. Je n’avais pas de sous en caisse, mais les aminches étant de supers aminches,[2] il y a vite eu de quoi assurer la location de la bête. Sur laquelle le Vrai Icyp est désormais installé. Installation qui hier soir m’avait collé une sacrée pastèque. L’informatique à haute dose est une drogue violente. En tout cas je suis bien heureux de m’en être dépatouillé sans soucis et d’avoir réussi à réparer cette sacrée usine à gaz.

Je voulais parler aussi d’autres sortes de réparations, immatérielles celles-ci. La réparation aura droit sans doute à d’autres billets : sous forme de résilience elle constitue un sujet passionnant. Mais pour l’heure je me contente de pondre ce petit billet de délestage de manière à atterrir en douceur sur la planète Pâte de Coings[3] après ce voyage intersidéral de quatre jours qui m’a laissé sur le flan.

E la nave va ! E la panne s’en va ![4]

  1. Définition de « définitif » dans le Lexique Déconnologique : « quinze jours maxi ». []
  2. Merci merci merci, les aminches ! []
  3. L’illustration de ce billet, c’est de la pâte de coings maison. []
  4. © Framboise []
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Billet quantique miauleur

Illustration © Cyprien Luraghi 2016 - ICYP

10 décembre

Je n’en fais qu’à ma tête. Elle passe devant, le reste suit. Par exemple aujourd’hui j’ai envie d’écrire ce qui me passe par la tête et de continuer à le faire en direct-live jusqu’à épuisement du sujet. Pour autant que ce billet ait un sujet, le vieux matou de l’illustration n’étant sujet de personne. Une chose est sûre : ce billet durera au moins jusqu’au vendredi 16. Ce jour-là, dans l’après-midi, je saurai ce qu’il en est pour l’affaire qui nous a fait monter à Paris, que j’avais vaguement évoquée dans l’avant-dernier billet. Mais là, lecteur de passage, tu n’en sauras toujours rien : patience, patience. Il en faut à revendre, je vous assure. La vie est une salle d’attente, autant le savoir tout de suite.

Actuellement dans la salle d’attente, des candidats à la candidature poireautent. Ils veulent être calife à la place du calife. Or le calife a jeté l’éponge. Les lecteurs réguliers de l’Icyp ont peut-être remarqué que depuis l’élection de François Hollande − surnommé Goudamou par nous autres déconnologues distingués −, je n’ai publié aucun billet sur son gouvernement. Alors que pendant le pénible quinquennat précédent du gniaf, [1] ça y allait gaiement. Car quoi en dire ? Comme me le faisait très justement remarquer un membre de ma progéniture : « papa, on a voté pour lui en n’en attendant rien et on a eu droit à moins que rien ». Donc il n’y avait rien à en dire ou si peu que ça ne valait pas la peine de me flinguer le bout des doigts à marteler le clavier. Ah si, tout de même : on a eu droit à un déferlement d’hygiénistes débiles faisant fixette sur la clope et assimilés. Sacrés socialistes, tiens. Bon, en face c’est encore pire et c’est ce qui pend au bout du nez des citoyens, dont je ne suis pas fort heureusement. Car je vis dans une dimension légèrement parallèle située dans l’éther tuttiquantique. Voilà : c’est tout pour aujourd’hui, la suite demain − à moins que l’envie de clavier ne me reprenne avant minuit…

 

11 décembre

Tout commence par un grand café. Sans grand café, pas de journée valant d’être vécue. La routine de l’Icyp a grand besoin de grand café, déjà. Donc j’attaque en ouvrant les yeux et le Terminal de notre petit serveur, pour bloquer les adresses IP des vilains botnets qui cherchent en permanence à venir y déposer leurs pubs à la con dans les commentaires, pour des fausses montres de luxe et du viagra de contrefaçon. Mine de rien, ça bouffe pas mal de temps. Et puis il y a les mises à jour du moteur Linux, évidemment. Et l’entretien, le nettoyage, les sauvegardes et compagnie. Et puis ensuite aller lire tous les commentaires commis dans la nuit et à l’aube matutine. Dans la foulée c’est boulot, boulot : j’attaque la réparation du premier ordinateur du jour, en général sur un coin de table vu que de plus en plus fréquemment il s’agit d’un portable ne nécessitant pas d’installation à l’atelier du rez-de-chaussée. Même le dimanche ; d’ailleurs là je viens de finir celui d’un copain du patelin d’à côté. Mais c’est bien parce que c’est lui et qu’il le mérite.

