Archives par tag : pute

Sacré Cul

Illustration © Pierre Auclerc 2010La première chose qui frappe le voyageur : ils exhibent un homme sanguinolent à demi-nu sur des poteaux à leurs carrefours, sans vergogne.

Chez eux ça ne choque personne ; tout le monde ou quasi comme pense que c’est normal ; c’est admis. Mais pas les films de boules à la télévision à cause des petits enfants. Les meurtres en série aux heures de grande écoute oui, par contre : l’apologie de la violence criminelle est constitutionnelle de leur fruste culture aborigène.

Ils sont très fiers de leurs racines tordues, les louangeurs du prophète cloué en slip .

Des résidus de l’empire romain ils ont raclé le pire : la violence d’état ; le culte du sang versé pour étancher la sordide  pépie populacière. Et ils y ont rajouté la contrainte des sexes. Pas idiot : tu serres le kiki des gens et ils banderont et mouilleront pour toi, et empliront ton escarcelle. C’est ainsi qu’ils tiennent leurs fidèles : par les organes.

Ce sexe de leur prophète cadavérique, dont on devine aisément la forme sous le linge ; et puis ces pâmoisons orgastiques de leurs saintes martyres embrochées par des taureaux démontés : cela seulement émeut et meut leur nature et suscite leur rut.[1]

Tant qu’à faire ils auraient eu mieux fait de rester carrément romains, je trouve. On n’aurait pas sous nos yeux innocents ces icônes pornographiques de tous ces martyrs et ces pénitents exhibés dans la sanie des siècles. Ces célicoles bandulatoires et ces pucelles ahanantes.

Leur bon dieu est malin, leur dieu est le malin ; tantôt nunuchon loukoum suave et de gros tantinets maquereau libidineux, patron de bar à putes exotiques amoral et cruel ; pas facile de s’y retrouver dans cet embrouillamini de contredites.

Enfin : le voyageur doit s’attendre à croiser d’étranges us occasionnant au populations locales d’affligeantes tribulations. Sinon il reste chez lui et n’est pas un voyageur. Le voyageur peut même s’essayer aux mœurs brutales de ces rustauds christophiles, histoire de ne pas mourir idiot.

Mais la fréquentation des créatures de sacristies, ça va bien un temps : le boudin à tous les repas et par tous les orifices, non merci.

***

[décollage de soucoupe volante en direction d’Alpha Centauri dans le lointain ; fumôt de soupe aux choux]

 

  1. Voix off de Frédéric Mitterrand. []
Publié dans Déconnologie, Pilotique | Autres mots-clefs : , , , , , , , , | 694 commentaires

Tous des putes

Illustration et vidéo © Pierre Auclerc 2009

Cliquer sur l’image pour ouvrir la vidéo.

 

Il y a la mentalité qui va avec, et pas nécessairement l’attifement et l’attirail. Le genre aussi importe peu. Le ou la pute fait le pied de grue, soutenant sa minime cervelette, parce qu’ils sont supposés cons selon nos normes à nous, qui ne sommes pas grues.

Un con grue ne fait pas le printemps, surtout à cette saison où ils se tirent sous de plus auspicieux[1] cieux par la voie du ciel.

Les migrations putassières s’effectuent partout et n’importe comment ; on peut parler de phénomène plumassier planétaire. La grue africaine vient en masse chez nous et s’y installe à demeure depuis le Réchauffement. Beaucoup meurent d’épuisement en chemin, et finissent tristement noyées dans la Grande Bleue. Les survivantes ont élu domicile sur nos trottoirs, où elles croissent et se multiplient au grand dam des espèces locales.

Une autre variété vient de l’Est : la Beauté Slave. Elle tapine[2] à Pantin et, à l’instar de l’Africaine, peut s’apparier avec les mâles indigènes du sous-groupe blafard, ou grue-jambon. Le jambon attire la femelle allogène en la récompensant, non d’une traditionnelle parade nuptiale, mais en lui déposant au pied des quantités de denrées nourrissantes.

Le rut peut alors trouver son terme naturel.

Mais le jambon − quelques jambonnes aussi, parfois − choisit de plus en plus fréquemment d’aller déposer des denrées précieuses au pied de grues très exotiques, dont une concentration massive est observable au royaume de Siam. Contrairement aux Slaves et aux Africaines, il revient toujours au pays. Son bon vieux pavé lui manque vite ; d’un grand coup d’aile il se laisse porter par les vents alizés jusqu’à Roissy, où il atterrit invariablement.

Les poches et les couilles vides, Roger Jambon rentre chez sa Jambobonne. Depuis quelques années, Roger y a pris goût et pli. Il leur rend visite une fois l’an, avec tout plein allant et un bel élan. Alors vous savez ce qu’il a fait, cette pute de Roger ? Il a foutu les Beautés Slaves et les Déesses Nubiennes dans un charter. Et divorcé de sa bobonne.

C’est beau : c’est le vingt-et-unième siècle.

 

  1. Anglicisme très commun chez les bouddhistes francophones []
  2. C’est ainsi qu’on désigne son comportement prédateur. []
Publié dans Déconnologie, Pilotique | Autres mots-clefs : , , , , , | 85 commentaires
Aller à la barre d’outils