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Mondiablisation

Illustration © Cyprien Luraghi - 1985-2017 - ICYP

L’anxiété est à son comble et comme c’est plus facile de casser de l’islamigré que de lutter contre le bouleversement climatique, la foule planétaire tape du poing dans la gueule, se tartine les yeux de merde et se colmate les oreilles à la truelle. Ce même outil lui servant à s’emmurer avec des parpaings tout moches.

La fin du vieux monde est proche, mais bordel, il n’en finit pas de crever en exhalant la puanteur de toutes ses tares accumulées au fil des millénaires. Il est déjà peut-être mort, mais ses grosses pattes s’agitent encore, moulinant dans le vide.

Il y a très longtemps, la première tribu est partie arpenter à pinces jusqu’au bout des horizons. En cours de route elle s’est dispersée et perdue de vue. Quand il arrivait à une tribu paumée au milieu du rien béant, d’en croiser une autre, elle lui foutait sur la gueule. Normal. La normalité étant comme disent les psys, la réalité communément partagée. Sur l’Icyp depuis bien quinze ans il existe une rubrique intitulée « psychopathologie de la réalité ». C’est un peu de ça qu’elle cause. L’éloignement des autres, l’isolement, le repli, tout cela rend bredin. Fou comme un lapin. Comme un coq sans poules.

Le monde est un seul pays peuplé d’une seule tribu, mais il ne le sait pas encore. Ça viendra. Peut-être au XXIème, ou au suivant. Allez savoir… Le plus vite sera le mieux. Quand on gratte, sous la peau c’est toujours rouge (proverbe tibétoïde).

*

En attendant mieux, les citoyens de la tribu du cru qui votent, en pincent pour Alfred E. Neuman,[1] j’ai l’impression ;-)

 Image libre de droits

 

…e la nave va…

  1. Le génial Mandryka propose un voyage au doux pays d’Alfred E. Neuman à partir de cette page de son génial site concombrifère : CLIC []
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Ô temps pourri, ô Mauresques !

Illustration © Cyprien Luraghi - ICYP - 2017

Quand je ne sais pas de quoi ça va causer dans le prochain billet de l’Icyp, je demande aux copains dans les commentaires ce qu’ils auraient envie au menu. Et je note en faisant scritche, scritche. Après, je prends où pas, c’est selon. Là c’est Tigerbill qui a suggéré d’évoquer « le temps de merde qu’avant c’était la faute des spoutniks, et maintenant c’est de la faute des arabes ». Soit. Et qui dans la foulée nous a pondu le titre. Et maintenant j’ai l’air fin avec la photo de mes deux amoureux déjà calée sur le marbre. Va falloir faire avec, donc.

Les grues cendrées qui viennent de passer au dessus de Puycity se rient des frontières débiles. Comme les grues du bois de Boulogne et les réfugiés de Calais. Comme les vils islamigrés débarquant en masse pour bouffer notre pain national et anéantir notre race. Enfin je peux parler, avec un nom à coucher dehors et ma polenta ancestrale en guise de pain. Il faut bien l’admettre − et c’est moche − : les discours paranoïaques ont le vent en poupe. Un mauvais vent punais, contrairement à l’autan qui nous apporte la bonne chaleur sarrasine, pourtant. Et le printemps. Et l’amour. Et les ébats joyeux dans les buissons et les fêtes à confettis.

Ah oui, on m’a demandé aussi de parler de la campagne électorale. J’allais oublier. Hé bien je ne sais pas trop quoi en dire, sinon que les candidats me font penser à des canassons se speedant pour emporter le tiercé. Ne jouant pas aux courses, ça me concerne aussi peu que possible si ce n’est que ces canassons peuvent être du plus haut comique, ces derniers temps. Jamais je n’aurais pensé pouvoir rire en écoutant Fillon, par exemple. Ni en écoutant Le Pen débiter sa prose hallucinée et encore moins en contemplant le populaire frissonner à son unisson quand elle évoque le Complot. La méchante connerie est contagieuse, faut croire. Un des plus antiques ressorts de l’effet comique est la gestuelle des fous : on est servis de nos jours. La chute est le deuxième ressort de la rigolade : le coup classique de la peau de banane sur le trottoir.

