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Marianne et les vampires

Un billet pilotique : c’est ça que j’avais en tête hier après-midi… un truc assez violent, à la mesure de la violence de ce gouvernement populiste d’extrême-droite qui met au pilori les romanichels et les Français d’origine étrangère comme le faisait l’État Français du maréchal Pétain avec les mêmes boucs-émissaires de la vindicte populacière.

Longtemps, l’analogie était malvenue et nombreux ont été les tombereaux de tomates pourries balancés dans la gueule celles et ceux qui osaient affirmer dès mai 2007 que nous avions affaire non pas à un gouvernement démocratiquement élu dans un État de droit, mais à une sorte de junte de type fasciste. Maintenant, vu que c’est officiel, on ne se prend plus de tomates pourries dans la gueule que par les national-frontistes. La grande confusion des idées et des idéaux de ces années de plomb semble enfin en passe de clamser.

Je ne suis pas socialoche et encore moins rocardien, mais le vieux a eu cent fois raison de sortir sa langue de sa poche et de prononcer cette phrase, l’autre jour dans Marianne :

[…] « On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile. » […]

Bref : j’étais en train de me documenter à fond sur les romanos et leur histoire, et pof : Shanti a déboulé de la fête à neuneus de Puycity à une heure du mat’ et on a papoté jusqu’à trois plombes, à la cambuse… alors ça m’a tout coupé mon bel élan et en voulant remettre ça sur la gaz ce matin ça n’a pas marché. Aucune importance : ce sera pour un prochain billet. Ne jamais insister dans ces cas-là, sinon ça ne fait que du mauvais à l’arrivée.

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Alors papotipota du Net et du pas net…

Comme vous avez dû vous en rendre compte, j’ai été pas mal occupé ces dernières semaines par l’Affaire des Deux Tiques ; en résumé : un duo composé d’une brestoise − Jexiste − affligée d’une paranoïa délirante au dernier degré et d’une affabulatrice malfaisante à profil de kapo femelle− Pipirella aka la bouse −, sévissant depuis des années tant dans la vie du dehors que sur l’internet où elles ont foutu un boxon épouvantable…  et où la plupart d’entre nous, déconnologues distingués, ont croisé leur route folle sur le forum de Rue89 (dm). Je leur ai consacré un mini blog : TIQUE TOC, où plusieurs lecteurs et acteurs assidus de cette affaire qui se déroule en direct-live sous nos yeux ébahis participent à notre Grande Série de l’Été, pleine de rebondissement jubilatoires.

La trollogie, encore et toujours : des bas-fonds de la société et jusqu’au sommet de l’État − comme le souligne justement Michel Rocard − , les trolls craignos se la pètent ces derniers temps.

On a beau retourner le truc dans tous les sens : la déconnologie n’aurait pas vu le jour sans les trolls méphitiques et haineux que nous combattons avec le rire ; rien de plus rigolo en effet que de baisser le slip d’un gros facho et de péter de joie au nez d’un petit nazi de salon en public. Et puis c’est d’une efficacité certaine car si le ridicule ne tue pas les canichebulls, il en désarme plus d’un ; la pilotique est un sport de combat de haute graisse. C’est en frottant nos lards réjouis contre la couenne des sinistres fâcheux que nous dégrippons les rouages de l’un des mécanismes fondamentaux de l’art de vivre : jubiler et jouir de plaisir.

Le vampirisme sur Internet c’est ça : la négation du plaisir des autres.

Idem en politique : des goules et vampires du type de Tique et Toc floodent et propagent la haine dans le grand forum de la République comme ces deux créatures l’ont fait si longtemps à minuscule échelle sur celui de Rue89 (dm) et tant d’autres. C’est pourquoi j’illustre ce billet de la même animation que sur Tique Toc hier ; ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

E la nave va…

Publié dans Déconnologie, Pilotique, Trollogie, Trouducologie | Autres mots-clefs : , , , , , , , , , , , | 593 commentaires

Pas de cul

© Cyp Luraghi 2009 - d'après une photo de Philippe Dulauroy

« C’est vrai ça, pour une fois qu’on voit un peu de fesses sur le blog a cyp. Je me demande des fois si on n’est pas chez les mormons (le nœud). »
Homère, le 14 septembre

 

Hors de question : je ne mange pas de pain de fesse ! L’Ici-Blog est super moine : on y fait ceinture et chasteté ensemble ; frères et sœurs unis en Sainte Déconnique.

