Archives par tag : Paranoïa

Capital et Cupidal


Illustration et tritouillage © Annie & Cyprien Luraghi - ICYP 2018

Je devrais pas faire l’andouille. Il se passe tellement de choses horribles de par le vaste monde. Je devrais mêler mes larmes et mes hurlements d’indignation à ceux des masses populeuses sur les réseaux. Je devrais. Faire comme tant d’autres. Comme ceux de mon espèce biologique : fonctionner par mimétisme afin d’éprouver les émotions adéquates agréées par la communauté. Vibrer à l’unisson du corps social.

Partager la parano générale, très peu pour moi. Je devrais pas à soixante ans en avoir douze dans ma tête, et pourtant. Entre intranquillité et insouciance j’ai longtemps funambulé et puis au bout du compte, cool bouboule. Des horreurs j’en ai dégusté tout mon soûl. De visu et vécu dans. J’en ai déjà contées pas mal dans des billets icy-même et il y en aura d’autres encore dans les temps à venir. En attendant je me bidonne. Le spectacle est irrésistiblement désopilant. Ces réfugiés qui crèvent comme des mouches en Méditerranée, et le présidicule de l’État de France recevant cordialement le boss des fascistes ritals au Palais, pendant que Bribri impératrice s’étale dans Gala. C’est vraiment dégueulasse. Et j’en passe : les titres des journaux défilent à toute berzingue, rapportant au quotidien les propos odieux de la misérable brochette de fumiers menant la barque au naufrage des uns, et au surengraissement des autres. Je devrais me foutre dans tous mes états, possédé par des envies de voir des têtes fichées au bout de piques. Je devrais. Puis j’imagine la scène : tant que ça reste au plan de l’image d’Épinal un peu floue, l’envie subsiste. Puis quand l’objectif se met au point, alors là soudain, demi-tour. Le sang appelle le sang, c’est bien connu et à part sous la forme de boudin, autant vous dire que ce n’est pas ma tasse de thé. Donc ne pouvant rien changer à l’ordre des choses, je fais l’andouille plutôt que de sombrer dans le spleen. Il y a de quoi rire en effet, en lisant par exemple dans la presse népalaise que ce pays, un des plus pauvres du monde, fait bon accueil à toutes sortes de pauvres diables exilés, la mort aux trousses. Les Rohingyas, par exemple − article en anglais : CLIC. Alors que dans nos pays où coulent des rivières de lait et de miel, de puissants salauds sans amis les laissent couler à pic où errer de port en port. Plutôt que de rompre leur pain avec, joyeux et fiers.

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Le merdier actuel est dû au cupidalisme. À la différence du Capital tel que défini par Karl Marx et compagnie, le Cupidal ne concerne pas qu’une minorité endogamique pétée de thunes, mais l’écrabouillante majorité de notre espèce. Le cupidaliste est le trou noir des trous du cul, dont l’avidité dévorante finit inéluctablement par provoquer l’implosion : ne subsiste plus alors du cupidaliste qu’un petit agrégat concentré appelé ego, d’une densité aussi formidable que la naine blanche et l’amoralité gouvernementale. Contre ça nul ne peut rien et moi non plus. Déjà que le communisme n’est jamais venu à bout du grand capital, alors face au grand cupidal j’en parle même pas. Sans cupidal, pas de capital. C’est aussi simple que ça.

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Les ressorts les plus anciens du comique sont la chute des corps et la gestuelle du fou. Mais il en est d’autres : les gens qui se prennent au sérieux et ceux qui se la pètent, par exemple. Et là on est servis : rien n’est plus poilant que le concept de start-up nation, surtout quand il est émis par un pingouin empalé sur un manche à balai, à la bouche pleine de dents du plus bel émail. Les crocs rutilants du présidentifrice. On se moque volontiers du bouseux en chef taré des Américains et du vampire de son pauvre peuple Kim-il Dracula − la bouse humaine et l’asia-tique − : la mise en scène hallucinogène de leur sommet à Gniassagapour m’a autant fait pleurer de rire que celle du mariage d’Adolf et Eva dans le Führerbunker en 45. Mais nul besoin n’est d’aller au loin pour ce faire : on a tout ce qu’il nous faut en stock au pays, pour exercer nos muscles zygomatiques. Les salopards grotesques se pressent au portillon du palais des Bourbons. Ruffians et pouffiasses ridicules à la Cour. 