À force de gesticuler, les fous chuteront. Comme en avril 45. Patience, les aminches ;-)

…E la nave va !

 

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Parano-Suiza

Illustration tritouillée par Cyprien Luraghi © Icyp 2016Voiture de l’année : la Parano-Suiza

(huit cylindres en Vé, trente-deux soupapes minimum)


La Parano-Suiza allie tout le raffinement d’une carrosserie blindée à toute auto-critique et le confort douillet d’un habitacle étanche à toutes interventions extérieures. Tout est pensé pour le bien-être de l’utilisateur, ce qui en fait la meilleure de sa catégorie : ordinateur de bord simplifié, absence de volant et de marche arrière. Finis, les spéculations philosophiques sur l’itinéraire à suivre, les doutes intellectuels aux carrefours, les regrets existentiels au fond de l’impasse, la Parano-Suiza vous mène à destination, TOUT DROIT DEVANT, sans varier.

Faire rugir sa Parano-Suiza

(huit cylindres en Vé, quarante soupapes à négocier)

Comme tout véhicule, la Parano-Suiza nécessite un carburant, mais, comme tout modèle grand‑luxe, un carburant spécifique, le « Untelmeuharcèle ». Celui-ci, beaucoup trop ciblé, est fortement soumis aux lois du marché et n’est guère très stable. Il peut disparaître à tout moment pour diverses raisons : malfaçons qui nécessitent des tests en clinique, décision du fabricant de le remplacer par « Unautremeuharcèle », date de péremption atteinte nécessitant une mise au cimetière, etc. Préférez donc l’essence « Legroupemeuharcèle » au taux d’octane beaucoup plus élevé qui vous offre un éventail plus large de possibilités. Vous irez plus loin.

Afin d’optimiser les rendements, il est conseillé d’y adjoindre un adjuvant. Le fabricant « Faitsdivers » a longtemps eu le monopole avec ses produits-phares, « Pédophilie », « Parricide », « Pornographie » et j’en passe. Il est maintenant fortement concurrencé par un nouveau venu, « Terrorisme ». À vous de choisir. Si cela est trop difficile, vous pouvez faire votre petit cocktail personnel : le mélange « Pédopornoterrorisme » a un rendement extraordinaire. Certains préfèrent le lubrifiant « cyberterrorisme », commercialisé tout récemment, mais qui commence à avoir un certain succès.

Le moteur de la Parano-Suiza (huit cylindres en Vé, quarante soupapes, voire plus), comme tous les moteurs, a besoin d’un lubrifiant. Nous avons les huiles classiques, toujours très prisées, « Juifs », « Nègres » et « Francsmaçons ». Si la marque « Communisme » a disparu de la tête de gondole, « Illuminati » revient en force. On note l’arrivée sur le marché d’une holding au comportement commercial très agressif, « Islam », qui nous présente toute une gamme de produits allant de « Arabes » à « Islamofascisme » en passant par « Islamogauchisme », selon que votre voiture a une conduite à droite ou à gauche.

(Il existe une huile parfaitement confidentielle, connue seulement de quelques initiés, la « déconnologie ». Quelques téméraires l’ont essayé et elle pète le feu.)

Nota :

Certains font un mélange de tous les produits précités. Cela demande des connaissances et du savoir-faire ; il faut faire partie d’un club. Le membre du club est facilement reconnaissable à son uniforme protecteur (il a la peau délicate) et à son crâne rasé par souci d’hygiène. Les huiles « Juifs » et « Francsmaçons » sont très connues pour leur pouvoir irritant et de récentes études montrent que l’huile « Islam » ne vaut guère mieux.

