Archives par tag : Fruits et légumes

ÉLAN DU CŒUR

 

Plus un rond en caisse : fauchés comme les blés tous autant qu’on est, de la base au sommet : ça fait maigre à tous les étages de la pyramide. Carême et ceinture pour tous pendant toute la durée du lent naufrage.

Les gros rupins, dans un élan de solidarité internationale formidable, ont drastiquement réduit leur train de vie, à l’instar de leur populo. Ils ont viré les trois-quarts de leur petit personnel et du bétail dans leurs usines. Admirable et radical beau geste.

Il ne leur reste plus que quelques radis. Et un peu de beurre.

En partant d’un com de Miss Peggy ici : CLIC

E la nave va…

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C’est dans la boîte

 

D’abord il y a les grues cendrées : elles sont passées hier. Et ensuite le vent du Nord, le mazout, les bûches de chêne et les chaussettes en laine. Et les conserves en bocaux et le congélo ras le couvercle, le macérat de calendula dans le bahut à la cambuse, les gros rideaux et le repli au cœur de la tente de pierre à tuiles canal, et au dessus dans le ciel de zinc les trompettes à plumes qui s’éloignent rive sud.

Et les factures, les nouvelles gabelles, le contrôle technique de la bagnole, la bise et le glagla au dehors. Et nous comme dans un chausson, parés, fins prêts pour la grande traversée. Buffet garni d’épicerie, direction le printemps à petite vapeur.

C’est nul l’hiver surtout après en avoir perdu l’habitude à vivre tropicalisé. Nul et dur et rudasse, et long et froid et très mouillé. Les Népalais ont un mot pour ça qui fait défaut à notre langue : chisô.[1] Les mois des os tout froids, chapkas et paréos molletonnés, gros habits en gros tissus.

L’hiver non. L’hibernation oui. Une fois compris ça tout va mieux. Des fois il faut vingt ans : c’est mon cas. C’est tout naturel en réalité ; mais une hibernation tout éveillée parce qu’on n’est pas des pipistrelles immobiles à sang d’antigel.

***

La moitié du temps les vivants du septentrion se la couleraient douce à grignoter les fruits de l’été le dos collé au poêle, à s’oindre de doux liniments et se taper la cloche. De temps en temps pour se dégourdir les papattes, les uns iraient se coller les pieds sous la table des les autres et c’est tout et ce serait très bien comme ça.

L’économie serait heureuse comme jamais, de profiter enfin des congés payés après s’être tant décarcassée à emmerder le monde. On n’entendrait plus claironner le Président : quel bonheur. L’apaisement général réduirait considérablement le taux de maladie et l’ulcère de la Sécu se refermerait, laissant apparaître une légère cicatrice rose jolie : signe indubitable de sa guérison.

Les méchants cons feraient toujours leurs sempiternelles merderies, mais au ralenti, presque imperceptiblement… juste de quoi se préserver jusqu’à leur éruption printanière après avoir mûri tout l’hiver. Et là nous les percerons comme des boutons de fièvre[2] et… et… et… [stridulations de réveille-matin made in China]

E la nave va ;-)

  1. Se prononce « tchisso ». []
  2. © Liger []
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LA BANDE À CYP

 

Dans mon billet précédent, je me foutais de la poire des jérémiades du Yéti − blogueur sur Ubu89 − et bien évidemment le Yéti n’a pas apprécié : c’est logique. Je n’écris pas pour plaire et ne m’attends pas à autre chose que d’en prendre plein les lunettes en retour. Lire ce qu’il nous m’envoie dans les gencives ici : CLIC.

Bonne poire pour sûr, ma pomme… et j’en ai une bonne en retour aussi, de poire.[1] Chargée à l’acide satirique.

Mais bon : je suis pas tout seul dans ce cas parce que nous sommes une bande − ou meute − et que j’en suis de manière connement naturelle, le chef désigné par les tristes poires et autres phénomènes gniasseux. Mais une bande de quoi ? et qui sont ces désignateurs ?

D’abord un désignateur vise le chef désigné, sinon ça n’en est pas un. Vachement pratique, le chef désigné : ça évite de trop réfléchir. M’enfin j’assume : puisqu’ils le disent tous autant qu’ils sont, ces gniasses, alors pourquoi ne pas être un vrai chef de bande comme ils disent si bien ? Ou mieux, de meute : les désignateurs adorent parler de meute, pour désigner les déconnologues distingués se foutant de leur poires ridicules en ribambelle.

