Archives par tag : Nouvel An

Mes vœux à la coque

Illustration © Cypien Luraghi 2009 - ICYP

Et mes vœux loutés, etc. Mais pas mes vœux durs, ni mes vœux nimeux, ni mes vœux vages et tout le kit. Sauf pour les salauds de tous bords qui ravagent la planète et font chier le monde. 2016 fut une année de merde et 2017 a de bonnes chances d’être encore plus pourrie, vu comment les pires ordures sont aux manettes. Je ne me fais pas d’illusions : ce soir ça fait la fête et demain ça trinquera.

Je nous la souhaite bien bonne quand même, et les suivantes aussi tant qu’à faire, d’autant plus que dans quelques mois on aura droit au Nouvel An chinois, au tibétain, à l’hindou, à celui des Newars de la vallée de Katmandou et j’en passe. Alors rien que des bonnes choses à vous, icypiennes et icypiens, et aux braves gens de notre chouette petit quartier à Puycity. Et à Annie, aux enfants, à toutes celles et ceux qui m’ont soutenu le moral − y en avait grand besoin −, aux gens de bien qui sont trop rares partout sur la planète : rigolos et rigolotes, pacifistes, altruistes et bienveillants de tous bords.

*

vert c’est

moisi ou poison

espoir aussi

pour certains

et puis les plantulettes

qui poireautent dans leurs graines

en attendant l’printemps

*

La Terre tourne rond sur son axe quoi qu’il en soit… e la nave va !

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Colloque annuel

Lilly - illustration de Pierre Auclerc - ICYP - © 2013

Ceci est un billet de blog public dans lequel vous ne saurez rien de ce qui s’ourdit dans les commentaires situés à son pied, parce que vous, lecteurs non inscrits, bien ou malveillants, ne pouvez y accéder. Va falloir vous résigner à gamberger en vain : vous en serez réduits à des supputations douteuses. 

Ce que nous complotons bien à l’abri de vos grandes oreilles ne vous concerne pas. Encore que… Il est bien possible que nous disions du mal de vous en secret, ou que nous conspirions contre vos petites personnes. Méfiez-vous : nous sommes peut-être en train d’espionner le contenu de vos ordinateurs et de sonoriser vos chiottes avec des tout petits micros… 

Votre vie nous intéresse au plus haut point : le moindre détail concernant vos us et coutumes occasionne de longs conciliabules dans notre soute à commentaires accessible seulement au Peuple Élu ayant juré ses grands dieux à notre prophète bien aimé Numerosix, de rester muet comme une tombe sur les rites effroyables se déroulant à l’abri des regards indiscrets. Bref : passants qui passez, vous pouvez vous brosser : vous ne saurez rien de nos orgies. On sacrifie des chats sur l’autel du grand Marrattataoû, peut-être : allez savoir… et dans le sombre dessein de vous marabouter et vous causer du tort. C’est ce qui se susurre assurément dans les corridors et les bas fonds de l’internet à notre sujet, donc forcément ; y a pas de fumée sans feu, hein… et vous m’en direz tant et plus, bédame !

Sachez tout de même que pour nous autres déconnologues distingués, dignes francs-limaçons et satanopédotrotskystes invétérés, tout baigne dans l’huile. Le moteur de l’Icy ronronne d’aise dans la salle des machines chauffée aux granulés de bois périgourdin bio. Ça tchatche un max, ça dit du bien, ça dit du mal ; on se prend du bon temps en bande désorganisée. On se fout sur la gueule entre gens hautement civilisés, aussi. C’est le joyeux bordel en tout bien, tout honneur et dans un coin y a un chat qui pionce sur son coussin et qui s’en fout bien. Ça pourrait être pire, à la veille de l’an neuf que je vous souhaite encore plus excellent que le vieux qui s’en va, à petits pas lents sur le fil… de l’an.

…e la nave va…

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Mes vœux pourris

 

Illustration © Cyprien Luraghi 2009

 

Numerosix – que j’ai senti ronchonnant au tournant de l’année, sans doute à cause de mélanges suspects – a présenté ses vœux aux élites publiquement, dans un impeccable commentaire que Rue89 a décidé de publier ici :

CLIC CLIC CLIC CLIC CLIC

Ça tombe à pic et poc : je les avais gardés au chaud pendant quelques années et je pense qu’aujourd’hui il est temps ; c’est dans l’air : de partout fusent les vœux comme des jets sulfureux projetés à la face des gros salauds d’enfer qui mènent la sarabande folle de misère et de mort partout sur la planète, ainsi qu’à tous leurs collaborateurs aveugles et zélés, y compris les plus infimes sous-fifres. 

Voici mes vœux pourris pour 2009, qui portent en eux l’essence de leur propre pestilence et j’espère, sauront leur déboucher les sens et leur faire réaliser à quel point ils sont mauvais, criminels et néfastes.