Or déconner, c’est sortir du con. Si le grand Alfred Delvau le dit, c’est la vérité : CLIC.

Et plus précisément, recopié directement de mon Dictionnaire Érotique Moderne (1874) :

DÉCONNER : sortir du con de la femme, soit parce qu’on a fini, soit parce qu’elle remue trop les fesses. Il y a des gens qui peuvent, comme l’Ascylte de Pétrone, rester deux jours sur une femme. Heureux Ascylte ! Plus heureuse femme !

« Ah ! me voilà déconné ! » La Popelinière

Donc non. Les enfançons pourront lire l’Ici-blog sans que nulle cellule psychologique ne soit convoquée après coup : je montrerai mon cul aux corps célestes seulement et ferai face à mon public, docte et digne.

La déconnologie est prude, probe et valeureuse. Elle n’est pas ce que vous en pensez ; elle est une forme d’humour asexuée, déshormonisée, et carbure à l’eau claire. Jamais grivoise et moins encore graveleuse, elle réjouit le couple familial et sa progéniture le soir à la veillée ; quand le Kondukator en Chef en cause dans le poste, le respect règne en maître au nid.

 

Paul Mathias Padua - Le Führer parle – 1939

 

À compter d’aujourd’hui, je vous invite à déconner, puis à vous reboutonner. Je ne veux voir qu’une tête. Sainte Déconnique vous contemple du haut des cieux ; enfoncez-vous bien ça dans le crâne. Et pas ailleurs, sinon je convoque la révérende mère Béa One. 

Rompez !

 

Publié dans Déconnologie, Édits Vespéraux | Autres mots-clefs : , , , , , , , , , , | 467 commentaires

Appel aux arts

Sepp Hilz-Vénus Paysanne - 1939 - Domaine public

Jadis, l’art officiel des tyrannies du siècle mort était lisse et pataud ; celui du nôtre a besoin d’étiquettes. Le moindre objet de galerie, revomissure infra-kandinskienne ou post-apocalyptique dada même pas décoratif, s’accompagne obligatoirement de baratin imprimé sur de beaux livrets. Sinon non.

Et comme au temps passé, l’artiste en place fait de la lèche et du léché. De sa langue bien papillée, il torche l’or au cul des tout puissants et se repaît de ce festin dégueu, exhalant le fétide jusqu’à sa mort, précédée d’une paisible et moelleuse retraite.

Le symbole de l’artiste-collabo moderne est Jeff Koons ; et j’insiste lourdement sur le terme de collabo, parce que j’estime vivre dans un régime de dictature planétaire, où les îlots soi-disant démocratiques comme la France, ne sont que décors en carton-pâte occultant la réalité. Les chacals de la finance mettent en coupe réglée toute tentative de progrès humaniste, agrégeant à leur œuvre de destruction les artistes dévoyés et avides.

Ce qui est vrai pour les arts plastiques, l’est aussi pour la musique et la littérature : ça compose du côté du frichti, dans le consensus ; des armadas de rebelz clonés et d’Artistes-Inter – genre Vincent Delerm – et de pieds-tendres claviotant mou pour pondre leur petit opus insipide à chaque rentrée littéraire…

Otto Dix en son temps avait brossé la terrible figure – c’était sa spécialité – d’une journaliste mondaine : Sylvia von Harden. Je souhaite ardemment qu’un peintre vivant reprenne ce flambeau et nous fasse dresser les cheveux sur la tête à la vue d’un de ses portraits des tenants de la culture actuelle. Et que des écrivains assassinent ces usurpateurs bien comme il faut. 

Otto Dix - la journaliste Sylvia von Harden - 1926

 

Publié dans Pilotique, Spectacle | Autres mots-clefs : , , , , , , | 412 commentaires
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