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Norme alitée

Qunduz, Afghanistan - © 2012 - Photographie : EulChe - tritouillage : Cyp Luraghi

Sur le divan ou le billard : elle est allongée et s’y décortique par le menu. Elle s’offre à l’homme de l’art dans son insipide modernité : la normalité.

Elle est communément acceptée, malgré sa banalité flippante. Même en la trifouillant au plus profond, sa chair reste filandreuse et ses viscères manquent de tripe. Son âme est inconsistante et veule. La norme commune est l’aune d’un début de siècle régressif ; le reflet du désir bridé, de l’audace ratatinée, du courage atrophié, du neuf annihilé dès l’œuf.

Elle s’impose au monde entier : du calibre des ficelles aux lois régissant la servitude volontaire des citoyens conscients de leurs devoirs et craignant la foudre en cas de désobéissance à la statue de la Normalité éclairant le monde. Médiocre et peu encline à franchir les bornes : dans l’ornière, et œillères de rigueur. Pusillanime, froussarde, tatillonne et mesquine.

***

C’est le retour à la normale : cette espèce de cocon feutré faiblement sonorisé par les échos grinçants du passé récent. L’émollience d’après que les coups se soient arrêté de pleuvoir dru. La stase. On a beau la cuisiner sous le scialytique en la scrutant tranchant : rien n’en sourd. La norme y incrustée est hermétique et claquemurée au dedans, qui n’est que repli et pas du genre intime. Elle contient sa rébellion, ne l’exprimant que sous forme d’indignation polie, courtoise et respectant la charte. Pour mieux s’y conformer, la norme a modifié le sens des mots perçus à travers son filtre formaliste : ainsi parvient-elle à se convaincre de posséder un idéal ; qu’il existe un monde paradisiaque à portée de son poing levé ; mais macache. Rien n’est suivi d’effet.

Il n’y a rien à en tirer : la norme est sans jus. C’est sec comme un coup de trique là-dedans, et creux. Rien à en attendre de bon non plus : pas plus que d’une portion de fromage fondu sous aluminium et atmosphère conditionnée.

***

Heureusement que tout le monde ne l’adore pas, c’te foutue déesse programmée comme un insecte par un petit comptable. Dictatrice intransigeante et répugnasse tant exécrée des vrais vivants, zombies délurés inclus et rats de catacombes en prime et en promo de bas de rayon. Parce qu’à la lumière crue du bloc opératoire, laïc et gratuit, je ne suis pas le seul à préférer la petite étoile au bout de l’effet tunnel : l’AQM brillamment prédit pour dans pas bien longtemps par notre prophète bien-aimé. 

En partant d’une idée de Miss Peggy ici : CLIC

E la nave va…

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Faim de moi difficile

 

Joindre les deux bouts : crispation maxillaire, trismus et claquements de dents. Grincements quand ça coince aux entournures. On voit venir de loin que ce sera tout cuit, râpé bien avant terme échu. La fin des haricots par dessus le marché ; la grande perdition,[1] quoi… 

Soyons raisonnables, ne prophétisons plus la fin du monde, mais la fin du mois (difficile), ou la faim du moi[2]

Et la fin du moi c’est le penser contre soi[3] … 

Ce micro billet a été manufacturé à partir de commentaires recyclés. 

E la nave va…

  1. Prophétisée à tout bout de champ par le Yéti d’Ubu89. []
  2. commentaire de Miss Peggy sur le fil précédent. []
  3. Allusion de Ginkoland à ce commentaire de Blandine Grosjean défendant l’indéfendable sur Ubu89, et à ce billet de Mouloud Akkouche. []
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Semper biroute

Sujet pas facile. J’aurais mieux fait de prendre au vol celui que Mon-Al me proposait sur le fil de discussion précédent : le printemps qui pointe son nez. Je me méfie toujours des faux départs du printemps, alors comme une nouille j’ai sauté sur le commentaire de Miss Peggy juste en dessous : l’éternel masculin. La galère maudite : faut vraiment être un mec plein de couilles pour y aller comme ça sans réfléchir, juste pour la frime : je VAIS le faire. Il ne sera pas dit que je ne relèverai pas ce défi au débotté : cette nuit je pondrai un article traitant de ce putain d’éternel masculin, ouais !

