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VEILLÉE DE GUERRE

Illustration © Cyprien Luraghi & Pierre Auclerc - © 2011Il y a eu basculement ; délicat de dire quand exactement. Mais là, ces derniers jours ; pas plus avant. Ça se sent au travers des masques et quoi qu’on fasse, ça passe au travers et s’insinue, pénètre et imprègne au plus profond, jusqu’au frisson entre chair et os.

Les tenues de combat en face sont de sortie et leur touffeur, boutée au vent attisant les exhalaisons du remugle ennemi enivre à mort : dans dix mois tout sera consommé et ça sent l’écurie. Lancés au grand galop s’entrevoit en dépit des gaz et de la fumée acre, la fin du tunnel : loupiote au loin.

Au dedans c’est le tohu-bohu : ça se frotte la couenne et le sang y affleure avant de jaillir à gros bouillons, tout bientôt. Chaque parti s’affûte les nerfs : vils coups bas permis en vue. Ça va charcler, je ne vous dis que ça.

Tous n’ont qu’un but commun : déposer l’exécrable Nicolas Caca, petit poulet de France postillonnant de tous ses pores et orifices depuis quatre ans sur ses sujets, des jets continus de sanie et d’insanies, à tel point que tout un chacun ou quasi en est contaminé et devenu confus.

Dans le tunnel on ne sait plus qui combat qui et les camps s’entre-dévorent à l’aveuglette ; chiens cannibales et moutons féroces.

Des catacombes et les tranchées de l’internet : tout n’est plus que rouge et brun dans la fange glacée : la confusion la plus absolue règne entre belligérants. C’est grand vaudou là-dedans.

Du sang et de la merde : au moins c’est clair. Grand merci à l’internet de laisser les vengeurs masqués étaler leurs tripes sur les grands forums mieux que sur les divans des psychanalystes. Ça fuse en instantané, de nos jours : plus besoin de thermomètre culier à mercure pour prendre la température de la société, ni de se farcir de pénibles ouvrages imprimés sur papier jauni.

Face au nain grimaçant, dans le tunnel il y a : le Front National de Gauche avec le Líder Máximo des petits bourgeois Jean-Cul Merluchon ; Murène Lapine© et ses Dupont Lajoie gogols à calibre 12 juxtaposé planqué sous l’oreiller ; Gogolène Poital et ses troupes de conspirationnistes fous d’amour attendant l’Apocalypse en biffant les jours sur le calendrier maya en flippant sur les réseaux satanistes pédophiles ; Nicolas Shampoing et son ULM à pédales. Et c’est à peu près tout. Les autres comptent pour du beurre et seront soit élus − fade entremets gélifié ou tomate farcie − ou disparus corps et bien : NPA et PCF.

Moi, ce qui me frappe en cette veillée de guerre, c’est le lien reliant tout ça : de la même fibre que celui qui a mené Jacques Doriot à Alain Soral, il est.

Qu’ont en commun Gogolène, Merluchon et Murène Lapine ?

Les mêmes obsessions maladives : racisme ou xénophobie sournois avoués ou pas, retour à l’ordre moral, fantasmes morbides et ultra-violents, négationnisme − Gogolène de l’affaire d’Outreau ; Merluchon des crimes contre l’Humanité commis par le PCC au Tibet ; et Lapine des négationnismes divers et variés professés par l’écrasante majorité des adhérents et des pontes de son parti national-fumiériste.

Dans plusieurs billets à venir, je montrerai avec preuves tangibles à l’appui ces liens qui les unissent, ces rouges et roses bruns. Aujourd’hui je tapote juste le diapason pour donner le ton, à la va-vite.

Le confusionnisme des idées : voilà l’Ennemi !

E la nave va…

 

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Sujet cochon

Vidéo : © 2010 - BTS Communication Renoir - Paris - Avec Nono.

cliquez dans l’image pour lire la vidéo

On parle pas assez de trucs cochons sur l’Ici-Blog, alors que partout ailleurs ça s’étale en tartines à longueur de colonnes. Ça attire du monde à foison et les statistiques de fréquentation des sites foncent droit au plafond comme juste avant que les banquiers planétaires nous vident les poches.

Or tout est bon dans le cochon et c’est tout à fait déplorable de ne pas en parler plus souvent Ici, vu qu’on en est entourés et que c’est le sujet national. Marine le Pen par exemple, en pince pour le cochon dont elle a chopé quelques traits − par osmose sans doute − ; à moins que ça ne soit son vieux cochon de paternel qui en pince pour elle. Va savoir. Je dis ça pour créer le buzz : y aura forcément une chiée de lecteurs qui se chargeront de répandre la nouvelle de par le vaste monde et qui par effet-boomerang m’attireront des hordes de lecteurs. Ça me fera une belle jambe et mon ego hypertrophié gémira de contentement.

Ceci dit, chez ces gens-là on a des mœurs peu ragoûtantes. Comme chez les de Villiers en Vendée par exemple : empalés sur le crucifix et confits de nationalisme vieille France au salon pendant que les enfants s’enculent dans le cagibi.

Le cochon envahit tout ; jusqu’à la charcuterie halal des mahométans : CLIC. On en voit partout au point que ça gêne la circulation. On se sent plus chez nous à vrai dire, mais dans une porcherie. C’est obscène : on les voit exhiber leurs saucissons, poitrines et jambons en plein milieu de la chaussée ; des socialoches roses-bruns au front-nationalises, bras dessus, bras dessous faisant profession de foi et profusion de foie de verrat en terrine sous la bannière de Riposte Laïque.

