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Les requins et les marteaux

Illustration © Pierre Auclerc - ICYP - 2014

[…] Je repense à ce que tu m’avais écrit dans ton premier mail : « je crois beaucoup en l’écriture en ligne ». Plus j’y pense et plus j’y crois moi aussi. Et même, je finis par me demander si à long terme, elle ne va pas dépasser l’écriture sur livres. Eh oui… c’est à portée de tout le monde, le piston et le fric n’entrent pas en jeu (du moins ils ne sont pas nécessaires), la satisfaction est plus rapide, mais la réussite est aussi longue, voire plus… je me dis que ce ne serait pas un mal en tous cas. A l’extrême, plus d’éditeurs, plus de maisons, plus rien : juste des pauvres gens comme toi et moi, qui ne gagnent pas un rond, mais dont le but justement n’est pas de gagner de l’argent mais de se faire plaisir. Ça ne me déplairait pas, personnellement. Je ne sais pas ce que tu en penses. Tu parles des éditeurs sur ton site en des termes pas vraiment élogieux…  

Bisous

Aglaia

C’était le 13 février 2002. Je lui avais répondu directement sur mon premier site :

Se faire plaisir… et faire plaisir aux autres, je rajoute, même s’ils ne méritent pas, bien souvent. Même. Je sais pas, moi…  Je ne sais même pas si j’ai plaisir à écrire. C’est une obligation que j’ai. Je ne sais rien faire d’autre et même si mes phrases sont bancales,  elles ne peuvent s’empêcher de couler. Même si parfois je m’arrête deux ou trois mois. Même si la douleur d’avoir à tout reprendre, à me réastiquer la cervelle et les doigts, me fige d’épouvante. Même si c’est rouillé, comme aujourd’hui. J’aimerai ne faire qu’écrire, et puis c’est illusoire… Faut manger. Et écrire. Les deux. Ce n’est pas qu’il faut souhaiter la mort des éditeurs sur papier. C’est tout bêtement la suite de l’histoire, cinq siècles plus tard… C’est le papier chiffon qui a permis a Rabelais d’imprimer ses insanités sublimes à vil prix, et de les diffuser auprès du petit peuple par le truchement d’une armée de colporteurs puants du boyau culier et refoulant du goulot … et de se faire ce blé dont il avait tant besoin. Sur beau vélin, tonton François n’aurait jamais été connu. Idem pour le second François, je veux dire le Villon. C’est déjà fait, Aglaia : le web a pris le relais. Ni dieu, ni maître, ni fric, ni éditeur… Quand tu penses à l’armada d’écrivains de mes couilles qui ne font que rêver à décrocher la quine au loto, t’as de quoi te marrer. Aujourd’hui, on n’écrit plus que pour l’artiche. Le pire, c’est qu’il n’y a pas un rond en caisse.

***

On est onze ans plus tard, là… et le web est devenu un chiotte pestilentiel à ciel ouvert. On s’était planté, Aglaia et moi. Souvent, je me plante. Pas grave. Tout le monde s’était planté, à l’époque. On croyait encore aux monts et aux merveilles, nous autres pionniers de la chose. Pionniers : quel mot à la con. Pionniers de quoi, d’abord ? En tout cas pas de cette saloperie. Les vrais pionniers, eux, ils sont devenus les requins du web. Ils avaient flairé la bonne affaire, comme ç’avait été le cas à l’époque des radios pirates, aux alentours de 1980. Ces stations FM qui avaient fleuri dans l’illégalité avant l’élection de Mitterrand. Et dont les requins de la finance ont pompé la moelle, pour hisser les mâts de leurs antennes géantes et ensuquer le populo aussi bien que la télépoubelle. 

En 1984 une radio purement commerciale faisait descendre une foule compacte de ses auditeurs dans les rues de Paris : NRJ. Les auditeurs se sont faits mettre en beauté par ces requins aux dents immaculées. Trente ans plus tard NRJ est encore plus une radiopoubelle.

