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Parano-Suiza

Illustration tritouillée par Cyprien Luraghi © Icyp 2016Voiture de l’année : la Parano-Suiza

(huit cylindres en Vé, trente-deux soupapes minimum)


La Parano-Suiza allie tout le raffinement d’une carrosserie blindée à toute auto-critique et le confort douillet d’un habitacle étanche à toutes interventions extérieures. Tout est pensé pour le bien-être de l’utilisateur, ce qui en fait la meilleure de sa catégorie : ordinateur de bord simplifié, absence de volant et de marche arrière. Finis, les spéculations philosophiques sur l’itinéraire à suivre, les doutes intellectuels aux carrefours, les regrets existentiels au fond de l’impasse, la Parano-Suiza vous mène à destination, TOUT DROIT DEVANT, sans varier.

Faire rugir sa Parano-Suiza

(huit cylindres en Vé, quarante soupapes à négocier)

Comme tout véhicule, la Parano-Suiza nécessite un carburant, mais, comme tout modèle grand‑luxe, un carburant spécifique, le « Untelmeuharcèle ». Celui-ci, beaucoup trop ciblé, est fortement soumis aux lois du marché et n’est guère très stable. Il peut disparaître à tout moment pour diverses raisons : malfaçons qui nécessitent des tests en clinique, décision du fabricant de le remplacer par « Unautremeuharcèle », date de péremption atteinte nécessitant une mise au cimetière, etc. Préférez donc l’essence « Legroupemeuharcèle » au taux d’octane beaucoup plus élevé qui vous offre un éventail plus large de possibilités. Vous irez plus loin.

Afin d’optimiser les rendements, il est conseillé d’y adjoindre un adjuvant. Le fabricant « Faitsdivers » a longtemps eu le monopole avec ses produits-phares, « Pédophilie », « Parricide », « Pornographie » et j’en passe. Il est maintenant fortement concurrencé par un nouveau venu, « Terrorisme ». À vous de choisir. Si cela est trop difficile, vous pouvez faire votre petit cocktail personnel : le mélange « Pédopornoterrorisme » a un rendement extraordinaire. Certains préfèrent le lubrifiant « cyberterrorisme », commercialisé tout récemment, mais qui commence à avoir un certain succès.

Le moteur de la Parano-Suiza (huit cylindres en Vé, quarante soupapes, voire plus), comme tous les moteurs, a besoin d’un lubrifiant. Nous avons les huiles classiques, toujours très prisées, « Juifs », « Nègres » et « Francsmaçons ». Si la marque « Communisme » a disparu de la tête de gondole, « Illuminati » revient en force. On note l’arrivée sur le marché d’une holding au comportement commercial très agressif, « Islam », qui nous présente toute une gamme de produits allant de « Arabes » à « Islamofascisme » en passant par « Islamogauchisme », selon que votre voiture a une conduite à droite ou à gauche.

(Il existe une huile parfaitement confidentielle, connue seulement de quelques initiés, la « déconnologie ». Quelques téméraires l’ont essayé et elle pète le feu.)

Nota :

Certains font un mélange de tous les produits précités. Cela demande des connaissances et du savoir-faire ; il faut faire partie d’un club. Le membre du club est facilement reconnaissable à son uniforme protecteur (il a la peau délicate) et à son crâne rasé par souci d’hygiène. Les huiles « Juifs » et « Francsmaçons » sont très connues pour leur pouvoir irritant et de récentes études montrent que l’huile « Islam » ne vaut guère mieux.

Là nous ne parlons plus de voiture de tourisme, mais de formule un. D’ailleurs, ils appellent la Parano-Suiza ainsi « customisée », Sinzano-Suiza (S.S.).

Conseils d’entretien de la Parano-Suiza

(huit cylindres en Vé, soixante-quatre soupapes, ne lésinons pas sur les soupapes)
(Paragraphe inutile)

La carrosserie de la Parano-Suiza ne nécessite aucun entretien ! Grâce à son vernis inaltérable, toute pluie acide d’incertitudes ou orages de doutes ne laissent aucunes traces, aucuns points de rouille existentiel.
Le moteur s’auto-entretient de lui-même ! À partir du moment où on évite cette chaîne de garagistes au sigle HP qui se prétend les uniques concessionnaires de la Parano-Suiza. C’est de l’arnaque ! Ils vont tout vous démonter, vous obliger à revoir vos fusibles… Pire ! Mettre un volant (pour tourner en cas d’obstacle intellectuel) et une marche arrière (pour reculer en cas d’erreur) !