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La Moutche sur sa murette © Cyprien Luraghi 2018 - ICYP

Je les pensais disparues, mais Annie les a retrouvées dans un carton l’autre jour, les oreilles de chat en poil de lapin qui nous avaient tant fait rigoler quand les enfants étaient petits. Ni une, ni deux : clic-clac-kodak avec notre rugissant totem népalais Léopardo. Ainsi attifé, la journée ne peut être que radieuse et les récits les plus sinistres des journaux se muent instantanément en fabliaux rabelaisiens de haute graisse. Les petits oiseaux s’égosillent dans les hortensias, le Grisou[1] glapit son amour pour la Moutche[2] qui n’en a rien a cirer, pionçant ferme sur la murette de la petite terrasse. Au loin le monde gronde comme le terrible orage de l’autre jour. Tout est calme, fors nos petits éclats de rire au moindre bon mot, ou doux… e la nave va…

  1. Un matou sauvage zonant dans le quartier en miaoulant. []
  2. Notre minette tricolore, réincarnation bluffante du Rantaplan de Lucky Luke. []
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Tout part à Vologne

Illustration © Cyprien Luraghi 2018 - ICYP

La pauv’ Gaïa en chie des ronds de chapeau. La démographie galopante la suce par tous ses pores et aspire ses maigres ressources pour ensuite l’enfumer en régurgitant le carbone pompé. C’est super mal barré pour elle. L’Humanité, j’entends. 

Heureusement il y a les faits divers pour nous divertir et ainsi éviter de sombrer dans le sac de noir à broyer. À Puycity on est mal desservis : en matière de faits divers, à part le boulanger qui passe en sortant du boulot, baguette à la main dans la venelle et quelques touristes égarés, inclinés sur leurs petits écrans, c’est mort. Plus mort que les cadavres constituant les faits divers distrayants. Alors je lis le journal national. Dernièrement, le petit Gregory a refait surface. Chic. On le croyait tous mort, le pauvret. Guillaume Seznec aussi a été ressorti du placard. Ça occupe. Le temps passe plus vite grâce aux faits divers. Pas tellement avec les nouveaux qui manquent de charme, mais quel régal de se repaître des bons vieux crimes pourris du bon vieux temps. Rendez-nous des sœurs Papin arracheuses de globes oculaires patronaux, du docteur Petiot bien crado, du corbeau tulliste érotomane. On en a jusque là de vos tueurs en série sans intérêt genre Nordahl ou Fourniret, qu’ont tout pompé dans les séries américaines. Et dans le fait divers de type boyau culier, ras le cul des Weinstein et autres Polanski tripoteurs qui nous polluent les unes des gazettes. Encore que qui dit Polanski, dit Manson. Et là ça redevient tout de suite palpitant.[1] Charles Manson… sur lequel les portes du pénitencier s’étaient refermées comme dans la chanson de Johnny, au temps de la gloire juvénile de ce dernier. Et qui vient de casser sa pipe, laissant des hordes de fans débiles éplorés. Comme pour Johnny d’ailleurs. La comparaison s’arrête là, Polanski ne pouvant rien reprocher à Johnny. 