Quel con. Non mais quel con. Je sais pas quoi écrire, là… Mone et la Miss affirment qu’il y a un éternel féminin, mais la seconde est dubitative quant au masculin. Et il faut que j’écrive à propos d’un éternel inexistant : seul un con de mec peut se lancer dans pareille aventure. Banzaï, Cyp ! au casse-pipe en piqué : écartez-vous que je m’écrase tranquillou sur le rebord du caniveau ! 

Chevalier du n’importe quoi, le bonhomme. Dans la boue glacée jusqu’à la taille il se bat, le gazier. Jusqu’à clamser comme un con pour l’honneur ou autre connerie typiquement de bonhomme. Aucune femme au monde ne serait assez jetée pour en faire autant. Ou alors Jeanne d’Arc :  elle en tenait une couche épaisse comme du lard de sumotori, faut dire. 

Les filles n’aiment pas leur éternel féminin : c’est elles qui disent, pas moi parce que j’ignore tout de ces choses-là : bien que dépourvus d’éternel masculin, tous les mâles savent ça depuis la nuit des temps. Nous, on est peinards : pas d’embarras périodique à propos de notre éternel inexistant : ça ne nous tracasse pas comme ça le fait pour le camp d’en face. Et si par extraordinaire l’un d’entre nous commence à gamberger sur ces choses, ça ne fait pas un pli : soit c’est un pédé, soit il se fait traiter comme tel. 

Pourtant j’avoue y réfléchir parfois, bien que la vue d’un mec à poil ou pas, ou sans, me laisse froid comme un colin mayonnaise. Alors que la vue d’une morue velue ne me laisse pas indifférent, pas plus que celle d’une tanche hirsute et butée : dans ces deux cas je comprends bien que les femmes en aient jusque là de leur éternel féminin, à cause de ces poisses qui leur sont de sacrés boulets.

Car non seulement l’éternel féminin est la maternité éternelle, la douceur madonesque, la fécondité mythique, la douceur, la beauté, la candeur, le sein nourrissier,[1] mais en plus c’est comme ça tout le temps quoi et qu’elles fassent : la moderne hygiène émulsifiante des mœurs n’y fait rien : malgré l’osmose métrosexuelle, le mâle en elles passe mal. Alors que le femelle pénètre nos fibres les plus intimes en moins de temps que de l’eau tiède file au cœur d’une éponge gratteuse.

C’est toujours l’homme qui a dessiné la femme et pas le contraire[2] : rien n’est plus faux. Nous les hommes, on ne dessine pas la moindre femme : c’est leur éternel féminin qui leur fait penser ça. On est bien trop feignasses pour faire ce genre de choses. Les filles se débrouillent très bien sans nous. Qu’elles disent. 

E la nave va…

  1.  Extrait de ce commentaire de Miss Peggy : CLIC []
  2. Ibid.  []
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On vous aura prévenus


Pelés. Épluchés jusqu’au trognon par la caillante sévère de ces derniers jours, nous sommes : c’était tout aussi prévisible que l’éjection magistrale du gniaf au mois de mai et le litre de mazout à un euro. 

Or comme me l’écrivait Miss Peggy sur le fil précédent

« On vous aura prévenu » , comme y dit tout le temps numéro[six] pour le froid toussa, je trouvais que ça avait de l’allure, ce n’est qu’un début, continue le combat.
Sinon, tu proposes un début à chaque déconno, et chacun mon tour on fait une suite, et tu fais l’assembleur génial, le démiurge stakhanoviste… enfin, je sais pas quoi

Miss Peggy ne sait pas, et moi faut que je sache : c’est ça le truc quand on est comme moi le konduk’ de service de l’Icyp. C’est-à-dire le serveur du serveur : rude vie que celle d’un kondukator de pacotille je vous assure ;-)

Proposer un début à chaque déconnologue distingué… ouais ouais ouais… ça en fait des débuts, mine de rien. Assembleur génial je veux bien − trop facile − mais démiurge stakhanoviste par -14°C au dehors et 15 à la cambuse de la Maison de l’Horreur et à des heures qu’ont pas de nom, c’est niet. 