Extrait de « Diversité et indépendance des médias » (éd. Les Presses de l’Université de Montréal – 2006) :

Derrière les projets sociaux, associatifs, culturels ou politiques, des ambitions d’entrepreneurs et des appétits commerciaux se manifestent et se découvrent. Les transgressions du cadre administratif se multiplient. Les autorités sont placées sous les feux d’une campagne d’opinion qui les accuse de restreindre la liberté d’expression, quand ce n’est pas d’entraver la naissance de la nouvelle société, émergente mais déjà triomphante, de la communication. En décembre 1984, une manifestation parisienne en faveur de la station NRJ catalyse et consacre un discours aux accents libertaires qui, en fait, ouvre la porte à des choix politiques nettement libéraux.

(pour en lire plus long : CLIC, puis sur Wikipédia : CLIC et une vidéo d’époque contenant un requin dedans CLIC.)

On est trente ans plus tard, là… et sur l’internet, les requins du réseaupoubelle se sont assuré le soutien massif des internautes croyant connement que ces prédateurs sont leurs amis. Les manifs sont devenues des concert de clics et des pétitions en ligne. La liberté d’expression est celle des propagandistes de la haine et des pompeurs de séries américaines, et celle des corbeaux.

Ces requins sont des publicitaires, comme toujours depuis que la publicité existe : ces gens-là sont des manipulateurs pervers de l’opinion : c’est leur sale métier qui veut ça. De nos jours les gourous commerciaux des NRJ de l’internet sèment leur propagande décervelante sur les réseaux sociaux : il suffit de les suivre sur Twitter et compagnie pour se rendre à l’évidence : ils sont potes avec tout le marigot :  journalistes collabos, pionniers de l’internet, patrons de la presse numérique spécialisée maquée avec les marques, militants des associations de défense de cette vieille pute vérolés nommée à tort Liberté d’Expression… Tout ce petit monde suant la consanguinité bosse à l’œil pour les plateformes géantes d’hébergement de l’internet, qui se sont adjugées le monopole en imposant leurs propres lois, qui n’ont rien de libertaires, mais tout du libéralisme le plus sauvage. Quand ils claquent dans les doigts, leurs toutous serviles à look gaucho rebelle leur lèchent la raie en frétillant de la queue.

Faut voir les choses en face : nous autres, ultimes vieux machins qui croyions aux vertus du web libre, indépendant et créatif et qui pensions que ce support remplacerait avantageusement le bon vieux papier, sommes comme ces antiques radios libres ayant survécu au massacre organisé sciemment par les requins des stations commerciales dans les années 80.

Nous émettons dans la joie sans se soucier du gloubiboulga général.

…e la nave va !

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C’est pas encore fini…

Illustration © Pierre Auclerc 2013 - ICYP

 

Pendant deux jours il y a eu grève à la rédaction dans la rue du père Ubu.[1] Et les journalistes ont repris le boulot. Après avoir partiellement obtenu satisfaction concernant leurs revendications, comme on dit d’ordinaire dans les journaux en pareil cas. Les riverains[2] se sentent à nouveau chez eux. Dans la rue. 

Nous, icy, on ne fait jamais grève. On est toujours sur la brèche à discuter le bout de gras ou le nez collé sous le capot dans la salle des machines, bien au chaud. Personne n’est dans la rue chez nous, à se surgeler les replis. Il n’y a pas de riverains, tout un chacun est chez soi pour de bon, les pieds collés sous la table en bois d’arbre. 

Dans la rue du père Ubu les riverains ne sont pas des riverains, mais des passants précaires : ainsi s’entame l’arnaque, avec cette torsion perverse du mot ; suffit d’ouvrir le dico et les yeux directs sur la fumisterie, là : CLIC

Dans la rue du père Ubu, les sujets badent et baguenaudent, plus monarchistes que le roi, tortillant du fion, faisant le beau à laisse et à lèche, la langue bien muselée, mendigotant la niche et l’os. Ça n’en finit plus de ne jamais finir, dans la rue du père Ubu.