ESSAYER LA PARANO-SUIZA, C’EST L’ADOPTER !
ADOPTER LA PARANO-SUIZA, C’EST NE PLUS S’EN PASSER !

( e la nave va, as usual ;-)

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Sous le Mont Chauve

Photographie occipitale de Dul par Dul - tritouillage : Cyp Luraghi ©

Photo honteusement retouchée susceptible de traumatiser les enfants sensibles et les ultra-seniors – Éloignez-les de l’écran – Une cellule de soutien psychologique est à votre disposition sur http://icyp.fr (34 centimes d’euro la minute) – Peut contenir des traces de cheveux.

 « qu’est-ce que l’antisémitisme inconscient ? qu’est-ce qu’une pensée ratée ? je m’y perds un peu….il serait un peu temps d’arrêter de tout psychologiser non ? »
lamorille en discussion sur Rue89 aujourd’hui.[1]

***

Il y a des phrases de lamorille qui me laissent sur le flanc ; là je gis comme électrisé et béat en plein satori pilotique,[2] le bougre a frappé dur.

Il suffit de poser délicatement une kippa de velours noir brodée de l’étoile à six branches pour faire du crâne de Dul celui d’un philosémite, voire d’un sémite ou assimilé. Et si je la retire et que j’épluche sa calotte, je peux entrapercevoir son antisémitisme inconscient.

Pour ce qui me concerne, j’ai des doutes : je ne connais pas assez de juifs pour me faire une idée précise de mon degré d’antisémitisme. Parfois j’ai des pensées ratées, aussi : je vois un nez busqué quand je me mire au lavabo… un pif presque crochu,  j’ose à peine l’avouer…

Ça, c’est pour l’antisémitisme inconscient dont tout un chacun peut être affligé à cause de sa pensée ratée sans le savoir. Mais la même loi de la Calotte peut-être appliquée à tout : suis-je un raciste inconscient ? Je déteste Sarko comme c’est pas permis, mais peut-être est-ce par anti-magyarisme[3] inconscient…

Tout petit déjà j’avais peur d’Attila, et bien que j’aie lu sa biographie depuis ce temps où je tremblais sous l’édredon en imaginant les Huns féroces nager dans le sang impur des sillons français, et que je sais fermement qu’il fut un prince des plus raffinés, le hongrois me fait flipper. Je psychologise comme une bête : Sarko égale hongrois égale Attila égale LE MAL. J’irais jusqu’à refuser de lui serrer la main, par peur du virus.

Il ne me reste plus qu’à aller me coller la tête droit dans le Mur.

¡ BOUNG !

***

Vingt ans déjà, le Mur.

Je vois cinquante étoiles et des rayures sur un oriflamme porté par le vent du désert d’Irak… qui sait : je suis peut-être antiaméricaniste inconscient à cause de ma pensée ratée qui s’écoule au pied du Mur de Gaza ? 

Peace and Love, le monde !

 

  1. Note Venue Du Futur (28 mai 2013) : ce fil de discussion a disparu. []
  2. Nirvana, illumination, panard céleste, épiphanie ; voir ici : CLIC  []
  3. Magyar = Hongrois. []
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Déjection fantôme

© Cyprien Luraghi 2009

 

(Suite du billet précédent)

Ils s’extasient devant n’importe quoi, les Parisiens : partout il n’y a que queues, pour les expositions. Ils aiment les longues files pour l’art de toutes sortes. Un conglomérat de matériaux disparates suffit à leur plaisir, surtout s’il est accompagné d’un texte abscons. L’étiquette est importante, sinon ils ne savent pas de quoi il en retourne et s’en vont, dépités.

N’ayant aucune affinité pour l’art conceptuel, nous errâmes dans Paris, avec moi devant pour faire le guide aux trois derrière, pantelants ; ébouriffés par le spectacle d’une affolante monotonie immobilière, rompue ci et là par des gros monuments qui en jettent, mais sans éclat. C’est ça, leur truc : peu de couleurs, ça fait classe, pensent-ils… Le charme discret où on s’emmerde vite fait, nous autres du sud…

Une ville entièrement bâtie par des gens raisonnables, posés, mesurés… À l’exception notable de l’Opéra, conçu par un allumé de première, Charles Garnier.

