Archives par tag : Gentillesse

Billet dur

 

Gentil, ça va bien jusqu’à un certain point ; au delà c’est pure connerie. Jouer au con gentillet, je le fais en certaines circonstances pour tester le potentiel de saloperie d’un méchant individu : c’est rarement décevant. À prêter ainsi le flanc, c’est commun de se faire lacérer les côtes ; mais ce n’est que superficiel et l’étude tant palpitante des caractères humains mérite bien de se choper quelques égratignures au passage, comme le mollet du randonneur sur un chemin, accroché par une ronce. 

Le méchant, il convient de l’éradiquer de toutes manières : c’est un fléau pour l’humanité. La vilenie crasse est sa nature profonde et contrairement à nous autres n’aimant rien tant qu’échanger des amabilités et s’offrir mutuellement réconfort, chaleur et bon plaisir, le méchant ne fait rien pour contrarier sa nuisibilité.  Qui s’exerce depuis le cœur de son vortex dont la puissance centripète happe et broie l’autre en face. Tel que cannibale, le méchant ingère sa substance afin de s’en attribuer ses qualités, sans payer de sa propre personne pour les acquérir. Une fois le gentilhomme épuisé par son vampirisme, le malfaisant le laisse exsangue et en rejette l’inconsommable, à l’instar d’un trou noir recrachant. Qu’à notre échelle nous appelons un trouduc. 

Et du misérable trouduc il s’en ramasse à la pelle dans le beau monde comme dans le tiers et le quart : c’est denrée banale. La plupart cependant n’est constituée que de sales petits cons désagréables : des qui se la pètent et ne pensent qu’à leur sale petite gueule, mais ne possèdent pas la masse critique leur permettant de devenir de fieffés salopards. L’électeur moyen de Murène Lapine en est un bon représentant. Mais il s’en trouve en moindre proportion dans toutes les nuances du spectre visible jusqu’au delà de la boutique à Mélenchon. Lequel est tout aussi odieux par nature que cette basse vilaine et le gniaf en son temps.[1] 

Là, les socialos ont l’air gentil, mais je ne m’y fie pas : des socialos pétris de méchanceté, j’en ai eu connu plus d’un. Donc je veux bien encore faire le gentil jusqu’à dimanche prochain : dès le lendemain, j’enfilerai ma bogue de guerre et les guetterai au tournant, posé sur leur chemin toutes épines dehors, attendant leurs tendres petons tout rosés. 

En partant d’une idée de lamorille ici : clic

E la nave va…

  1. Heureusement révolu depuis le 6 mai. []
Publié dans Déconnologie, Pilotique, Trouducologie | Autres mots-clefs : , , , , , , , | 1486 commentaires

Coup de bélier

© Ginkoland 2010 - Tritouillage : Cyprien Luraghi

L’ange Gabriel a été très très gentil avec la petite Marie. Mais alors vraiment gentil de chez gentil. Nicolas Preum’s est super gentil avec le populo : plus gentil que lui tu meurs. Heureusement, il a su rester vivant afin que nous le remercions encore et encore de sa formidable gentillesse.

Car il a gentiment sauvé la France : on s’en rend bien compte au quotidien. Nous dégueulons de richesses : grâces lui soient rendues. Nicolas Preum’s est notre ange Gabriel à toutes et tous. Et il a sa petite Marie lui aussi. Reste à voir venir le fruit de ses entrailles. Prions. En 2012 peut-être, comme le prédisent nos amis mayas.

Tout le monde est si gentil. Les poteaux électriques lotois[1] eux-mêmes ont décidé d’être gentils en évitant la bagnole de Ginkoland, hier au soir à quelques bornes de la Maison de l’Horreur de Puycity. Gentils comme des moutons, les poteaux lotois. D’ailleurs le jour d’hier était celui des moutons : symboles de la gentillesse par excellence.

Et trois petits jours avant l’Aïd, était célébrée en grandes pompes[2] la Journée Mondiale de la Gentillesse. Décidément, 2010 est une année super gentille. Tout roule ma poule sur la Bouboule : zéro guerre à l’horizon, le monde entier se fait la bise et l’Humanité affiche béatement son sourire le plus resplendissant, brillant de toutes ses dents.

Le gouvernement au grand complet se divertit gaiement au Palais : ses dignes membres jouent aux chaises musicales en se passant la pommade l’un, l’autre gentiment ; de dehors le citoyen se pâme de ravissement au doux babil ministériel émanant de ces murs sévères. Il se rend ensuite à son travail la joie au cœur, heureux d’être si bien tondu par de si bienveillants dirigeants.

C’est bien d’être gentil, décidément : on aurait dû y songer bien avant. Combien de boucheries comme celle de Verdun auraient été épargnées ? Alors que de nos jours règnent en maîtresses incontestées la Paix et la Concorde, ce sombre et lourd passé guerrier n’est plus qu’un vilain cauchemar évanescent, heureusement.

Ainsi je préconise à titre prophylactique que nos mâles − naturellement belliqueux − pratiquent assidûment la visitation des maries ainsi que celle des gabriels itou : car le sexe des anges a depuis bien longtemps suscité l’intérêt et une curiosité toute naturelle et de bon aloi… et réserve bien des surprises. Ainsi bien occupés, le monde mènera son train de sénateur très gentiment jusqu’au septième ciel.

***

Sur une idée de Marina (entre autres).

E la nave va…

 

  1. Majoritairement de modèle 1962. []
  2. Du 49 comme celles de Ben. []
Publié dans Déconnologie | Autres mots-clefs : , , , , , , , , , | 507 commentaires

Monsieur Ah bon…

© Cyprien Luraghi - 1979

 

Il n’avait qu’un seul défaut : il conduisait comme un pied. On le reconnaît à trois choses : Sa façon de serrer la main et de se mettre très près, face à vous. Dans les yeux. Sa manière de dire : Ah bon. Avec le Ah qui remonte à la fin, et le bon qui tombe et traînaille un tout petit peu. Sa gentillesse unique au monde. Ça nous change bien des affreux jojos de l’étage en dessous. L’homme aux quatre carnets d’adresses a été longtemps mon plus cher ami. Là, il dort entre Paris et Lausanne. On a bien failli se viander deux fois, cette nuit-là. Je ne sais pas ce qu’il devient depuis trois lustres, mais je ne me fais pas de mouron. Il y a un rapport entre ce que j’écris maintenant et la discussion que j’ai eu chez IDC aujourd’hui…

© Cyprien Luraghi - 1979

© Cyprien Luraghi - 1979

 

 

 

Publié dans Humain | Autres mots-clefs : , , , | 24 commentaires
Aller à la barre d’outils