***

Bon : un paquet d’entre nous icy fréquente la rue du père Ubu depuis le tout début. On y a nos petites habitudes, nos copains, nos amis, nos ennemis, nos trolls gluants, nos gniasses paranos, nos modérateurs lunatiques qui charclent nos déconneries à la machette rouillée quand ça leur chante vu que la rigolade et eux, ça fait deux.

Y en a qui nous disent : mais pourquoi donc vous persistez à y aller, dans cette rue où vous êtes traités comme des clebs ? Simple : c’est parce qu’il y a les copains et, les copains d’abord. Et puis même si ça peut sembler futile, je sais aussi qu’on en fait rigoler plus d’un. Foutre la bonne humeur : noble tâche ;-)

***

Sinon tout va bien à bord de notre petit navire : demain ça fera un an tout rond que le système de commentaires de l’Icy n’est plus accessible qu’aux déconnologues et ça fonctionne impeccablement depuis. Autre chose : Lady de Nantes, notre bonne fée mécano, fait plus que me seconder dans la salle des machines : c’est la première fois depuis le début de la grande traversée en 2001, que je ne suis plus seul à tout me taper, de A à Z. Un vrai bonheur. Du coup, j’ai le bout des doigts qui me démange à nouveau : des sujets de billets, j’en ai à foison. Chic !

E la nave va…

  1. Rue89 []
  2. Terme par lequel la rédaction de Rue89 désigne les commentateurs. []
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Droit devant !

Ma pomme et Karma dans le Far West népalais © Cyprien Luraghi 1990Là on venait de passer gentiment un petit col, nous trois. Les doigts dans le nez dans les rhododendrons géants à trois mille et quelques mètres. Après quarante jours à train vif dans cette région de misère où la révolte grondait. Le populo montrait les crocs à l’exécrable gouvernement du vilain roi d’alors, au printemps 90. Alors notre trio déambulant attaquait la dernière grimpette la joie au cœur malgré les intempéries, oscillant sur ses six pattes le nez au vent piquant. 

C’est pas tant le sentier qui nous avait minés avant ce col-frontière ; ni ses corniches traîtresses, ni son sol raboteux. Mais cette peine profonde qui se lisait dans les yeux des peuples y vivant : êtres vitreux tiraillés sans cesse par le manque de tout ce qui fait le sel de l’humanité. La faim au ventre et l’absence d’espoir pour la plupart. Et la rogne sourde de l’insurrection pour quelques uns, rares et d’autant plus déterminés à la lutte à la vie. Hébétude et courroux. Privations et humiliations de malheureux traités pis que bestiaux par un maître bestial.[1]

***

23 ans plus tard aujourd’hui je franchis un autre col-frontière en compagnie d’autres amis chemineurs. Nous sortons sur les rotules, affamés et heureux, d’une autre contrée de grande misère humaine : le Far West d’Internet. 

Pendant quatre ans deux femmes se sont acharnées sur plusieurs d’entre nous et principalement sur moi, Chepita et NEMROD34. Deux détraquées. Celles que nous avons pris coutume d’appeler « la folle de Brest » et « la Bouse« . Catherine X et Évelyne X : un duo d’enfer.

Jusqu’à hier soir Catherine avait un blog hébergé chez Overblog. Un blog de corbeau intégralement consacré à notre destruction : plus de 200 articles m’étaient dédiés et plus d’une centaine à Chepita et autant pour NEMROD34. Cette femme parano de toute évidence et d’une rare méchanceté, nous traquait en permanence : le moindre de nos propos était interprété de traviole, la plus anodine de nos blagues à trois balles prise au premier degré et amalgamée à des faits divers affreux. C’était moche, vraiment. Je ne souhaite à personne de se voir cloué sur un tel pilori de cinglée pendant trois ans. 