Là nous ne parlons plus de voiture de tourisme, mais de formule un. D’ailleurs, ils appellent la Parano-Suiza ainsi « customisée », Sinzano-Suiza (S.S.).

Conseils d’entretien de la Parano-Suiza

(huit cylindres en Vé, soixante-quatre soupapes, ne lésinons pas sur les soupapes)
(Paragraphe inutile)

La carrosserie de la Parano-Suiza ne nécessite aucun entretien ! Grâce à son vernis inaltérable, toute pluie acide d’incertitudes ou orages de doutes ne laissent aucunes traces, aucuns points de rouille existentiel.
Le moteur s’auto-entretient de lui-même ! À partir du moment où on évite cette chaîne de garagistes au sigle HP qui se prétend les uniques concessionnaires de la Parano-Suiza. C’est de l’arnaque ! Ils vont tout vous démonter, vous obliger à revoir vos fusibles… Pire ! Mettre un volant (pour tourner en cas d’obstacle intellectuel) et une marche arrière (pour reculer en cas d’erreur) !

ESSAYER LA PARANO-SUIZA, C’EST L’ADOPTER !
ADOPTER LA PARANO-SUIZA, C’EST NE PLUS S’EN PASSER !

( e la nave va, as usual ;-)

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969 : fatal Bouddha

Illustration © EulChe 2013 - tritouillage : Cyprien Luraghi

 – 969 –

Un nombre qui semble anodin comme ça.
Juste cet égrillard 69 qui semble partouzer avec un autre 9.
Halte là.

 

C’est un code.
Porté par des religieux.
Des moines.
Des moines d’une religion comme les autres qui s’appelle le Bouddhisme.
Qui embrigade les moutards dès le plus jeune âge sous prétexte de les éduquer.
Et pour qu’ils soient bien éduqués, on commence par leur faire mendier leur maigre pitance dans la rue.
De porte à porte.
Pieds Nus.
Tous les matins.
365 jours par an. Sauf les années bissextiles.
Qu’il fasse 40° ou qu’il pleuve.
Qu’il vente ou qu’il neige.
Le coup de chance, c’est qu’il ne neige jamais.

Pour en revenir au 969, c’est religieux donc.
Et quand c’est religieux, on ne rigole pas avec le sexe.
Et donc le 969 ça n’a rien à voir avec le sexe ou l’amour.
Parce que c’est lié à une religion comme les autres.
Une religion qui bade la souffrance et l’insatisfaction.
Une religion qui sous couvert de promouvoir l’amour, en fait promeut la haine de celui qui n’est pas de la même secte.
Le 969 c’est le code que promeut Wirathu.
Que les médias étrangers appellent le Nazi Bouddhiste.
Mais lui préfère se définir comme le Ben Laden Birman.
Parce que le bouddhisme, c’est une religion comme les autres.
Une religion dont les adeptes ne tueraient pas une mouche.
Une religion avec ses extrémistes complètement cons qui veulent tuer ceux qui ne pensent pas comme eux.
Enfin, quand je dis qu’ils pensent…

Ceux qui en prennent plein la gueule, pour le coup, ce sont les Rohingyas.
Qui sont musulmans.
Du coup ce sont tous les musulmans du pays qui tremblent.
Parce que le bouddhisme c’est une religion comme les autres.
Que le gouvernement manipule pour ses propres intérêts.
Quand on a 135 ethnies à pacifier et unir, c’est plutôt utile d’avoir un ennemi commun.
Un ennemi qui se remarque car il se tourne vers l’Ouest pour célébrer son Dieu.
Un ennemi facilement reconnaissable car plus bronzé.
Depuis des décennies on apprend à tous les enfants qu’en fait, ces bronzés, ils viennent envahir leur pays. Que les colons anglais les ont fait venir du Bangladesh. Alors qu’il est avéré qu’ils sont dans le pays depuis plus longtemps que beaucoup d’autres ethnies.
Mais les enfants, devenus adultes, ils y croient à ce qu’on leur a appris.
Et ils ont beaucoup moins de scrupules à tuer cet ennemi qu’à écraser une fourmi, par mégarde.
Puisqu’il n’existe pas en tant qu’Ethnie, ce n’est pas grave, n’est ce pas.
A force de les tuer ça commence à se voir. Et à se savoir.
Au point qu’Human Right Watch a parlé d’épuration ethnique, quand même.
Mais pour épurer une ethnie faut qu’elle existe, cette ethnie.
Les Rohingyas, eux, ils n’existent pas.
Même Aung San Su Kyi, la Prix Nobel que le monde entier admire, ne sait pas quoi dire quand on lui demande si les Rohingyas sont Birmans.

