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À la casserole !

31 juillet 2001

Plein de corrections un peu partout, et des images. Je m’installe dans le site, le site est devenu mon espace.

3 août 2001

Ouais, ouais, je sais, trois jours sans rien. Mais j’ai un alibi : j’ai turbiné comme un chien à gauche et à droite. Un chômeur qui bosse. Ben oui. J’ai fait plein de mécanique ordinatoriale chez les potes, déjà. Quand y a un bug, c’est Cyp qu’on appelle. J’suis une hot line à moi tout seul. Et quand on commence, on sait jamais quand ça finit. Souvent très tard, souvent je passe la soirée en bande. Voilà. J’ai envie de mettre quelques images, aujourd’hui.

Illustration © Annie et Cyprien Luraghi - 2000/2015 - ICYP

Oui, c’est une de nos poulettes. Et pourquoi cette image ?

Primo, Annie vénère ses gallines. Pas plus idiot que le cargo-culte, certes, et tout aussi exotique.

Secundo, dans sept mois et demi on risque fort de ne plus savoir où les loger, nos poules… et nous non plus.

Et puis il faut pas croire : l’observation des poules est au moins aussi intéressante que celle de bien d’autres animaux sauvages, et moins risquée que la chasse aux tigres. Encore que pour les attraper, nos poules, il faut se lever tôt. C’est du poulet coriace et qui vole, tant qu’à faire.

 

 

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C’est en lignes

Ouais, ben le cubi s’est pris une claque, té ! Nous sommes légèrement mous, les mioches se font un goûter; ils sont gluants comme des mouches avant l’orage. J’ai balancé mon site en ligne hier matin, joie et bonheur. Il y a un petit côté magique, quand on se lit de l’autre côté. Même s’il y a pas un chat, comme ça j’ai le temps de peaufiner. J’ai dû refaire tous les liens ce matin : ça passait pas sur Netscape. Alors j’ai viré tous les gadgets flashants et je suis revenu à l’essentiel : du texte et des liens classiques et costauds. Comme ça tout le monde peut lire…

*

Monsieur Pivert a tondu son allée. Quel con ; en plein cagnard. Mais c’est un drôle d’animal.

Monsieur Pivert est tout en longueurs, visage et coudes anguleux, genoux pointus à l’avenant ; quand il s’ose à traverser la cour c’est en baissant les yeux et pour filer vite. Il n’aime pas croiser nos regards. Des fois qu’il y aurait de la bagarre. Sauf que ça ne risque pas. Je gueule quand ça me plaît pas, mais je n’ai jamais cassé la gueule à personne… Enfin si, une seule fois : j’étais en cinquième et un petit con m’avait traité de sale rital.

Monsieur Pivert vend de la lingerie fine en gros. Chaque matin il prend sa petite voiture, laisse longuement s’échauffer le diesel, s’élance au ralenti sur le petit goudron, en seconde, et file à soixante bornes ou plus rejoindre son travail. Il rentre tard.

Monsieur Pivert a tout juste dans les moins de trente ans.

Monsieur Pivert est déjà un petit vieux. Et sa jeune conne de Radegonde une sale vieille petite bique.

Oh le cubi ! J’en suis déjà au suivant, mais j’étais pas tout seul, je l’jure !

 

[NVDF (note venue du futur – 23 juillet 2015) : Monsieur Pivert et sa Radegonde sont les biomormons dont je cause dans l’article lié.]

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LE SITACYP

NVDF (Note Venue Du Futur − 22 juillet 2015)

Je mets à profit cet été pour intégrer l’antique Sitacyp à l’Icyp : l’idée me trottait dans la tête depuis un vieux bail et Aglaia a eu la même il y a quelque temps. Car depuis que j’ai appuyé la première fois sur le bouton de mise en ligne il y a quatorze ans tout rond, ça ne s’est jamais arrêté.

Comme je l’écrivais à l’époque : « j’écris tout au jour le jour et quand ça me chante; je modifie et je biffe, je rajoute et je fais ce que je veux; rien n’est définitif ou alors je le dis. », c’est ce que je fais en restaurant cette copie à ma manière. D’abord il est impossible de rendre la présentation d’alors et puis certains textes n’étaient que des ébauches reprises ou non par la suite sur l’Icyp. Et le Web à énormément changé − en pire − depuis ces temps reculés où nous n’étions qu’une douzaine dans la sphère francophone à conter nos vies et celles de nos contemporains sur ce support encore tout frais, qui pue la charogne et la fiente de corbeau actuellement. Je ne peux plus m’offrir le luxe de tout coucher par écrit brut de fonderie, ayant eu à en pâtir à compter de 2009, comme vous pouvez le lire dans ce billet-journal ainsi que sur la page d’accueil de ce qui reste du Sitacyp originel

La structure même est totalement chamboulée afin de s’harmoniser avec le tout. Les illustrations − de piètre qualité à l’origine − sont scannées à nouveau sur du matériel moderne, les liens originaux renvoient vers des articles récents et j’en rédigerai de tout neufs en rapport avec tel ou tel sujet abordé sur le Sitacyp, et cætera. Les liens serviront de fil d’Ariane pour se déplacer dans ce gentil chaos, qui se construira au fur et à mesure jusqu’à ce que la sauce soit parfaitement liée.