J’ai donc décidé de simplifier à l’extrême, pour cause de bouts de doigts congelés : vous annoncez tout ce dont on nous avait prévenu et je continue à écrire ce billet au fur et à mesure de la causette. Simple et peu frigorifiant. Hors-sujets bienvenus. Allez hop !

***

DISTILLATION DES COMMENTAIRES (l’article proprement dit, donc) :

La prévention est de mise : il vaut mieux savoir que les histoires d’amour finissent mal avant de se lancer dans une telle aventure. Sortons couverts : caoutchouc et doudounes de rigueur… par les temps qui courent on ne sera jamais assez prévenus, ni par la météo nationale, ni par le ministère de l’Hygiène : des vibrions toxiques nous guettent au coin de la moindre venelle et dans le tunnel on peut trouver la mort comme la princesse de Galles.[1] Ou la vie, comme celle de la princesse Giulia : car tout est planifié et rien n’est dû au hasard, les services du Palais étant d’une efficacité préventive remarquable. 

On a beau être avertis comme pas deux, rien ne laisse présager on ne sait pas quoi : ainsi nous errons dans un inconnu prévu par les clairvoyants ; inutile de tracer des plans sur la comète : elle pourrait très bien nous retomber sur la pastèque. Surtout qu’avec la crise il n’y a plus de plan, tellement les précédents ont été foireux : les banquiers ont tout intérêt à prévoir des sorties de crise en permanence, induisant une impermanence fort inquiétante. Et ils se plantent à tous les coups et nous plantant le nez dans le ruisseau, dans la foulée. 

Prévenir, c’est empêcher que quoi que ce soit d’inattendu advienne : c’est étouffer tout courage dans l’œuf et encourager pleutrerie, veulerie et acceptation du joug ; des fourches caudines sous lesquelles il conviendra de se plier, afin de juguler la crise. Qu’ils nous disent, les prédictateurs

Bref : nous voici prévenus et condamnés d’avance : c’est doublement peinant ; mais seulement si l’on croit aux courbes mathématiques comme aux apparitions mariales. Ce qui n’est pas mon cas et je l’espère : pas le vôtre non plus car il faut toujours se méfier de trop de prévenance : des fois qu’il y aurait mauvaise intention embusquée dans ce désir impérieux de vouloir ainsi nous surprotéger.

L’avenir n’appartient pas à ses geôliers.

***

COMMENTAIRES AYANT SERVI DE BASE À L’ARTICLE

Numérosix :

  • Les histoires d’amour finissent mal, en général.
  • La météo nous avait prévenu de la vague de froid une semaine avant. Donc on peut s’en plaindre mais pas s’en étonner. D’ailleurs peut-on encore s’étonner de ce qu’on nous prévoit a coup sûr ?

Hulk :

  • Carla Bruni allait avoir un bébé (ça fait bien deux ans qu’il nous avait prévenus).
  • Le score d’Éva Joly : 2%

Cyp :

  • En lisant le tout premier commentaire de l’inepte Brogilo sur Ubu89 en 2007, on était prévenu d’avance de sa cuistrerie intégrale : CLIC 
Homère :
  • Bossuet nous avait prévenu : « L’homme prévenu ne vous écoute pas, il est sourd ; la place est remplie, et la vérité n’en trouve plus. »
  • On nous avait bien prévenu qu’on allait en chier, et si j’aurais su, j’aurais pas prévenu.
  • Au début de la crise, tous mes amis banquiers disaient que c’était même pas vrai… en 2010, c’était déjà la fin de la crise selon eux.

