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Roses-bruns & Bleus-bubons

L'ex-roi du Népal Gyanendra, Bobonne et le petit prince Paras, cet enculé - © Nepalnews.com 2006 - cliquer pour agrandir

Sarkolas et clique clinquante vont mordre la poussière demain soir, il y a de fortes chances. Dans le camp d’en face ça jubile. Mais quel camp ?

Pas le mien en tout cas : je n’en ai aucun ; nomade perpétuel immobile planté comme un poteau dans l’égout avec le flot qui se brise au pied, j’observe impavidement les toxicomanes de la peur et de la haine éructer de concert les sempiternelles rengaines du malheur. 

Entre un fumier fumiste de droite et un fumeux fulminant de gauche, je ne fais pas la différence. Éric Zemmour, Philippe Val : notre temps nous offre le choix de deux Philippe Henriot pour le prix d’un.

Elle est pas belle, la confusion générale ?

 

CHANGEMENT DE SUJET


C’est le printemps. D’abord. Et pour le coup je piétine joyeusement le cadavre de cet interminable hiver en remisant au placard les débats politocs à la con qui vont avec.

Ouais : y a la vie qui va bien et les buissons bourgeonnants où les zoizos s’envoient au septième ciel[1] . Hier soir, deux mouches en train de s’enfiler sont tombées sur mon clavier en zonzonnant et Shanti en jetant un œil à l’ordino de son kondukator de père  en train de taper ce billet à l’instant, s’est exclamée en voyant l’illustration : c’est plein de couleurs chamarrées et chatoyantes ; les bubons sont de sortie ; c’est l’printemps !

Le ciel est bleu horizon ; dedans les nuages gris morositeux y moutonnent comme de bons citoyens Français et au sol les roses socialoches blêmes s’épanouissent dans la glèbe brune, réjouissant la fibre maréchaliste .

L’or du Président Soleil illumine nos vies comme un baume émollient ; nous nageons enfin dans une béatitude concon en songeant aux économies de mazout. On pourra s’acheter des tonnes de babioles inutiles au lieu de se serrer la ceinture à cause du maudit poêle[2] qui nous siphonne le porte-monnaie sept mois sur douze pour nous échauffer la couenne ; c’est chic.

Or donc : ma bise printanière à toute la Déconnologie© assemblée, et que dalle pour les autres. Non mais© ! 

Rose-brun = © Numerosix

 

  1. Comme je disais à Banana tout  à l’heure. []
  2. Un Deville des années 70 []
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T’as peur, tu meurs

 

© Cyprien Luraghi 2008

 

On se rassemble, mais pas comme des moutons. Et nous ne sommes pas cuits non plus. Alors qu’en face, ça se défait tout doucement, ça se décante comme une mayo tournée : les huiles rances flottent au dessus des jaunes d’œufs pourris.

Première bonne nouvelle : Siné Hebdo est dans les kiosques et sur la table de la cuisine. Il finira aux pluches, mais en attendant on se l’est siroté, tous autant qu’on est. Et ça vaut son gigot, mais pas d’agneau. Siné Hebdo est à la presse ce que la serviette est à ce torchon de Charlie. Je hais Val et sa coterie de pleutres collabos tout autant que Sarko et sa cour de coquelets cocaïnés et de poulettes arrogantes et infiniment connes.

Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais la peur. Donc je hais, et je choisis mon camp et je connais mon ennemi. Comme ça c’est clair. Et je lis Siné Hebdo, comme ça j’ai pas à aller voir ailleurs pour me faire mon festin de plumes bidonnantes et dramatiques.

J’ai toujours dit que Charlie était devenu un canard d’extrême-droite, mais c’est mon côté rital qui me fait tout exagérer : en fait c’est une gazette moralo-hygiéniste. Charb et Val sont mûrs pour le baptême évangéliste. Mais que fait l’entarteur ? Il écrit dans Siné Hebdo, tiens…

La vraie extrême-droite est ailleurs : en taule comme cette ordure fasciste (j’ai le droit de le dire, contrairement à Val qui l’a fait avec Siné) de Christophe Picard, alias Henri de Fersan, qui vient de se prendre cinq mois fermes pour apologie de crime de guerre et compagnie. J’avais croisé le fer avec ce petit con sur les blogs il y a deux, trois ans et il avait été jusqu’à téléphoner à la maison. Un pauvre type, comme tous les nazis. Mais un pauvre type méchant, comme le sont trop souvent les pauvres cons.

Mais n’est pas pauvre con qui veut. Le notre, de con en chef, est immensément riche. C’est un riche con qui traite les citoyens de pauvres cons. Et qui n’ira pas en prison, pas plus que son prédécesseur Chirac, ou Bernard Tapie. Mais Henri de Fersan ira au trou, lui. Pour avoir écrit ce que Hortefeux fait au quotidien avec sa milice. Les Croix d’Hortefeux, qui sont nettement plus efficaces que les écrits débiles et tintinesques de cette ordure fasciste de Christophe Picard. C’est vrai que Tintin était rexiste, lui aussi.

On peut lire la prose de ce pauvre connard tant que ses blogs ne sont pas fermés.

