Archives par tag : Félicité-Mafoi

C’est bien le diable…

Illustration originale de Pierre Auclerc © 2010

Le Diable est mon copain. En fait c’est un mec sympa ; on a beaucoup dit de mal sur lui mais faut jamais croire les grenouilles de bénitiers coassant et médisant de toutes et tous, toujours.

Le Diable est facile à l’entretien : jamais malade, toujours ardent à la tâche et guilleret dans tous les cas, en toute circonstance. En outre, la maisonnée profite de sa bonne chaleur naturelle, aux frimas venus. Économies de combustible fossile et fissile garantie et par les temps qui courent, ce n’est pas rien.

Et puis pour ce qui est de voler à ma rescousse en cas de pépin, il ne me fait jamais défaut, lui. Ni ne m’engueule jamais quand je fais des conneries ; pas comme le Dieu sympa comme une porte de taule des neuneuthéistes : celui-là, tu peux te brosser pour compter sur lui quand le péril se pointe et que nécessité fait loi ; genre je me carapate et démerde-toi.

Et puis le Diable est naturellement stérile : pas besoin de retrousser les manches pour zigouiller deux portées annuelles de diablotins duveteux : no sex. Pourtant il est réputé lubrique, mais c’est là vile calomnie ; une perdue dans les myriades qu’il trimbale en guise de réputation. Je peux attester de sa vertu ; certes il joue très bien de la queue, mais pour fouetter la crème et les chats seulement : rien que de bien humain.

Alors comme il vaut mieux bon petit diable que mauvais grands dieux, j’invite à un joyeux sabbat dans les catacombes de l’Ici-Blog pour la bonne et simple raison qu’aujourd’hui nous fêtons les anniversaires de Félicité et Sambucus.

E la nave va…

 

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C’est la Vie ?

Illustration © Cyprien Luraghi 2009

Félicité nous signale que lamorille manque à l’appel, dans les commentaires du billet précédent…

En effet, après avoir longtemps tergiversé et constaté son absence, j’ai décidé d’y voir de plus près, car sans lamorille, la vie n’est pas envisageable. Sans sa sporée, que serions-nous ?

J’ai donc branché mon gros ordinateur sur ceux des agences spatiales des différents continents, et après les avoir hacké les doigts dans le nez, j’ai dévié plusieurs sondes intersidérales de leur trajet initial grâce à mes pouvoirs informagiques – Jissé, Jexiste et une blogueuse récemment passée à la maison pourront vous le confirmer : j’espionne leurs pécés depuis mon QG-bloghaus.[1]

L’exploration fut des plus palpitantes : je pris avantage de l’effet-boomerang de Io, dans la banlieue de Jupiter pour partir à la recherche de toute forme de vie de type lamorillienne, au delà du système solaire…

Tvashtar Caldera en éruption sur Io - © http://wanderingspace.net

Survolant cet astre à face de pizza, au risque d’y crasher l’astronef, je rebondis dans le vide et, une fois la banlieue solaire dépassée, j’appuyai sur le champignon que je calais avec un parpaing de passage dans l’habitacle : les joies de l’hyperespace s’ouvraient enfin à moi. J’ai fêté ça modestement, seul, incompris ; mais avec l’exaltation au cœur de celui qui œuvre pour la Communauté et se donne à Elle en un éblouissant potlatch multicolore.

Tvashtar Caldera sur Io - © Ricardo Nunes et Jason Pery

Et enfin, quelques trop longs instant d’infinité plus loin et tard – puisque c’est ça, le continuum spatio-temporel dont on nous gonfle les bouboules –, j’eus enfin en vue la planète tant désirée… celle où je soupçonnais la présence de la Vie qui Va comme elle Vient, prônée par notre grand-maître en déconnologie lui-même : le champipi suprême.

Mais hélas, il me fallut me rendre à l’évidence : nulle âme ici, dans cet univers de falaises mordorées aux gouffres abritant des lacs gelés…

Le Spore était ailleurs ; introuvable et fuyant…

  1. Lire le billet lié. []
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