Or donc pour avoir odieusement et massivement diffamé Chepita, la Justice a condamné Catherine X alias « Jexiste » hier à Brest à 10000 euros d’amendes dont 8000 avec sursis. Son hébergeur est lui aussi condamné à verser la même somme. Il l’avait déjà été en appel en décembre 2011 : lisez le billet lié « NEMROD34 gagne en appel contre Overblog ». Le Télégramme de Brest a publié un article au lendemain de la première audience publique ici : CLIC.

***

C’est un jour de joie. Mais l’affaire n’est pas terminée : un fou reste fou tant qu’il n’est pas soigné, je le sais. Et Catherine X n’était pas seule dans cette hallucinante entreprise de démolition de nos petites personnes. 

Cette affaire peut sembler futile : combien de fois j’ai entendu qu’il ne s’agissait que d’embrouilles de cour de récré… et combien d’autres fois on m’a conseillé de ne plus aller sur l’internet. Et combien encore on m’a grondé en me disant que j’aurais dû bétonner mon anonymat. Comme si après avoir pris la bagnole un chauffard bourré m’avait embouti et que le gendarme de service m’aurait dit : « Vous n’aviez qu’à pas prendre la route : ça ne vous serait pas arrivé. »

L’internet est une voie publique et il n’a rien de virtuel. Le virtuel, c’est de la foutaise. Tant que les législateurs n’auront pas compris ça, l’internet restera une nef des fous. 

Maintenant passons donc ce gentil col et quittons le méchant pays, les amis.

E la nave va… 

  1. Pour en savoir plus sur le bonhomme Karma à ma droite sur la photo; lisez le billet lié « Plantigrade droit devant ». []
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Poing de rupture

Illustration © Pierre Auclerc 2012

Quand rien ne va plus il faut rompre : j’ai appris ça à quatorze ans en me barrant d’une famille mortifère où tout le monde se haïssait. Après, c’était tellement mieux que j’ai continué à appliquer cette méthode plein de fois avec succès.

Longtemps j’ai haï cette famille et puis un jour je me suis dit qu’avec cette haine aussi il fallait marquer la rupture et briser le dernier maillon qui m’y enchaînait encore, tout au tréfonds : grand bien m’en a fait. Allons en paix chacun suivant nos chemins opposés et qu’à chaque pas la distance nous sépare mieux et pour de bon.

Pour le boulot pareil : quand un salaud de patron devenait trop pénible je l’envoyais chier, lui et sa boîte et son putain d’esprit d’entreprise qui est comme celui d’une famille pas choisie : une sectouille minable. Ça ne m’a pas garni le compte en banque mais qu’est-ce que c’était mieux, après coup. Je n’ai jamais perdu au change en rompant avec le doux esclavage et la paisible retraite promise au bout de tant et tant d’annuités.

Idem en toutes circonstances : est-ce que je suis un bœuf pour me laisser couper les roubignolles et ployer sous le joug ?

Alors bien entendu en faisant ainsi je ne me suis pas fait que des amis, c’était tout cuit d’avance. Les petits chefs aiment qu’on leur obéisse : c’est leur seule façon d’exister. Les collègues au boulot médisent en chuchotant sur ce chieur de première magnitude qui dit ses quatre vérités au fumier qui les exploite, ce dont ils sont foutrement incapables. Et le simple fait de porter un patronyme exige des rituels familiaux auxquels il convient de ne pas déroger, faute de quoi c’est la haine froide de tout le clan. Les Lares réclament l’autel qu’il n’y a pas dans ma cagna.