***

J’ai été surpris par la virulence et la spontanéité déconnologique ou rageuse des souhaits de bois vert balancés aujourd’hui partout sur l’internet français, à claviers détonants, sur les fléaux énoncés dans la liste de Numerosix : désormais, les étrennes sont celles de la colère et de la débectation que le peuple des spoliés offre aux puissants de ce monde et à leur petit personnel.

Je n’ai rien d’autre à leur offrir ; les miens non plus.

 

Chacun son œuf et visez bien !

 

Publié dans Déconnologie, Édits Vespéraux, Pilotique | Autres mots-clefs : , | 34 commentaires

Sujet de société

© www.freakfeatherfall.com

 

Ça va changer, c’est inéluctable ; le calendrier des pompiers nouveau est arrivé, nous allons donc de l’avant, tous ensemble.

J’aime à n’être pas seul, je me sens attiré par mon prochain, je me sens bien en bande autour d’une table et dans un bon café, en société, dont je suis un sujet, bien obligé. 

Nonobstant, mon café de prédilection n’est plus : la bonne chaleur humaine y a fait place à la fièvre et la rage ; des chalands s’y déchirent au comptoir, ou bien s’anesthésient, le nez plongé dans un drôle d’éthanol et chacun dans sa carapace.

Des guerriers soudain taciturnes ne rêvant qu’à leurs mauvais coups avant de monter à l’étage en tirer un avec une putain qui pue la mort en comptant ses euros ; là n’est pas ma place. 

Ça va changer, c’est impeccable ; trois pâtés de maisons plus loin de ce bordel de guerre j’ai trouvé mon repaire, où tous les rescapés, les évadés, les survivants, clopin-clopant, gentilshommes et poètes, se sont rejoints : le Café de la Paix. J’y apporte une rose, un gros bout de pain et du bon vin. 

Bouquet, banquet. 

La bonne année !

 

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2063, encore…

Olivier Tichané 2062 - © Cyprien Luraghi 2006

Oui, et toujours en monarchie… pas pour longtemps, j’espère, pour le populo népalais qu’en a sa claque du roi, d’la reine et du p’tit prince.

Le 14 avril, ce sera donc Nouvel An dans la Vallée.

* * *

Zolive vient de m’écrire en m’envoyant un cliché de sa poire.
Et ce petit mot :

« Salut Cypounet, c’est la dernière ligne droite pour le Népal, ça commence à bouillir dans mon cervelet plus le départ se rapproche. La mairie m’a appelé, mon passeport est enfin prêt, je vais le chercher demain matin. Je commence doucement mes bagages. Et toi ? Je pense que ton passeport a dû arriver puisque tu as fait ta demande avant moi. Sinon, je vous attends pour dimanche. Vous pouvez venir manger à midi, on pourra récapituler un peu avant le départ. Donnes des news. Bisous à ta tribu et un gros pour toi. Z’olive »

Idem pour ton gang, Olive.
J’ai pas encore mon passeport, mais je crois que demain ça sera tout bon ; l’autre jour j’ai eu pour la première fois un billet de cinq cent dans la main : Annie l’avait retiré du compte pour aller le faire changer en travellers. Il est tout aussi laid que les autres…

Il n’est resté à la maison que cinq minutes : il a pas dû se sentir à l’aise parmi nous. Des fois qu’on lui aurait fait le coup du Gainsbarre, avec un vieux Zippo.

Dis-voir Olive, tu pourrais te renseigner dans ton voisinage si par hasard y aurait pas quelqu’un qui voudrait bien me vendre (pas cher) ou me prêter un micro potable pour la durée du voyage. Je paie la casse, au cas où.

Voilà exactement ce que je n’arrive pas à trouver : un microphone dynamique (j’insiste, c’est très important) à main classique, à bobine ou ruban, ou bien un à condensateur, mais alimenté (à pile, quoi). Les amateurs sauront de quoi je cause; parce que j’ai réglé le vieux Thinkpad 600 comme une horloge, et que ça serait super de pouvoir enregistrer du son là-haut, et de le diffuser sur le blog. (C’est le premier billet que je rédige depuis ce vénérable tank, et c’est impec’)…

Évidemment, s’il est cardioïde et stéréo, c’est encore mieux. Mais je ferais avec… ou sans. Et sans chialer s’il n’y a pas.
C’est couillon, mais j’ai prêté le mien à un sagouin qui ne me l’a jamais rendu il y a des années, et Gilbert a laissé tout son matos à Lyon.

Pour les ovnis verdâtres, je te recommande de les ripoliner au rouge basque. En trois couches.
Pour ton doigt, par contre, je peux rien faire : il est perdu.
Va te falloir en adopter un autre pour le curetage nasal.

Sinon, on dirait Ben Laden tout craché, sans son turban.
T’es sûr qu’ils vont te laisser passer aux douanes ?

Publié dans Déconnologie, Humain, Népal | Autres mots-clefs : | 7 commentaires
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