Ce n’est pas ma seule routine quotidienne : il y a les ablutions par exemple. Et le Jeu des 1000. Et pas que. Mais de l’une de ces routines, je ne peux pas encore parler. Pas avant vendredi prochain en tout cas. Patience, patience…

 

12 décembre

Rue89 existe encore. Pourtant ça ne devrait pas. Ou plus, plutôt. Non parce qu’ils ont envoyé un mail circulaire à tous ceux qu’ils appellent des riverains − leurs commentateurs, en fait − vu que leur canard est en cours de phagocytation par le Nouvel Observateur. Et que donc j’en ai reçu huit, correspondant à mes comptes successifs depuis fin 2007. Or donc comme c’était dit dans ce mail, il était prévu que ce week-end tout le bétail soit transféré sur Le Plus, où les reliquats de la rédaction s’apprêtent eux aussi à rejoindre leur nouveau pondoir. Et il ne s’est rien passé : tout continue comme si de rien n’était. Forcément puisque rien n’a été. Pourquoi ? Je n’en sais rien. C’est comme ça et pas autrement, faut pas chercher plus loin.

Alors je sais : icy il en est quelques uns qui n’en ont rien à foutre de Rue89 − Ubu89 pour les intimes − et qui n’y ont jamais foutu les pieds. Mais le noyau dur de la Déconnologie s’y est formé et comme c’est pas juste des amitiés virtuelles, hein… et que ça dure depuis bien sept ans, et qu’il s’est passé des tas de choses, et pas qu’entre nous… eh bien j’en cause, d’Ubu89. D’un côté ça me fait tout drôle de savoir que ce vénérable navire de l’internet va être bientôt englouti, et de l’autre je m’en fous pas mal. L’Icyp existait bien avant Rue89 et existera − je l’espère − bien longtemps après le naufrage. Dont je ne me réjouis pas : des gens vont perdre leur boulot à la rédaction et chez pas mal de vieux commentateurs, le désarroi est palpable. Nous autres commentateurs de fond sommes un peu comme les rats : on aime nos vieilles caves, on y a nos petites habitudes, on connaît bien la faune.

C’est tout pour aujourd’hui : moins de cinq jours à tirer avant vendredi soir. C’est ça qu’il faut se dire en attaquant le lundi.

 

13 décembre

Toute la journée ça a été le défilé. D’abord à la maison : des amis en veux-tu, en voilà, et du client en chair et en os et au téléphone, et du voisin de gauche et celui d’en face et même un brave toutou de passage qui a fait fuire la Moutche, car cette tigresse miniature est au moins aussi courageuse que le lion du Magicien d’Oz. Ça tombait bien parce qu’il n’y avait pas de machine à réparer en urgence au boulot. Et puis que la vie sans amis n’est pas une vie. Nous autres membres du peuple singe debout, n’avons pas la mentalité erémitique. Nous exécrons la solitude. Qui est mauvaise conseillère et nous pousse à broyer du noir puis à nous faire des films à la con dans la tête. Quand quelque chose ne va pas, on le dit aux bons amis et on écoute leurs bons conseils. Si chacun restait dans son coin comme une merde sèche, l’humanité serait encore plus déprimante qu’elle ne l’est déjà. J’ai dit. Hugh !

Encore trois petits jours de rien du tout à tirer jusqu’à vendredi. Il se passera quelque chose ce soir-là, vous verrez, les amis… et les lecteurs inconnus aussi. Patience, patience…

 

14 décembre

Ça a commencé il y a 2617 jours. Sept ans, un mois et trente jours. Peut-être que dans quarante et quelques heures, ça commencera à s’arrêter. Je n’en sais rien, pour l’heure. Je n’espère pas : j’attends, simplement, sagement. Le verdict que j’attends est sans doute déjà couché noir sur blanc, quelque part au tribunal de Paris. Après-demain en fin d’après-midi je devrais enfin le connaître. Je ne suis pas le seul à l’attendre, ce verdict. Toutes celles et ceux qui subissent cela depuis 2617 jours − et même bien plus pour une autre que moi −, sont dans l’expectative. Pas anxieuse, mais légèrement fébrile tout de même. On en a tant vu et de toutes les couleurs, rien que pendant ces 2617 jours. Qu’on n’ose pas espérer. Pourtant on devrait. Mais l’espérance a ses limites et elles ont été salement dépassées, dans cette histoire de fou. De folle, plus précisément. L’espérance est un luxe bourgeois. Contentons nous de patience…

 

15 décembre

17 heures : 24 heures à tirer. Je clone des disques durs en compote en attendant Godot. Récupérer des données sur des supports pourris, c’est ma petite spécialité. C’est tout à fait méditatif et ça laisse le temps de gamberger ou de causer un brin avec les amis icy et là…

C’est un commentateur de Rue89, proche ami de notre Picholive[2] − qui m’a appris la nouvelle de sa mort toute récente par MP tout à l’heure.