Ginkoland :

  • Je suis venu, j’ai vu, je vous avais prévenu et si ça continue faudra qu’ça cesse !
Miss Peggy :
  • T’as prévenu et moi aussi : ça va chier, ça commence à bien froidre maintenant…
  • Je me disais là, c’est pas « on vous aura prévenus[2] » ?
  • Les trucs les plus prévus, prévenus et prévisibles sont quand même les plus difficiles à esquiver comme les embouteillages, la mauvaise humeur du chef, les aggios du banquier, la retraite à 60 ans, un repas avec sa belle-mère, les poux à l’école, la crise d’adolescence de nos mioches, les délocalisations, la suppression d’un comm sur ubu_ç, la fin des ampoules traditionnelles, la prise de poids à l’arrêt du tabac, les colles à l’école, le papilloma virus, la perte du triple A, les chagrins d’amour, la mort, et c’est tout aussi insupportable que ce que l’on n’a pas vu venir, comme la dinde cramée dans le four, le sida, la vache folle, les tsunami, fukushima,la mort de Diana, le 11 septembre, et la rage de dent, les chagrins d’amour, la mort.
    Sauf les prophéties du Yéti qui n’adviennent jamais et nous font bien marrer.

 t0rdrelordre :

  • La mort de Diana. 
  • J’ai l’impression que l’on nous prévient souvent, pas pour nous alerter, mais pour nous faire accepter.
Tigerbill :
  • Moi, à part le soleil qui poudroie et le gnaf qui merdoie, je ne vois rien venir.
Mon-Al :
  • Prévenu, prévenu, ouais, sans doute, on est prévenu … mais pas toujours condamné ! Héhé …
Luc :
  • Un homme averti en vaut deux dit-on, et c’est pour ça qu’en Chine ils sont si nombreux.. car ils passent leurs temps à s’avertir ou à se prévenir, au choix….

ARTICLE  RÉDIGÉ EN DIRECT-LIVE du 10 au 12 février

E la nave va…
En ligne et à l’œil… 

  1. Sauf que nous, on verra le bout du tunnel. []
  2. La question du « s » ou pas à la fin de « prévenu » est épineuse. []
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Tu la veux, ma gauche ?

J’étais parti pour pondre un blabla sur ma vision de la gauche française, et puis non : ça n’aurait vraiment aucun intérêt. Pour en dire quoi, de la gauche française ?… qu’elle est sympa comme une porte de taule, ultra-sectaire, qu’elle sent le petit lait aigre, le pavé de mai 68 en acajou, la caste moyenne, les petits vieux nostalgiques des révolutions avortées, le pion psychorigide, le gouda mou…

Je suis d’une famille de prolos de gauche ; mon cœur est à sa place naturelle derrière les côtelettes. Je n’ai pratiquement bossé que pour des patrons de gauche : tous soixante-huitards. Des négriers ordinaires : CDD abusifs, salaires de merde payés au lance-pierre : la routine.

Quand je vais me dégourdir les papattes sur les grands boulevards forums, parfois je me fais sauter sur le râble par un gros facho, mais dans l’immense majorité des cas, c’est des gens de gauche qui m’estrapassent, quand ce ne sont pas des gniasses… même qu’il existe une proportion non négligeable de gniasses de gauche, qui ne valent pas mieux que les nervis des partis national-identitaires, en réalité.

On ne doit pas avoir la même définition que la gauche. Ou bien c’est que je ne suis pas de gauche. Allez savoir : c’est super compliqué de comprendre le fonctionnement de ces gens-là. Y en a qui me le disent : « Cyp : t’es pas de gauche ». Avec plein d’énergie et des mots qui déchirent. Quand ils veulent te cracher à la gueule bien planqués derrière leurs masques de carnaval, ils savent y faire. C’est le peuple de gauche. Faut voir les choses en face : en de nombreuses années de fréquentation assidue de plusieurs forums, j’ai collectionné de quoi remplir un gros pavé de toutes les dégueulasseries et coups bas de mes interlocuteurs de gauche.

J’en connais un paquet qui, confrontés à un tel déferlement de haine brute et de mépris pour le petit populo, ont été chercher chez Murène Lapine un peu de chaleur humaine. Quels cons ; mais bon…

***

En 68 j’avais dix ans et Miss Peggy ouvrait son premier œil.

Elle cause de cette gauche à la con qu’on se farcit en France, dans le fil de discussion précédent :

lamorille se demande :

qu’a-t-il bien pu se passer pour que ces gauchistes se gniassisent à un tel point ? ils ont écouté trop de new wave ? ils vieillissent mal ? hulk est définitivement plus fréquentable que ces pisse-froids.