Si c’est le prix a payer pour le ticket d’entrée à la cabane de foire pour le jeu de massacre de ces pompeux cornichons à la chantilly cloutée : je suis leur homme, toujours partant ; leur blouson noir, hippie, immobiliste railleur,[2] anarchiste de droite,[3] sataniste pédotrotskyste à revenus occultes, harceleur de harcelées professionnelles[4] et tout ce qui leur passera par la tête : plus ce sera gros, plus ça me fera rigoler et comme le rire est bon pour la santé, hein…

***

Au début j’ai eu un peu de mal à m’y faire : c’était surprenant et assez désagréable de s’en manger plein des dents gratis, parce que Machinette ou Bidulon de l’Icyp, s’étaient attirés les foudres de Cacador et Indignette sur le forum d’Ubu89 alors que j’y étais même pas [m’ sieur Pion].

Mais là je le dis tout net : ça m’amuse beaucoup. Ce petit bal masqué ridicule qu’est l’internet pour la majorité des gens qui s’y exhibent. Ce théatricule sur la scène duquel ça se pose là, chacun bien campé dans son rôle et sérieux comme pape. Sérieux : c’est ça leur truc. Si t’es pas sérieux t’es foutu, de nos jours. Le monde est une affaire sérieuse et il n’est pas question d’en rigoler sinon couic.

Même à propos d’articles parfaitement débiles, il faut écrire des choses sérieuses et deviser doctement de ces débileries avec des connards masqués pontifiants à mort. Sinon bye bye. Les vengeurs masqués rappliqueront et se chargeront de vous tailler une e-réputation sur mesure. Je sais tout ça : tapez mon nom sur Google et vous pigerez vite que le Luraghi de l’Icyp est au moins aussi vil que Blondeau Georges Jacques Babylas.[5]

Or donc ça a non seulement fini par me foutre la bonne humeur au beau fixe, mais aussi à m’épater de manière permanente en constatant que mes désignateurs les plus fervents, étaient de toutes sortes : de l’intellectuel bobeauf de gauche enculturé à la bignole sous neuroleptiques abrutie devant sa télé poubelle en passant par les cas psys tamponnés sur l’œuf.

Justement : c’est cet édifiant spectacle de ces désignateurs si unis dans leur cause commune qui me réjouit tant : quel plaisir délicieux que de les voir dans le même sac, en effet. Je tiens là le bon bout de la queue du Mickey au manège : c’est qu’ils se prennent tous au sérieux, eux.

Pas moi, pas nous : Ici on se fend la poire pour un rien, et même qu’on se gausse des malheurs du monde parce qu’ils sont bien assez chiants comme ça et qu’on n’y est pour rien. Et moi au premier rang en bon chef de bande de zazous.

Jusqu’ici sur Terre
Un homme pouvait être
Blanc ou noir ou jaune
Ou rouge et puis c’est tout
Mais une autre race
Est en train d’apparaître
C’est les Zazous, C’est les Zazous…

(Brigitte Fontaine : extrait de « Zazous »)

E la nave va…

 

  1. À gauche sur l’illustration. []
  2. © Kebra []
  3. © Brogilo []
  4. © Jexomil, Pipirella et la Gloglo − voir dans le Lexique []
  5. Le vil Vil dans les œuvres de Marcel Gotlib : CLIC []
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EMPULLONS LES FRIMAS !

 

J’ai du poil aux pattes

Et tout plein au cu-u-u-le

Pour tricoter des pulls

Et garder la patate

Loin des canicu-u-u-les

C’est super au poil-eu

La laine de tubercule

Et l’hiver je l’enpu-u-ulle

Ohé ! ohé !

 

En partant d’un com de Liger ici : CLIC  (les musicos de l’Icyp sauront certainement inventer une mélodie à ce chant guerrier ;-)

E la nave va…

 

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LE VER MINE

Asticot dans une pêche du jardin d'Annie - © Cyprien Luraghi 2011

600 commentaires en à peine plus de 24 heures sous le billet précédent… on n’est pas muets du bout des doigts, les amis ;-)

Je suis pris de court : en temps ordinaire, le nouveau billet (qui n’est pas de moi) aurait été mis en ligne cette nuit au plus tôt… mais ce ne sont pas des temps tout à fait ordinaires : l’Ici-Blog, bien que naviguant en solitaire sur l’océan des octets de l’internet, se voit fréquenté par de plus en plus de monde : à la fois simples lecteurs et passagers embarqués en route. 

Et là, à la fois commandant de bord, − ou patron de troquet, comme on voudra − mécanicien, soutier et cuistot… ça fait beaucoup pour un seul homme. Donc je publie à la hâte ce petit billet de délestage, qui me laissera le temps de tenter de colmater les fuites de notre petit navire, et de traquer la vermine grignotant sa coque : car il y a plus d’un bug à résoudre, dont un particulièrement pénible dans le système de commentaires. 

Or donc : salut le monde… e la nave va !

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