Picho, il s’était chopé le crabe à l’automne dernier et un jour il n’était plus venu dans mon estaminet de l’internet, il y a quelques mois. Je me doutais bien que ça ne devait pas trop gazer pour lui − chimio, etc. −, mais je n’imaginais pas qu’il puisse casser sa pipe comme ça, d’un coup, aussi tôt.

On ne se connaissait pas en dehors du Web, mais il voulait à tout prix qu’on se fasse un raout en sa compagnie à Puycity au printemps. On le fera quand même, pour lui rendre hommage, non mais !

Illustration © Cyprien Luraghi 2016 - ICYP

Léopardo en est tout retourné (et le drapeau en fond, c’est Picho qui nous l’avait confectionné).

Picho, en matière de clin d’œil, m’avait envoyé 69 euros pour que je puisse m’offrir les services d’un avocat pour l’affaire dont le verdict tombera demain en fin d’après-midi. Comme d’autres amis l’ont fait. Déconnologie never dead, quoi qu’il en soit. À demain, donc…

 

16 décembre

 16 heures tout rond. C’est l’heure de l’énoncé du verdict à la cinquième Chambre du tribunal de Paris. Maintenant ça peut tomber n’importe quand. Je surveille ma boîte à mails. Patience, patience…

19 heures tout rond. Rien dans la boîte. Ce qui signifie que l’après-midi a probablement été chargée au tribunal et que par conséquent, le verdict n’arrivera dans ma boîte que lundi. Patience et repatience, donc. 

 

17 décembre

J’aime bien les jours où il n’y a rien à raconter. Juste à déguster des litchis tout frais arrivés par avion de la Réunion, offerts par le voisin de gauche qui a de la famille là-bas. Siroter des caouas, têter la clope à vapeur, gamberger sur le prochain billet, dépiauter l’ordinateur portable d’un client. Mollement, c’est samedi. Relire Rousseau et tomber là dessus :

Je ne sais quel aveuglement, quelle sombre humeur, inspirée dans la solitude par un mal affreux, m’a fait inventer, pour en noircir ma vie et l’honneur d’autrui, ce tissu d’horreurs, dont le soupçon, changé dans mon esprit prévenu presque en certitude, n’a pas mieux été déguisé à d’autres qu’à vous. Je sens pourtant que la source de cette folie ne fut jamais dans mon cœur. Le délire de la douleur m’a fait perdre la raison avant la vie : en faisant des actions de méchant, je n’étais qu’un insensé.

(Lettre à M. Moultou – À Montmorency, le 23 décembre 1761)

Me dire que les paranos, t’en as vu un, tu les as tous vus. Me dire que c’est cette distorsion du réel qui fait que le monde est si mal. Si tordu. Il n’y a que ça à faire ce samedi. Et rêvasser peinardement… ;-)

 

18 décembre

Je me suis fait la réflexion hier soir : ce billet-journal renouvelle le genre. Quand j’avais démarré le Sitacyp il y a quinze ans, c’était pareil. J’écrivais au fur et à mesure et au fil des jours, tout ce qui me passait dans la tête et un peu aussi ce qui se passait au dehors. Quand cette saga sera achevée − en fonction du verdict qu’on devrait enfin (peut-être) connaître demain, de temps à autre et en fonction des événements, je continuerai le journal, comme au bon vieux temps où nous n’étions qu’une douzaine à faire ça sur le Web francophone. En attendant, attendons…

 

19 décembre

Nous attendrons encore, donc. Puisque le verdict ne sera rendu que le 5 janvier. Je viens de l’apprendre. No comment, il vaut mieux. Je clos ce billet-journal et entame la gamberge pour le billet suivant.

 

…e la nave va !  

  1. Je ne prononce jamais le nom de ce putricule. []
  2. Moctezumiaou sur Rue89 []
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ICI L’ICYP

Illustration : le trackpoint de mon Thinkpad x60s, avec lequel je fabrique l'Ici-Blog © Cyp Luraghi 201

Ça va déménager ; ça sent le déménagement d’ailleurs.