Non mais je suis de mauvaise foi. On a tout ce qu’il nous faut au XXIème siècle en faits divers divertissants, tissant trames et drames à tire-larigot. Ça se presse même au portillon. Un qui m’a bien intéressé est tout récent : c’est l’affaire de la goule de Wimbledon et de son zombie de mec, qui ont escagassé leur pauv’ nounou. Une histoire qui aurait passionné les surréalistes comme l’avait faite celle des sœurs Papin. Sauf que là les rôles sont inversés et qu’il n’y a plus de surréalistes ni de Lacan pour délirer dessus. Pour ceux qui sauraient pas, les sœurs Papin étaient des bonniches des années 30, produites par l’usine à bonniches des sœurs du Bon Pasteur.[2] Soudain, elles avaient massacré leur patronne et sa fille et après leur avoir arraché les yeux comme à des lapins, elles les avaient ciselées au couteau comme on le fait pour des lapins. Papin, lapin − Lacan dans la foulée, tant qu’on y est. D’ailleurs dans le Sud on dit d’un gros bredin qu’il est fou comme un lapin, vous aurez noté. Car il s’agit d’une histoire de fou. De folles plus précisement. Folie singulière et au singulier puisque seule l’aînée était possédée par l’esprit faux[3] Tout comme l’est la goule de Wimbledon. Les surréalistes manquent cruellement au bataillon pour ligaturer artistement son histoire, à celle-là. Seul le poète rêvant est à même de projeter l’irrél qu’elle a au dedans comme la chair dans le crabe. Là, elle est exclusivement livrée aux petits copicollistes de la presse : seul le factuel accessible aux sens ordinaires est frappé au clavier mécaniquement. Et puis les commentateurs s’épanchent sous ces articles et les réseaux : j’en ai vu qui la vouaient à un sort considérablement pire que celui de sa victime, et son zombie de mec aussi. D’autres qui en profitaient pour dégobiller leur haine des Arabes. D’autres qui pleuraient beaucoup en pensant à la pauv’ nounou. Et des nounous agitant des pancartes réclamant un meilleur sort que celui qui leur est fait par cette société dégueulasse et inégalitaire en diable. 

Rien n’a changé sous le vieux soleil : en lisant les gazettes de 1933 sur le site de la BNF, l’affaire des sœurs Papin paradait à la Une. Le nouveau chancelier du Reich avait tout juste droit à des entrefilets. En 2018 les goules et les vampires font un peu moins recette, mais à peine, que les déboires des starlettes de la télé-réalité et la dernière petite robe de la princesse Bribri. Il n’y a plus Lacan mais ça lacancanne toujours. L’esprit faux dont je causais plus haut, a le vent en poupe, lui. Je guette l’entrefilet dans lequel je le verrais apparaître, incarné par le jeune chancelier d’un méchant royaume en gésine. Le mieux face à la déraison, est de se faire une raison. Et d’observer tout ça en bonne compagnie et à bonne distance, les pieds sous une table en bois d’arbre, à raconter des conneries qui font rire. E la nave va !

  1. C’est le palpitant qui propulse le raisiné d’ailleurs, vous aurez noté. []
  2. Deux tiers de bonniches à la sortie, et un tiers de putes : pourcentage approximatif donné par plusieurs ex pensionnaires de cette sinistre institution. Pas mal de folles aussi, comme chez les survivants des camps de la mort. − un sujet sur lequel je reviendrai pour d’autres raisons dans de futurs billets. []
  3. C’est ainsi que dans de vieux grimoires de la BNF, d’antiques aliénistes définissaient ce terrible mal. []
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In vitro veritas