Par bonheur, Paris recèle tout de même quelques trésors chatoyants, qu’il faut dénicher dans le monde du petit, car il ne l’est pas infiniment : cette ville se savoure aussi par ce qu’elle a perdu, ce qui n’est plus, et les bribes qui en restent…

Une sensation étrange s’empare de moi, soudainement : je rêve ou quoi ? Les Parisiens marchent droit, maintenant ! Dernière nouvelle ! Ils ne zigzaguent plus comme au temps jadis, le regard plongé dans le mètre de trottoir devant leurs souliers ; ils n’évitent plus aucune merde : il n’y en a plus. Il n’y a plus de chiens non plus. En une semaine, un chien, pas plus, un poilu bonnasse géant tenu court à la laisse par un dandy endimanché, dans le Marais.

Il n’y a plus de crottes, ni de chiens, ni plus rien ; alors ils marchent droit et j’ai moi-même bien du mal à me défaire de cet automatisme qui m’a repris dès mon premier pas intra-muros. C’est comme faire du vélo : la marche-évitement parisienne d’avant l’extinction des mémères à  roquets conchieurs ne s’oublie jamais.

Le Marais, justement. Nous y voilà. Mon quartier à dealers de sprats gras à papillotes et caftan. J’ai la tête qui tourne : ça fait beaucoup, d’un seul coup : pénurie de déjections canines, et ophtalmie cuisante en relevant la tête : les façades décapées jusqu’à l’os blessent mes pauvres yeux de taupe geek, habitués à la pénombre rassurante du Marais des années 70. Tout était noir, alors, et la foule ne caquetait pas dans les ruelles comme en ce samedi de février 2009 ; seules des familles de longs juifs chuchotant arpentaient la rue Pavée et les alentours, et les employés du quartier – dont j’étais – ; je venais là pour le silence et une part d’apfelstrudel, et de la saurisserie. Parce que j’aime le poisson sec ; ça remonte à loin et ça ne se discute pas. Et ceux de chez Goldenberg n’était pas dégueus, dans leurs caques ; ni ceux de boutiques avoisinantes, d’ailleurs.

Je le savais déjà, mais bon, ça fait bizarre tout de même : Goldenberg, c’est fini. Tout le monde se barre : le Marais n’est plus que des murs, un décor : ses aborigènes sont en plein déménagement.

© Daniel Hasselmann

 

Vous pourrez lire un excellent article de Dominique Hasselmann à propos du massacre de la rue des Rosiers et le reste du Marais en cliquant ici :

CLIC

Aucun intérêt, le Marais. Mais c’est mon regard : mes trois autres paires d’yeux dans le dos ont trouvé ça très bien, évidemment. Et l’apfelstrudel n’a pas varié ; petit délice.

Tout Paris est comme ça : commerçant chic. Seule une légère outrance est de bon ton : on dit Marais, on dit pédés. Oui, bon : des petits couples calibrés, souvent poil ras, qui vont et viennent là ; pas de quoi en faire tout un fromage. Tout le monde s’en fout, des gays, à vrai dire. Y avait plein de juifs et plein de petits employés et maintenant y a des gays et des boutiques de fringues, et des troquets quelconques au demi café à trois euros, bordel.

Alors que tu peux manger à quatre cinquante le cul assis, à Montreuil. Quand c’est carrément moche et qu’il y a foule de gueux, je suis chez moi. Et je respire. Vivement demain, alors…

La suite plus tard

 

 

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Le Juif suce

© Annie Luraghi 2007 - le profil juif du kondukator

 

 

Le Juif suce le sang de nos celtes sillons,

l’Arabe fourbit son fourniment, ce fourbe,
pour nous saigner comme des biquettes halals,

le Légionnaire encule les chevrettes, lui ; et il égorge

le Niaquoué, qui trafique avec sa tontine,
en gang, poli comme un Chinois, méprisant

le Négro qu’est toujours dans ses embrouilles,
qui pue bien pire que

le Rital pleutre et veule
qui en fout moins que

l’Espingouin violent au relent de cul d’âne, battu par

le Portos qui brasse comme trois petits Français
et leur casse la baraque au boulot,
et qu’est aussi faux-cul que

le Catho qui fait à sa progéniture
ce que le képi blanc fait au cabri, pendant que

le Protestant adore un
vilain génie gris rapiat tout sec et que

l’Arménien jérémie

et le Palestinien regrette
à la roquette
ses citronniers volés
par le colon.

 

 

 

Note à benêts : le Juif Süss est un film de propagande nazie. Vous saurez tout en cliquant ICI.

 

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