***

Un peu plus bas, Miss Peggy lui répond :

Non, c’était en germe dans leur mythologie gauchisante.

C’est juste les descendants des dames patronesses et des culs bénis qui les ont pondus, y zont juste fait leur crise d’adolescence à une époque où on a tout mythifié, dans les années 70, et depuis, nous leurs enfants, à tous ces babos niaiseux qui ont ensuite occupé tous les meilleurs postes, surtout ceux de l’EN au passage, on n’a fait que les suivre, ou les subir comme moi, car ils n’ont jamais lâché la rampe, ni la monnaie, monopolisant la mémoire nationale sur mai 68, et la (super) musique qu’on jouait à l’époque.

Voilà, des fois, y’a des grandes gueules dans mon genre pour leur rappeler que depuis le temps ils font chier, mais ils s’en cognent, et ils ignorent tout de la culture de leurs enfants et petits enfants, et c’est pour ça qu’ils ne comprennent rien aux électeurs, aux mentalités, à la vie et à la société française.

Ils sont sur Canal, France Inter, Rue 89, ils ont même fait des petits, des stagiaires à la petite semaine, comme Blandine Nunuche, des socialos propres sur eux prèts à acclamer Hollande.

Tous ces gugus en sabots qui buvaient de lait de bique sont d’une génération gâtée et égocentrique qui s’est toujours crue vertueuse et du bon côté du manche, bref je les déteste tous, il est temps qu’ils dégagent, qu’on respire un peu.

Ils n’ont jamais tenu un outil, ni vu une machine ou une pointeuse, mais ils représentent les travailleurs paraît-il, c’est la gauche française, enfin, c’est ce que j’en pense.

Et encore un peu plus bas :

Moi je ne vote pas sécuritaire, ni à droite, et je lutte contre Marine chaque minute de ma vie, j’embauche des jeunes racailles à casquettes à l’envers sans qualification, j’ai bossé toute ma vie avec des Arabes, et cuisiné halal pour mes collègues, j’ai habité le 94, et les cités daubées de Nice, ma fille est percée et tatouée, ses copains sont homos, elle déteste l’islam et a pourtant plus de copains arabes que n’importe quel soixante-huitard.

On n’avait pas 15 ans que nos profs en sabots nous parlaient déjà de l’inertie intellectuelle de notre génération, tellement ils zétaient pontifiants : la bof génération qu’ils disaient. Ils n’ont jamais compris nos vies décousues et déstructurées d’un point de vue familial professionnel et géographique : mais nous on n’est juste pas propriétaires, et le banquier n’est pas notre ami.

Ça ne me gêne pas que la population vieillisse, en soi, je trouve que c’est un progrès individuel, je n’ai pas d’esprit de rancune générationnel, je crois qu’on n’est qu’un produit de l’histoire, l’humilité et la sagesse devraient prévaloir.

Je regrette qu’on encense plus les 68ards que les autres, car on a oublié l’histoire sociale, même la contemporaine, en ce sens je suis une gauchiste pure jus.

La réaction des jeunes générations est en marche, c’est sûr, dans le sens réac justement, et d’un autre côté, chaque gamin d’aujourd’hui a une vie tellement choquante et délurée pour un plusse de 25 ans, qu’il n’y a pas grand à chose à craindre du côté du retour à l’ordre moral.

Je ne suis qu’une observatrice, et optimiste en plusse, même s’il faut rester sur nos gardes (je pense aux affrontements religieux).

***

Alors bon : sur l’Icyp, y a des soixante-huitards et des tas de gauchos dépenaillés ou pas qui ne sont pas du tout comme ces gens-là, soi-disant de gauche : c’est indéniable. Sans doute parce qu’il existe encore des gens qui aiment prendre du bon temps ensemble, pas obligatoirement entre gauchos sinon ce serait trop chiant, et deviser de petits riens et de grands touts. Tout simplement ;-)

E la nave va…

Publié dans Déconnologie, Pilotique | Autres mots-clefs : , , , , , , | 1262 commentaires
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