Illustration © Cyprien Luraghi 2017 - ICYP

De nos jours, tout est soumis à condition et réduit à celle de charcuterie sous atmosphère dite conditionnée, bien alignée dans les rayons. Un vrai plaisir des yeux, mais pas touche sinon gare ta couenne. De nos jours tout le monde a tout le monde à l’œil et ça rigole pas. Grâces en soient rendues à cette invention géniale qu’est l’internet. Pas un poil rebelle ne dépasse du bocal. Attention au moindre faux pas qui pourrait t’éjecter du moule. Du nid. Le but du je(u) est de rester confiné, conformiste et de recopier ce que les voisins font. C’est pas nouveau, seule l’échelle a changé. Ce qui autrefois se pratiquait entre commères dans les petits quartiers, se passe aujourd’hui à l’échelle planétaire. Où que tu ailles, tout est pareil. Le décor change en fonction du lieu, c’est tout. Le monde est une photocopieuse à la con. Les Mongols font pareil que les Papous et les Alsaciens, voire les Catalans. Tout le monde a les mêmes mœurs, les mêmes us, des coutumes identiques. Pas encore tout à fait mais c’est en bonne voie. L’eau qu’on boit provient de différentes sources. Les octets du réseau qu’on fréquente coulent de source unique. 

Heureusement, l’Icyp ne navigue pas sur Internet mais fend les flots de l’océan Octétique, ce qui est très différent. Un réseau social quantique, en quelque sorte, voire touticouantique. Car icy, Touti et Couanti se frottent le lard gaiement, tout comme Don Camillo et Peppone[1] . Le surmoi gauchiste hirsute[2] fait fi des bocaux, des bulles et des hautes sphères. Il se fout de la poire des évangélistes glabres, intriquant ses tentacules capillaires jusques au cœur de la tristouillerie la plus tristouille, ourdissant des plans velus auprès desquels le célèbre Grand Remplacement tant choyé par les paranos et autres gniasses complotistes, n’est que pipi de chat. 

Le XXIème siècle sera in vitro ou ne sera pas ! We shall overcome[3] ! Hugh ! Olé ! E la nave va !

  1. Ou Hulk (gros con de droite) et Homère (petit con de gauche) icy-même. []
  2. Lequel est rigoureusement increvable et tout aussi inextinguible que la flamme du soldat inconnu. []
  3. Some day comme le chantait Pete Seeger []
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Jus d’amibes

Illustration © Cyprien Luraghi - ICYP - 2017

C’est ainsi que Deborah[1] appelait l’eau du robinet à Katmandou. Amoeba juice. Amiba djiousse avec l’accent. Il n’y a pas tellement d’eau, il faut dire. Pas facile de l’amener à bon port : les rivières sont au loin, les conduites crevées en maints endroits, le réseau d’adduction tout pourri. Alors on a tous des citernes perchées sur les toits et au petit matin, on fait tourner les pompes une heure ou deux, pour alimenter nos citernes. Dont le fond se couvre vite d’une couche boueuse et gluante, pleine de vie. Que les candidats au suicide à mise en scène exotique le sachent : tu bois un verre de flotte du robinet à Katmandou, t’es mort. Du moins c’était comme ça il y a trente ans et plus. Et ça ne s’est pas amélioré depuis. Évidemment personne n’est assez fou pour en consommer telle quelle, alors on a tous des gros filtres à porcelaine chez soi. Et ça marche : zéro gastro et autres tremblements de tripes. Ce qui ne nous empêche pas de vivre en symbiose avec quelques colonies d’amibes ayant le bon goût de dormir comme des chats la plupart du temps et de nous foutre une paix intérieure royale. Des amibes : j’en ai, vous en avez, nous en avons. Devise katmandouite. 

C’était sans compter sur la fibre américaine de Deborah. Comme nous le savons tous sur le vieux continent, nos amis ricains doivent leur hygiénisme proverbial − et des plus pénibles − à leur phobie des animalcules. Ils ne nous croient pas quand on leur assure que les petites bêtes ne mangent pas les grosses. Ils pensent que les filtres à porcelaine, voire à céramique high-tech, ne filtrent pas mieux que des passoires à nouilles. Donc Deborah montait subrepticement sur le toit à intervalle régulier quand j’étais absent, pour verser des gros flacons de teinture d’iode dans la citerne, afin d’y anéantir la faune microscopique. Ce produit donnant un goût affreux à la flotte, ça me faisait pester et elle accusait à tort la régie des eaux de se livrer à cette pratique abominable. D’où ses actions commando iodées en catimini, mon grommelage étant aussi redoutablement redouté que mon pestouillage. Et une fois cette décoction infâme dûment filtrée, elle la faisait encore bouillir une heure à gros bouillons, pour sa seule consommation, n’étant moi-même pas preneur de ce jus d’amibes désamibisé au napalm vietnamicide. 

