Archives par tag : Ginkoland

Faim de moi difficile

 

Joindre les deux bouts : crispation maxillaire, trismus et claquements de dents. Grincements quand ça coince aux entournures. On voit venir de loin que ce sera tout cuit, râpé bien avant terme échu. La fin des haricots par dessus le marché ; la grande perdition,[1] quoi… 

Soyons raisonnables, ne prophétisons plus la fin du monde, mais la fin du mois (difficile), ou la faim du moi[2]

Et la fin du moi c’est le penser contre soi[3] … 

Ce micro billet a été manufacturé à partir de commentaires recyclés. 

E la nave va…

  1. Prophétisée à tout bout de champ par le Yéti d’Ubu89. []
  2. commentaire de Miss Peggy sur le fil précédent. []
  3. Allusion de Ginkoland à ce commentaire de Blandine Grosjean défendant l’indéfendable sur Ubu89, et à ce billet de Mouloud Akkouche. []
Publié dans Déconnologie, Tout court | Autres mots-clefs : , , , , | 1436 commentaires

Vraisemblables faux-semblants

C’est le bûcher des vaniteux : ils y flamboient dans un grésillement de graisse d’ego qui réchauffe le cœur de l’observateur, refroidi par l’époque, plutôt glaciale malgré le réchauffement global.

Tout est parade et paraître, emballage et carrosserie; rhétorique et vacuité, fatuité, crépi lissé en enduit de façade. Masque et costard empesé de rigueur à l’entrée. À la sortie aussi ; tout le temps et partout ils ne sont pas eux-mêmes puisqu’en réalité ils sont si peu : le temps n’est plus à l’être ou l’avoir mais au semblant. Tout est en toc.

Pas tout. Pas tout le monde. Mais on y vient vite, à l’enveloppement général. Emballez-moi ça vite fait : cachez ce vide que je ne saurais voir sous des phrases calebasses.

Comme ils n’ont rien en stock, ils s’inventent des vies imaginaires : héroïnes de séries télévisées, mannequins en plastique rosâtre ou princesses guerrières pseudo-gothiques ; révolutionnaires aux yeux injectés de sang ou ultra-nationalistes à l’arbre généalogiquement pur de la souche aux radicelles ; ingénieur ou philosophe : l’important c’est d’avoir l’air vrai ; indigné, docte et impeccablement dans les clous ; droit dans son rôle comme dans ses bottes de sept lieues en cuir de buffle équitable non maltraité pendant l’abattage.

À se parer ainsi de toutes les vertus, non seulement ils ont l’air con, mais ils le sont pour de bon.

***

C’est trop crevant de jouer double jeu comme ces connards, alors je le fais pas… je préfère écrire de joyeuses conneries en compagnie de mes bons amis bien vivants ;-)

Ce tout petit billet de rien du tout m’a été inspiré − entre autres − par un commentaire l’illustrant parfaitement, qu’on peut trouver ici : CLIC

E la nave va…

Publié dans Déconnologie, Spectacle, Trouducologie | Autres mots-clefs : , | 1268 commentaires

DE BOUSE LES DAMNÉS DE LA TERRE

Il existe de nombreux profils pour empêcher toute construction politique, de l’ambitieux charismatique à l’idéaliste binaire en passant par le malcomprenant congénital, le procédurier à l’affut du moindre mot, de la petite virgule qui n’est pas à sa place et qu’il conviendrait d’amender sur le champ.

Et l’éjaculateur précoce de l’action pour qui rien ne vaut l’improvisation, celle qui mène immanquablement au fiasco, tant qu’on a l’ivresse hein ! Le calimero victimaire, le fort en gueule, le béat bisounours jusqu’au-boutiste coûte que coûte, l’amateur de complots en tout genre, forcément mondiaux, forcément de ceux qui mèneront à l’éradication de l’espèce humaine toute entière.

Mais le plus emblématique, toujours à l’affut du moment idéal, telle une tique impassible qui sait bien qu’elle l’aura sa ration de sang; c’est le gniasse politique.

Il est une synthèse des nombreux éléments qui perturbent inlassablement toute forme de débat au fond, celui pour qui le seul leitmotiv, l’œuvre de sa vie, c’est de s’attacher à détruire toute autre forme de pensée que la sienne.

Entre autres signes de reconnaissance, leur regard canin, tantôt qui tient de l’épagneul ou en un éclair d’agressivité, celui d’un rottweiller enragé, et dans leurs sourires forcés ils ne peuvent s’empêcher de laisser apparaître une canine ; toujours les mêmes.

Rien n’est plus propice pour eux que les périodes de trouble, alors si nous n’y prenons pas garde, demain, le gniasse sera le genre humain.

E la nave va…

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CYPOUCALYPSE NOW

Illustration originale : © Cyp Luraghi 2011Pur diamant dedans ; croûte anthracite : des milliards d’années terrestres de cuisson et de grand gel, projeté à toute berzingue vers une cible à percuter dont il ignore tout et elle itou : l’astéroïde CYP58 trace sa route dans l’éther sans tralala.