  ET LÀ AUSSI

 

Le riche con, c’est pas dur à trouver. Tu ouvres la radio, il est toujours dedans. Son nom est prononcé des millions de fois chaque seconde, même qu’il remonte dans les sondages.

***

Mais revenons à nos moutons, justement. Une brebis pour l’occasion, et pour le méchoui dans la foulée. Arrachée de haute lutte par le David de la photo à une meute de chiens courants toutes babines retroussées et les crocs projetés sur son mollet droit, plantés dedans, le jour de son achat. Trou net et sans bavure, pommade antibiotique idoine, bande de gaze et une  réduc’ sur le bestiau, décrétée par le paysan, qui lui offrit un verre de prune. Quarante euros, la belle affaire… que lui fit mon David, au coutelas tranchant le cou de l’animal, qu’il mit ensuite à cuire écartelée sur les grilles d’acier et sur un feu de ceps, après avoir convoqué le raout de la raïa pour fêter le faîtage de sa ruinasse ressuscitée, qui n’avait pas revu de toit depuis la guerre avec Hitler.

 

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Siné qua non

Dessin de Siné paru dans l'Express en 1960 - © JJ Pauvert 1965

 

 

HA VAL !

Ainsi donc, Philippe Val a lourdé Siné.

Nous sommes en 2008 et les idées pilotiques sont mixées au sanibroyeur comme de la merde : les deux extrêmes se sont rejointes et pour le pire, comme dans les années 30 du siècle mort.

Val a viré Siné pour antisémitisme.

HA HA !

Dieudonné a pris pour parrain d’un de ses enfants Jean-Marie Le Pen.

HA HA !

Soral écrit les discours du même Jean-Marie.

HA HA !

Le Figaro est plus à gauche que Libération, c’est pour dire…

Je vais de ce pas marabouter l’esprit du Professeur Choron pour qu’il enfume le gang d’usurpateurs comme des blaireaux dans leur terrier.

Lisez l’excellent papier que lui consacre le non moins excellent Fabien de Ménilmontant sur son blog, ici : CLIC !

 

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Écoutilles

© Cyp Luraghi 1989 - Inde - Himachal Pradesh - village de Malana

 

À force de me durcir la feuille
je me boulonne les écoutilles
je ne vois rien non plus
plus rien du tout.
Qu’on croit, mais non.

C’est là que j’entends mieux ce qui se passe dans le monde ; à travers un filet ténu. J’ai bouclé la radio depuis des jours et des semaines, je ne lis plus que les grands titres de la presse en diagonale, je suis très loin de tout et plus proche que jamais. Il y a trop. C’est notre époque ; un gonflement des choses au détriment des idées, une oppression des méninges ; alors tout est confus, fatras, chaos et marigot.

Comme maintenant, exactement. Un temps aussi troublé qu’une avant-guerre, où tout est mélangé.
Nous avons des personnages publics tout à fait similaires à Doriot, tiens-donc…
Et un peuple toujours aussi bête et même plus.
Animal, plus machine.
Et puis des termitières immenses en béton, ça c’est nouveau. Et l’internet, l’eau chaude à volonté, tout plein de choses qui font de nos clapiers des hôtels chics.

Vaut mieux regarder ça en tirant une bouffée, le cul posé sur une poutre. C’est mieux ainsi.
Je ferais rien comprendre à personne, d’abord. Faut que je me me le martèle, d’ailleurs c’est déjà fait.

Je peux penser que c’est Vichy, mais je ne peux pas l’écrire sinon je me fais condamner, donc c’est Vichy. C’est aussi simple que ça.
Je peux penser que Philippe Val est un facho et Charlie un journal d’extrême-droite, mais je ne peux pas l’écrire ni le dire à haute voix en public, sinon il m’en cuira.

Alors je pense, tranquillement, comme une vache rumine.
Et je ne dis, ni n’écris.
Tiens : je pense depuis dix ans au moins que la Betancourt est une pisseuses grand-bourgeoise à la Carla Bruni, et depuis qu’on nous les broute avec son enlèvement, je me fais mal voir parce que j’en ai vraiment rien à secouer de cette bonne femme. Mais alors rien du tout, parce que quand tu as touché le fond pourri du monde comme je l’ai fait, t’en as vraiment rien à branler de ces babioles. Nelson Mandela, c’est d’un autre calibre, non ? Ça méritait qu’on se remue… alors que là, hein, faut pas trop m’en demander.

Je vous dis : c’est Vichy. Y a des zazous et des vieux dans mon genre qui s’en foutent en écoutant leurs chansons. C’est mieux que la TSF.
Je coupe. Ah ! ça va déjà nettement mieux.

La gauche, c’est la droite… Vous ne me croyez pas ? Et pourtant.
On en parlait avec Myel qui part au Cambodge demain pour rejoindre son Gilbert, ce soir, au café.
Elle trouve qu’il y a de plus en plus souvent des articles plus à gauche que ceux de Libération… dans le Figaro. J’avais remarqué. Étrange, mais vrai.

Et tout le reste à l’avenant.

La gauche, c’est la droite !
Un vrai slogan novlangue.

 

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