Les Américains à mentalité américaine ne croient qu’à eux-mêmes, c’est ça leur truc. Ils n’en font qu’à leur tête. Le reste du monde n’existe pas, pour eux. Eux, ils savent. Ils font tout mieux que nous autres. Tous les Américains n’ont pas la mentalité américaine, encore heureux. Ceux-là ils morflent comme tous les autres partout dans le vaste monde quand la mentalité américaine s’exprime grossement. Avec ses gros sabots. Comme actuellement avec le représentant en chef de cette mentalité de merde. Cent fois pire que ce jus d’amibes qu’ils veulent à tout prix et par tous les moyens éradiquer.

Évidemment, ça n’avait pas fait un pli : quelques mois plus tard Deborah avait chopé des amibes. Comme tout le monde. 

…E la nave va !

  1. Lire le billet « Deborah Lovely » : CLIC. []
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La tectonique des claques

Illustration © Cyprien Luraghi 2017 - ICYP

Ça a commencé par une overdose de courgettes vers la mi-juillet. Les jardinières de l’Icyp, qui sont légions, en ont rapporté des brouettes. Au début on s’était jetés dessus les dents en avant : les courgettes, ça change agréablement des betteraves qu’on a dégusté à toutes les sauces comme des courgettes pendant la mauvaise saison,[1] du moins pour ce qui est de la couleur. 

Et puis ça a continué par les tomates, du moins pour certains dont je ne suis pas, étant immunisé de l’overdose tomateuse par ma ritalitude. Et là, c’est la fin des haricots. L’Apocalypse a lieu au moment-même où j’écris, là : CLIC. C’est flippant : la chaleur est en train de monter en flèche, inexorablement. Matez-moi ça[2] :

© Cyprien Luraghi 2017

Tout ça c’est des conneries, évidemment. Des conneries même pas drôles mais qui font bien rigoler quand même. C’est qu’un rien nous fait rire, nous autres déconnologues. Alors autant de riens d’un coup, quel bonheur. De toute façon comme le dit si bien lamorille, l’Apocalypse c’est la fin du Jeu des 1000.

Comme le dit toujours aussi pertinemment lamorille, Jeu est un nôtre. Il est donc question que nous nous l’accaparions, et c’est ainsi que nous y avons délégué Zebao, qui en bon infiltrateur y a fait de l’entrisme l’autre jour, le but ultime étant de mettre la main sur le Super Banco afin de couler de paisibles vieux jours sur des îles paradisiaques avec le fric. Nicolas Stoufflet et son compère Yann Pailleret ont été dûment contaminés. La preuve :

 

© Zebao - ICYP 2017

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Et les claques, dans tout ça ? Y en a qui se perdent, pour commencer. Et les plaques tectoniquent en ce moment, ensuite. Gaïa s’ébroue tellement il fait chaud alors ça déclenche des tremblements de terre, des ouragans et ça fait même péter des bombes atomiques au pays de Kim. Car tout est lié en vrac comme dans la cervelle d’un parano. Ligoté, ficelé comme un rôti, même. Tout cuit d’avance. L’humanité va droit dans le mur et le plus drôle c’est qu’elle ne sait même pas où il est, ce mur. Ni même s’il existe. 

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…e la nave va…

  1. Qui dure neuf mois interminables, au royaume de France. []
  2. Instantané pris à l’instant à la fenêtre de la cuisine de l’Horreur de Puycity, en léger différé. []
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