Le petit mais vaillant serveur à partir duquel l’Ici-Blog émet depuis trois ans est saturé. Alors tel un bernard-l’hermite, il a cherché une coquille plus balèze pour être plus à l’aise et l’a trouvée. La Déconnologie Pilotique© (lamorillienne) va pouvoir s’éclater le beignet comme jamais et propager son idéologie vivifère de manière implacable.

Pour faire simple, on va passer du fardier de Cugnot à la Jamais contente[1] . Le pas simple, c’est moi qui me le tape du bout des doigts sur le petit IBM, dans la cambuse de la Maison de l’Horreur en écoutant de la musique de sauvages[2] : une chiée de code informatique et de tripatouillages techniques hautement inintéressants, mais nécessaires à la bonne marche de notre petit bolide.

Soyez rassérénés : L’Ici-Blog restera l’Ici-Blog. Avec son kondukator, son prophète bien aimé, ses groupies, son club de midinettes et midinets, son gros con de droite et sa bande de gauchos dépenaillés et tout le tralala, et même le lalaïtou. Y a pas de raison valable pour que ça change.

Ce qui changera, c’est d’abord que comme dans tout bon déménagement, l’adresse sera différente : tous les blogs et autres sites appelés à rejoindre le navire kondukatoral[3] contiendront « icyp.fr » dans leur URL.

 La déco ne changera pas tellement, mais un petit peu tout de même : je vais tenter d’installer un système de commentaires mieux foutu parce que comme nous sommes toutes et tous Ici, de furieux et joyeux papoteurs, c’est primordial et tout à fait prioritaire.

Normalement, tout devrait être au point avant la fin du mois d’octobre. Je touche du bois en croisant les doigts : deux précautions valent mieux qu’une. Et je continue à marteler mon indestructible clavier − je vous dis pas ce qu’il encaisse, ce brave − en sifflotant.

En attendant, vous pouvez suivre l’avancement des travaux ici : www.icyp.fr

E la nave va…

  1. Vous saurez tout sur la Jamais contente de Jenatzy ici : CLIC  []
  2. La seule à pouvoir couvrir mes grommellements. []
  3. Et il y en aura, et pas qu’un seul. []
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De jour et de nuit

Illustration originale © Pierre Auclerc 2010

La nuit je fais mes petits gribouillis du bout des doigts : cliquetis au clavier. Chouette musique à chat-huant. 

Un petit bout de trucs informatiques pour faire que l’Ici-Blog soit encore plus coquet, un petit bout de roman et un grand café clope. 
Je picore, oiseau de nuit ; et ourdis toutes sortes de complots sous le manteau : il faut. 

Dehors dedans : le monde dort. Ou se déchire. Ça dépend de quel côté ça se passe : ici à Puycity c’est le calme olympien des vieux dieux. 

Là, je peux mijoter mes coups. 

Éteindre le monde en commençant par couper net l’internet : vaste projet. Et puis rallumer le tout d’un coup sec pour épater la galerie : une vie dédiée à ce quart d’heure de gloire. Je serais préservé des oubliettes de l’histoire : l’humanité se souviendra de mon passage sur Terre et les petits enfants apprendront des siècles durant dans les écoles qu’un petit con avait tout éteint un temps très bref, suscitant l’émoi général. 

***

Mais je rêve : pour l’heure seuls ont été élaborés les plans de destruction d’une saloperie de mouche qui constelle mon écran de ses crottules après s’être gavée de mes poires [à moi les miennes]. Et j’ai beau m’échiner à la tapette : macache. Il paraît que ces bestioles ont des réflexes trente fois plus rapides que ceux de nous autres, limaces humaines. Je confirme. Dans quelques années, ma patience et la gymnastique neuronale que je m’impose chaque nuit payera : j’abolirais les mouches sans coup férir. 

L’humanité me remerciera en m’élevant des myriades de statues moches au mitan des carrefours. Ça me fera une belle jambe : c’est toujours bon à prendre, une belle jambe. Pour l’autre, j’ai déjà ma petite idée, mais c’est classé secret Défense, alors mouche cousue. 

***

C’est pas tout ça, mais une fois de plus c’est la nouba dans les commentaires, alors modeste : je déleste en tapant un billet express à l’arrache… et cette nuit j’irai faire des tas de trucmachins super compliqués sur notre nouveau serveur : une bête de guerre que j’ai pu louer grâce à votre générosité, mes amis ;-)

E la nave va…

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