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La bite et les couilles

Sainte Déconnique - huile électroniquée - collection privée - tritouillage © Cyp Luraghi 2009Sujet intéressant : la transcendance dans la déconne. Comment partir d’une couillasse pas déniaisée adorée par un tiers de la planète aplatie, et s’envoyer en l’air nonobstant ?

Une fois le devant de la burqa relevé, on voit pendouiller le paquet : deux globes tièdes ourlés de doux pelage moutonneux, puis entre eux la descente des corps caverneux comme une trompe éléphantine : un travelo se baladait ainsi en toute impunité en territoire hostile, narguant la foule sous sa coque en tissu épais. C’est la mode qui court les rues de nos cités en ce venteux novembre de l’an 9.

Soudain, c’est un sujet de société ; c’est comme ça mes billets : ça dérape et ça râpe un peu beaucoup, passionnément.

Sainte Déconnique priez pour nous…

Nous aussi on a nos martyrs, nos héros et même des vierges bandantes ; et des beaux saints mecs idem-équivalents pour les nanas itou ; y a pas de raison : on se partage tout en ne respectant rien ou peu ou prou ; ça dépend qui et quoi, quand et comment. Même la gueule dans le seau on se fait un devoir de dévot de se dérider coûte que coûte.

Nous aussi on a des rituels magiques et des tactiques pour atteindre la pâmoison paradisiaque : la répétition frénétique de grosses blagues débiles nous fout dans tous les états : au trente-sixième dessus nous tombons nos dessous et montrons nos culs aux pompeux pontifiants.

Nous aussi on a nos bûchers : on se chauffe au vieux con sec abattu au boulet rouge et à la bite blette aux roustons fripés récoltés à la serpette. On les allume à petit feu histoire de faire durer le plaisir.

Saint Glé, faites quelque chose…

Nous aussi on a nos petits secrets, à l’Église de Déconnologie : nul d’entre nous ne dira pourquoi notre sainte patronne ne se déplace jamais sans sa triple auréole, et pourquoi trois. On ne sait même pas si c’est un saint ou une sainte, sous son gros voile.

Vous savez pourquoi tout ça, vous ?

 

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Pas de cul

© Cyp Luraghi 2009 - d'après une photo de Philippe Dulauroy

« C’est vrai ça, pour une fois qu’on voit un peu de fesses sur le blog a cyp. Je me demande des fois si on n’est pas chez les mormons (le nœud). »
Homère, le 14 septembre

 

Hors de question : je ne mange pas de pain de fesse ! L’Ici-Blog est super moine : on y fait ceinture et chasteté ensemble ; frères et sœurs unis en Sainte Déconnique.

Or déconner, c’est sortir du con. Si le grand Alfred Delvau le dit, c’est la vérité : CLIC.

Et plus précisément, recopié directement de mon Dictionnaire Érotique Moderne (1874) :

DÉCONNER : sortir du con de la femme, soit parce qu’on a fini, soit parce qu’elle remue trop les fesses. Il y a des gens qui peuvent, comme l’Ascylte de Pétrone, rester deux jours sur une femme. Heureux Ascylte ! Plus heureuse femme !

« Ah ! me voilà déconné ! » La Popelinière

Donc non. Les enfançons pourront lire l’Ici-blog sans que nulle cellule psychologique ne soit convoquée après coup : je montrerai mon cul aux corps célestes seulement et ferai face à mon public, docte et digne.

La déconnologie est prude, probe et valeureuse. Elle n’est pas ce que vous en pensez ; elle est une forme d’humour asexuée, déshormonisée, et carbure à l’eau claire. Jamais grivoise et moins encore graveleuse, elle réjouit le couple familial et sa progéniture le soir à la veillée ; quand le Kondukator en Chef en cause dans le poste, le respect règne en maître au nid.

 

Paul Mathias Padua - Le Führer parle – 1939

 

À compter d’aujourd’hui, je vous invite à déconner, puis à vous reboutonner. Je ne veux voir qu’une tête. Sainte Déconnique vous contemple du haut des cieux ; enfoncez-vous bien ça dans le crâne. Et pas ailleurs, sinon je convoque la révérende mère Béa One. 

Rompez !

 

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