L’Axe du Bien est foutu je vous dis : ses mœurs dissolues et galantines le dissoudront comme gélatine à gros bouillon et tout ça finira en eau de boudin.

E la nave va…

 

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Gauche Marrie

N.D. - Illustration © Pierre Auclerc - 2010

Je loue la Gauche française : ô dieux qu’est-ce qu’elle est con et pas sympa, avec son air de sainte nitouche et son hygiénisme de bon aloi : elle me sort par les trous de nez, pour dire.

Et con en plus, et super péteuse. Méchante comme pas permis, et triste à chialer. Bête comme ses pieds aussi, niaise, bornée : la Gauche française est une connasse de première classe. Tout à fait aussi niaise que la vierge Marie : l’espoir concon de la barbe à papa; mais alors un papa sévère et juste inspirant la crainte et engendrant le rampement.

Voilà, c’est dit : je ne peux pas blairer la Gauche. Française, s’entend. Pour les autres gauches je ne sais pas… enfin : j’ai bien connu la Gauche indienne et népalaise et je suis formel : elles ne sont pas aussi merdiques que la Gauche française. Garanti sur facture. Entre Baburam Bhattarai[1] et DSK, il y a comme qui dirait un gouffre. Même entre lui et un Mélenchon, qui est pourtant ce qu’il y a de plus officiellement à gauche en France avec Besancenot, il y a le puissant Himalaya dressé.

La Gauche française, on dirait la Droite. Elle est même pire que la Droite, c’est ça qui est moche. Voyez chez les écrivains : Daeninckx, Pouy et compagnie : chez eux libertaire et sectaire ne font qu’un. Que du blabla; sinon pour le reste je préfère encore grattouiller un chien galeux que de me frotter le lard à leur couenne de petits Fouquier-Tinville : comme ces petits gauchos de merde qu’on croise sur les forums de la presse de gauche : prompts à te qualifier d’infâme dès lors que tu marches les pieds au sec à côté de leur ornière fangeuse.

Obsédés par les luttes passées comme s’ils les avaient menées alors qu’ils n’ont rien fait de leurs dix doigts que noircir du papier ou saloper le blanc de leurs écrans d’ordinos : petits bureaucrates calibreurs de la pensée autorisée. Sans leur imprimatur, te voici rapidou collé à l’Index et pointé du doigt comme c’est arrivé au petit fâcheux Marc-Édouard Nabe.

Comme ces journalistes de la gauche française, sous-produits tartreux d’une Révolution de placard à balais dont ils ont adopté les manches à force d’y séjourner : des petites putasses à mentalité d’épiciers cassant du sucre à qui mieux-mieux sur Sarko et son gang alors qu’ils sont et font exactement pareil.

Alors le jeu est déjà joué, pas la peine de se prendre le chou : dans moins de deux ans on va se farcir la Gauche des roses-bruns après s’être fadés la Droite caca d’oie : je frétille d’avance à l’idée d’allumer ce tas d’éteints en leur plantant un cierge dans le fondement, je peux vous dire.

***

Et ma grève illimitée des coms est terminée, toutes mes non-revendications ayant été satisfaites au delà de mes plus folles espérances.

E la nave va…

 

  1. L’idéologue coco-mao népalais… lire ICI (en anglais). []
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Roses-bruns & Bleus-bubons

L'ex-roi du Népal Gyanendra, Bobonne et le petit prince Paras, cet enculé - © Nepalnews.com 2006 - cliquer pour agrandir

Sarkolas et clique clinquante vont mordre la poussière demain soir, il y a de fortes chances. Dans le camp d’en face ça jubile. Mais quel camp ?

Pas le mien en tout cas : je n’en ai aucun ; nomade perpétuel immobile planté comme un poteau dans l’égout avec le flot qui se brise au pied, j’observe impavidement les toxicomanes de la peur et de la haine éructer de concert les sempiternelles rengaines du malheur. 

Entre un fumier fumiste de droite et un fumeux fulminant de gauche, je ne fais pas la différence. Éric Zemmour, Philippe Val : notre temps nous offre le choix de deux Philippe Henriot pour le prix d’un.

Elle est pas belle, la confusion générale ?

 

CHANGEMENT DE SUJET


C’est le printemps. D’abord. Et pour le coup je piétine joyeusement le cadavre de cet interminable hiver en remisant au placard les débats politocs à la con qui vont avec.

Ouais : y a la vie qui va bien et les buissons bourgeonnants où les zoizos s’envoient au septième ciel[1] . Hier soir, deux mouches en train de s’enfiler sont tombées sur mon clavier en zonzonnant et Shanti en jetant un œil à l’ordino de son kondukator de père  en train de taper ce billet à l’instant, s’est exclamée en voyant l’illustration : c’est plein de couleurs chamarrées et chatoyantes ; les bubons sont de sortie ; c’est l’printemps !

Le ciel est bleu horizon ; dedans les nuages gris morositeux y moutonnent comme de bons citoyens Français et au sol les roses socialoches blêmes s’épanouissent dans la glèbe brune, réjouissant la fibre maréchaliste .

L’or du Président Soleil illumine nos vies comme un baume émollient ; nous nageons enfin dans une béatitude concon en songeant aux économies de mazout. On pourra s’acheter des tonnes de babioles inutiles au lieu de se serrer la ceinture à cause du maudit poêle[2] qui nous siphonne le porte-monnaie sept mois sur douze pour nous échauffer la couenne ; c’est chic.

Or donc : ma bise printanière à toute la Déconnologie© assemblée, et que dalle pour les autres. Non mais© ! 

Rose-brun = © Numerosix

 

  1. Comme je disais à Banana tout  à l’heure. []
  2. Un Deville des années 70 []
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