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godzilla vs fukushima

Photomontage © Cyprien Luraghi 2011

en ces temps nucléaires, il me revient à la mémoire de courts moments passés devant la tévé, fébrile devant « la séquence du spectateur », j’y engrangeais de quoi nourrir ma curiosité cinématographique, fantasmant sur des films que je ne verrai [peut-être] jamais… parmi ces pépites : godzilla ! et oui, vous lisez bien, godzilla [gojira en v.o.], le monstre japonais ressemblant à un tyranosaure mâtiné de stégosaure et crachant du feu comme tout dragon qui se respecte.

godzilla est apparu en 1954. s’il est une réponse aux monstres américains, il possède une caractéristique : il a été réveillé par une explosion atomique [9 ans après hiroshima, sont vraiment masos ces japonais]. vous seriez content, vous, si l’on vous secouait la couenne pendant la sieste ? il est très colère et comme il est très grand, il entreprend de tout casser en poussant son cri strident avant de lâcher les rayons de la mort qui tue.

très vite, il va devenir monstre protecteur, gentil quoi, car de pires bestioles que lui vont n’avoir de cesse de raser villes et villages. mais bon, le japonais est travailleur, donc il reconstruit avant la prochaine catastrophe. désormais chaque monstre libéré évoque un accident technologique ou écologique. godzilla va niquer mothra (la mite géante), ghidrah (le dragon à trois têtes), ebirah (un homard maousse), mechagodzilla (un godzi robot !) ou biolante (un truc végétal) et bien d’autres ! sans compter les films où c’est la baston générale [« les monstres du continent perdu » ou encore « les envahisseurs attaquent »]. peu à peu godzilla tombe en désuétude dans les 80’s.

passons sur les séquelles, gamera, rodan, itoka ou gappa…on aura même droit à un king kong vs godzilla ! l’intérêt, tout relatif je vous l’accorde, des films de monstres japonais, réside dans l’évocation des dangers technologiques liés à l’homme ainsi que des catastrophes naturelles liées à l’histoire et la géographie du japon. le cinéma s’empare d’une riche mythologie, la malaxe et la visualise de façon apocalyptique et bastoneuse, mais avec une naïveté confondante. en effet, tout finit bien, godzilla ne pète jamais, ne chie pas, on s’adresse dès les 60’s aux enfants quand même !

le must, cela reste les effets spéciaux. d’aucun dirait les effets spécieux : les monstres sont en plastiques et « habités » par des….des…acteurs [?]. ils s’échinent à écraser des maquettes et brûler des cités en cartons. quelques rares effets technos pour dogora, par exemple, que l’ami cyp s’est mis sous le coude. c’est tellement naïf que l’on ne peut qu’éprouver de la sympathie devant un tel spectacle [on ne ricane pas au fond !].

bref, ces films collent à une certaine réalité tout en étant complétement délirants…et ce n’est pas la bouse de roland emmerich de 1996, avec le plat jean reno, qui rivalisera avec ses objets très spéciaux. aux dernières nouvelles, les monstres japonais somnolent, gageons qu’avec les évènements récents, ils vont à nouveau se réveiller ; qu’on rigole un peu dans ce monde arevesque non mais !©

E la nave va…

 

Publié dans Cinoche, Déconnologie, Pilotique | Autres mots-clefs : , , , | 598 commentaires
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