En ouvrant les yeux ce matin après la première lichée de café et fumée de clope, ma Poule de Cristal[1] s’est mise à glousser : signe indubitable de grand événement imminent. Grand, il l’est assurément : son diamètre se compte en nombres[2] et sa masse écrasante.

Rangez votre calendrier maya : on va se manger l’astéroïde CYP58 en pleine poire, ça fera pas un pli. Un trou par contre oui, ça fera : extinction des espèces en vue, je vous le dis. Même pas sûr que l’oligarchie du NOM résiste a ce choc. Pourtant elle a prévu le coup, l’oligarchie du NOM : abris souterrains géants enfouis au tréfonds des cratons granitiques, reliés entre eux par un réseau de galeries creusées dans le plus grand secret par des esclaves élevés sous la mère[3] , dûment profanés et martyrisés dès leur prime enfance par des violenteurs satanistes francs-maçons trotskystes islamo-sionistes illuminati[4] dont les réseaux font frémir la trouducosphère©[5] depuis l’an 1 de l’ère Google.

L’oligarchie du NOM crèvera comme des rats elle aussi : ce ne sera que justice. Bien fait !

J’ai donc le pénible devoir de vous informer qu’on va tous y passer : CYP58 entrera en collision d’ici peu : crès crès peu. Nous vivons nos derniers quarts d’heure lotois[6] et seuls les bienheureux lecteurs de l’Ici-Blog sont à présent au jus de ce qui nous pend au coin du bec…

Et seuls les déconnologues distingués seront sauvés.

Les autres assisteront, impuissants, au fabuleux bouquet final que nous promet la pénétration fracassante dans l’atmosphère, de ce boulet mahousse. Bien fait pour eux aussi !

Hé oui chères sœurettes et frérots mignonnets : nous allons trouver ensemble le moyen de nous sauver, car la Déconnologie Pilotique© (lamorillienne) trouve toujours solution à tout, y compris à l’inéluctable collision de l’astéroïde CYP58.

Bon ben c’est pas pour dire, mais allez hop : aux commentaires, les déconnos : y pas une minute à perdre ! Sauvons nous !

Sur une idée de Ginkoland (entre autres). 

E la nave va…

  1. Un jour, je vous conterai son histoire, qui est édifiante. []
  2. Ma Poule de Cristal est aussi nulle en maths que son maître : elle ne donne jamais de chiffres par peur du ridicule. []
  3. Myriam, épouse Thénardier. []
  4. Et compagnie. []
  5. Voir dans le Lexique, tout là-haut. []
  6. Une année gasconne à un lustre près. []
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NI VELUS NI SOUMIS

Illustration originale de Pierre Auclerc - © 2011

En exclusivité pour l’Ici-Blog j’ai l’honneur de vous présenter le Manifeste des « Ni velus ni soumis », face au poids grandissant de la société matriarcale, les récentes avancées du mouvement mâliniste© sont mises à mal par les femmes et leur tendance clitocrate avérée.

Regardez donc les pauvres hommes, contraints de regarder précautionneusement le sol pour éviter le regard inquisiteur d’une femme, de peur de passer pour de gros libidineux la bave aux lèvres.

Désolé mesdames mais les mâlinistes refusent d’être cantonnés à ce statut de bourrins reproducteurs, et assimilés au comique de comptoir de fin de soirée avec ses blagues graveleuses devant son pastis et un bol de cahouettes.

Vous y avez cru hein ? Pourtant rien de tel qu’un plaidoyer absurde pour démontrer l’absurde.

P’têt bien que nous aussi nous en avons assez d’être jaugés, mesurés, décortiqués, analysés, scrutés comme des souris de laboratoire, classés par catégories, du « mec bien » en passant par le « salaud » ou simplement le « bon coup » pour la soirée.

Les mâlinistes se réservent le droit de ne pas rentrer dans le « penser contre soi »,[1] si cher aux tenants du gloubiboulga ambiant de la non-pensée du vivre ensemble entre schizophrènes.

Alors donc, pour le bien-être commun, il faudrait ne serait-ce qu’un instant, se mettre dans la peau d’une harpie frustrée élevée dans un monde de poupée qui n’a jamais existé que dans l’esprit pervers d’une mère supérieure ou celle de son mec anéanti à la base par son éducation testorestonée, qui ne l’a mené qu’à la misère sexuelle et à un besoin de domination incontrôlable qu’il ne pourra jamais vraiment satisfaire, tout englué dans ses frustrations glauques qu’il sera.

Est-ce vraiment ça le message des féministes, les vrais, celles et ceux qui ont fait avancer la société, qui ont offert des droits véritables à la femme, et donc à l’homme ?

Parce que la femme est un homme comme un[e] autre, et inversement.

E la nave va…

  1. Lire le billet lié « Les déconcombres ». []
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