Après cette page d’accueil reconstituée en partie présentement, je broderai à partir de mon journal de bord de l’époque − la rubrique « Au jour le jour » − : c’était l’épine dorsale du Sitacyp et c’est ce qui, je pense, permettra de restaurer au mieux son ambiance.

Il ne sera pas possible de commenter jusqu’à ce billet inaugurant le Blogacyp en  juillet 2006, puisque le Sitacyp était un site statique, sans système de commentaires − j’échangeais avec mes lecteurs par e-mail.

E la nave va :


14 Juillet 2001…

« Car je n’ai pas l’intention d’y aller autrement qu’au marteau-piqueur…. »

le site à cyp’   [ sitacyp ]

Écrivain en ligne et à l’œil

La vie est un roman, le Sitacyp aussi; en l’écrivant je m’octroie le droit de mentir. Les personnages et les événements relatés sur ce site sont fictifs. Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite…

Le Site à Cyp’ résulte d’un constat : les éditeurs, c’est de la merde ; l’immense majorité en fait : de nos jours ils ne sont souvent plus autre chose que nos macs. De là à vouloir affirmer que certains auteurs en sont les putes, il n’y a qu’un pas que je franchis à l’aise…  J’ai tâté du polar, je sais de quoi je cause (Pour Cigogne le Glas, paru dans la série du Poulpe aux éditions Baleine en 99). Querelles idéologiques à la mords-moi-le-nœud entre vieux gauchos rances et pue du bec. À force de vouloir faire du roman popu, les mecs en arrivent à ne plus savoir quoi écrire, sinon du remâché nullard, du livre pas fini, du brouillon pâteux, du non-livre… Et je m’abstiens de causer de l’édition classique, repère de culs pincés et de vieilles biques.

J’ai renoncé à proposer mes bouquins il y a peu déjà quelque temps : soit on me refuse, soit on m’entube. De nos jours il vaut mieux se payer le luxe d’offrir ses textes gratos au public que de mendier le privilège d’être imprimé pour quatre prunes et de passer inaperçu au profit d’auteurs parfaitement nuls, voire illisibles, mais potes au boss et prêts à exhiber leurs chicots devant la première caméra qui passe, tendre leur glotte au premier micro venu. Et pourvus d’un putain de carnet d’adresses… J’écris, il faut que cela vous suffise. Et c’est *gratuit* ici ; sinon pour les éditeurs qui y tiendraient vraiment − Ah! les masos −  : c’est 20 pour cent sur le prix de vente hors taxes et rien de moins.

Et puis l’Internet est fait pour la littérature ; c’est une machine à texte au départ et rien d’autre. Il s’y trouve la seule vraie littérature du moment. Elle a bel et bien fui le papier ces temps derniers, et c’est tant mieux.

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Tous mes écrits  − y compris ma traduction de ‘la Liste’ et toutes les illustrations du Sitacyp© − sont ma propriété et je n’autorise personne à les reproduire sans mon autorisation explicite et écrite, et ce par quelque moyen que ce soit.

Le Site à Cyp’ est entièrement conçu et réalisé à l’ancienne par bibicyp’ tout seul ; on n’y trouvera pas la moindre resucée venant d’ailleurs − sauf pour de la bonne littérature en ligne −, ni pour les textes ni pour les illustrations, qui émanent tous de l’auteur, sauf mention contraire.

Je remercie le Centre National du Livre qui m’a octroyé une bourse de 40 000 francs en décembre 2001, ce qui nous a permis de ne pas crever la dalle jusqu’en août 2003. Depuis, on se démerde en se serrant la ceinture…

Et je remercie surtout et avant tous les autres mon frère de cœur Alain P. sans lequel rien ne serait possible. Des comme ça il ne s’en trouve qu’un dans une vie et c’est alors qu’on s’estime heureux… Un seul, comme un bijou précieux. À lui seul il m’empêche de sombrer dans la misanthropie. C’est pour dire. Et pourtant.

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Enfin, le Sitacyp est un site résolument sans télévision.

« La télé rend con et vieux, le livre jeune et intelligent. »

Michel Serres (La Dépêche du Midi du 2 janvier 2006)

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