Il y a de la magie dans toutes ces ruptures, qui restent gravées profondément dans les sillons de la mémoire et resurgissent instantanément à la moindre évocation. Un sentiment d’audace, une ivresse aventureuse : quoi de plus osé que de plaquer une boîte comme je l’avais fait en 1983, à sept mille bornes de la France dans un pays −le Népal− qui était réellement au bout du monde à cette époque. Avec dix dollars en poche et pas de billet de retour. Et trouver un taf trois fois mieux payé quelques mois plus tard par un heureux hasard, sans même chercher. Et comme ça ixe fois. Et pas que pour le boulot ou la famille, mais pour tout le reste aussi. Sur l’internet par exemple. 17 ans que j’y suis en ayant rompu tout lien avec ce monde tissé de liens serrés. L’Icyp navigue seul et sans toile, se tenant à l’écart des réseaux zozios et ne régurgitant pas comme les autres, la bouillie insipide de la boîte à échos globale. Parce que j’ai rompu ces liens amarrant l’esquif au quai, aussi. C’est tellement mieux maintenant, une fois de plus.

…e la nave va !

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Lapin des haricots

Illustration © Pierre Auclerc 2011

Ils sont bidonnants, tous ces prophètes de malheur englués dans leur délire d’interprétation d’un avenir fantasmatique toujours bouché, obscur, angoissant au possible. Avec du sang qui dégouline et gicle des têtes qu’ils coupent en imagination. Et qu’ils pourraient très bien trancher pour de bon s’ils se retrouvaient aux manettes. 

Ils sont dramatiques, ces penseurs fanés qui recopient les idées mortes d’autres plagiaires d’esprits calcinés depuis des ères. Toujours le même laïus : l’humanité court à sa perte, la fin du monde est proche et elle sera maya, lepéniste ou mélenchone. Entre les deux c’est flou et mouvant comme un purgatoire sous atmosphère conditionnée hanté par des zombies capitalo-démocrates. Des apatrides cosmopolites dont il convient de se débarrasser pour envisager des jours meilleurs dans le giron de la sainte Nation. 

Ils sont poilants, ces interprétateurs vitupérant du haut de leurs petits pupitres sur les blogs des feuilles de choux de l’internet, régurgitant leur bile après s’être imprégné l’éponge crânienne du jus décervelant de la télévision, ressassant les sempiternelles âneries millénaristes déjà cent mille fois recopiées partout ailleurs dans la boîte à échos planétaire qu’est devenu notre petit globe câblé. 

À défaut d’idées neuves pour le siècle neuf, la machine à spectacle continue, alimentée par le néant prédigéré de la pensée imitative, guidée par la paranoïa collective, maîtresse du grand jeu de l’involution des vieillards de sept à soixante dix-sept ans. 

Heureusement je ne suis pas seul à ne pas être aussi mal foutu que ces répétiteurs flippés et ces singeurs hallucinés, parce que le rire étant le propre de l’homme, je l’ai adopté sans réserve, tout comme notre prophète de bonheur Numerosix et quelques autres bons vivants d’icy et d’ailleurs. 

Et les idées neuves dans tout ça ? Parce que c’est bien joli de critiquer les brasseurs de vent moisi, mais la satire n’est en rien innovante, pas plus que les sarcasmes à la crème salutaires que je balance dans la tronche des sinistres. Manque de bol je ne suis pas un penseur mais un simple dépanneur d’ordinateurs non diplômé, donc je n’ai rien en stock qui n’ait pas encore été éclairé par notre radieuse étoile : désolé les copains. Je suis même pas fichu d’inventer une nouvelle forme de Révolution : c’est pour dire à quel point je suis nul en matière d’innovation. C’est sans doute pour cette raison que personne ne me like sur Facebook

Le pire, c’est que je suis mystique : non seulement j’ai foi en notre prophète bien-aimé, mais je crois dur comme fer que seul Nanabozo pourra sauver l’Humanité de sa sinistrose en attendant l’Accident Quantique Majeur.[1] Car ce chaud lapin n’a pas de sexe défini, ô divin paradoxe. 

Or donc : lapin du monde est broche ! 

Michabou (Nanabozo) papier découpé par Michael Velliquette - http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Velliquette

E la nave va…

  1. L’AQM : voir dans le Lexique de l’Icyp. []
Publié dans Déconnologie, Pilotique, Spectacle | Autres mots-clefs : , , , , , | 1440 commentaires
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