969 c’est la solution.
Finale et imparfaite.

 

E la nave va…

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Le FLIP

Illustration originale © Cyp 2011Les petites bêtes ne mangent pas les grosses : ça se discute. J’y ai jamais cru, à cette sentence. Un régiment d’asticots vient à bout de n’importe quelle charogne, déjà.

Et puis on sait jamais : la moindre pipistrelle avec ses petites pattes griffues, pourrait faire je ne sais pas quoi… d’ailleurs c’est ça qui est flippant : quand on ne sait pas.

L’autre nuit elle est entrée par la fenêtre de la bibliothèque : il faisait bon chaud et elle a atterri sur le plancher sans faire plof. C’était terrible. Le frelon, qui est une petite bête aussi, a le bon goût de faire un boucan d’enfer avant de vous planter son dard dans la couenne, au moins. Alors que la pipistrelle : silence radio. On ne connaît même pas son modus operandi et encore moins ses mauvaises intentions.

Ensuite elle a rampé jusqu’au lit : c’était atroce…. par petits soubresauts erratiques, éraflant les interstices des vieilles lames de peuplier et plantant ses serres affilées dans les trous de vers à bois.

Impuissant, j’assistais au spectacle de mon infortune en gésine. Et rien pour la neutraliser : pas de scie à pieds de commode[1] ou à pieds de lit en vue, qui m’aurait permis d’aplatir la bête… pas de nettoyeur à haute pression élyséen, pas de braves pandores en vue : rien. Seul, j’étais. Ça m’arrive à peu près deux fois par an, quelques jours à peine et manque de bol ce soir-là il n’y avait personne à la Maison de l’Horreur[2] pour apaiser mon petit palpitant tiquetoquant à 220.

Au loin l’orage grondait : et si soudain une panne de jus survenait ? Pas même le temps de peaufiner cette nouvelle angoisse, que la pipistrelle, d’un bond malhabile mais déterminé, disparut sous le pieu. Trop tard pour agir : j’étais cuit. Dans ces cas-là il faut se faire une raison, mais j’avais beau me triturer les méninges : seule la déraison se pointait à l’horizon, comme une nuée de criquets à l’assaut du désert…

Manquerait plus qu’une invasion sarrasine, pour parachever le tableau.

Si encore ça s’était passé le 14 juillet… j’aurais pu me rasséréner en voyant défiler les militaires à la télé. Sauf que je n’ai pas de télé et à la radio c’est pas aussi efficace, et puis de toute façon c’était le soir du 6[3].

Résigné à mon sort, je suis redescendu à la cuisine pour me préparer un dernier café et me griller une ultime cigarette.

***

18 juillet : elle est toujours là sous le pieu dans la bibliothèque, je le sais. Les Sarrasins ont fait tomber la foudre à moins de trente kilomètres de Puycity, occasionnant au moins trois micro-coupures de jus. L’émetteur de France Inter est tombé en panne : ils veulent ma peau. Mais je la défendrai chèrement : j’ai de quoi tenir un siège !

E la nave va…

  1. Lire le billet lié « Virtuel = Foutaise ». []
  2. Lire le billet lié « La Maison de l’Horreur ». []
  3. J’ai mis la date au pif, étant crès crès nul en maths et en dates. []
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