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FOIREUSES FULGURANCES

Animation maison extraite de "Salo ou les 120 journées de Sodome" de Pasolini.

Mangia la merda !

Le gniaf a des fulgurances.

(traduire : dès qu’il sort du texte qu’on lui a écrit, il dit une connerie monumentale ; si, si, vérifiez …)

Ça le prend comme une soudaine envie de chier, c’est irrépressible ; il a d’ailleurs souvent la mimique de circonstance. On se souvient de l’inénarrable suppression de la taxe professionnelle qui a engendré une usine à gaz dont je vous passe les détails : de la merde comme s’il en pleuvait.

Il y eut également (putain , comme une grosse et soudaine envie de chier encore) « Il n’y aura plus d’école le samedi (et démerdez-vous avec ça) »

Comme pour la taxe professionnelle, des connard d’élus bénévoles ont planché pendant des heures pour quadraturer le cercle, harcelé au téléphone des fonctionnaires aussi peu renseignés qu’eux (Quand le gniaf a envie de chier, ça urge), les instit’s ont convoqué les parents, les élus le personnel communal, les services des transports scolaires départementaux se sont arraché les cheveux.

Une vraie chierie , pour résoudre le problème il avait même pondu un texte réglementaire autorisant à réduire de deux heures par semaine le temps de travail des employés communaux dans les écoles avec diminution de salaire équivalente.

Le gniaf est un brave homme qui conchie le smicard. Quand le gniaf a une colique, il faut des dizaines de milliers d’heures de boulot pour répondre à sa lubie, des centaines de milliers peut-être. L’en a rien à péter le gniaf du boulot bénévole, il ne sait même pas que ça existe. Tous les concernés confondus ont demandé un moratoire, mais quand le gniaf a envie de chier, il se torche avec les demandes de moratoire.

Et deux ans après, quand tout le monde a constaté de visu, mais sans en avoir jamais douté, que la semaine d’école de quatre jours est une connerie, on parle de revenir dessus. Allez, des dizaines de milliers d’heures en perspective …avec des dizaines de milliers de fonctionnaires en moins pour aider les connards de bénévoles.

Avec les fulgurances du gniaf, on n’a pas fini d’en chier.

E la nave va…

 

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Filer doux

C’est dedans que ça se passe.

Dehors c’est chaud, c’est sale et les mouches collent aux commissures.

Cagnard-poussière ou blizzard d’enfer via la moite touffeur, chacun selon sa latitude a droit à son lot d’intempéries.

Alors rien de mieux qu’une bonne incruste à la maison en attendant que les éléments daignent se tempérer.

Tel les termites nous passons le plus clair de notre temps à l’ombre ; c’est là que s’élaborent au mieux nos élixirs de sapience, les sucs de notre race.

C’est dedans, après avoir tombé les outils du jour, que les vieux fourbus instruisent la jeunesse des plaisirs et dangers du vaste et tempétueux dehors.

En s’approchant de l’huis on entend de gais babils et puis parfois des rodomontades et des ronflons de grosses voix… et des claquements de dents de lait dans le lointain comme des castagnettes. C’est le son de l’éducation, qui ressemble à s’y méprendre à celui d’une bouteille pleine se déversant  à gros glouglous dans une fiole vide… et plus le niveau monte, moins ça fait de bruit…

***

Homère, sous le précédent billet : (cliquez longuement pour aller le lire dans son contexte) :

 

Ce serait un chouette thème de discussion, l’éducation des mômes : comment chacun fait ou a fait avec les siens, et ce que ça donne, et ce résultat, que doit-il − à l’éducation formellement transmise – aux qualités des mômes – à ce qu’ils ressentent de la façon de vivre et de penser des adultes autour d’eux – à la stimulation de leur propre intelligence/curiosité/créativité… etc…

Quand j’explique un truc à la mienne, j’en arrive toujours naturellement à relativiser l’information transmise, en lui expliquant que bon, on pense que c’est comme ça mais peut-être qu’on trouvera un jour une meilleure explication puisque de toute façon il est impossible de tout expliquer. Et ça la rassure vachement de savoir que rien n’est absolument certain.

Pour l’autorité et la discipline, je lui explique que pas de bol, c’est comme ça, je suis le chef et en attendant elle ne peut rien faire d’autre que de m’obéir, même quand je suis très con, et quand je serais décati, ce sera l’inverse…

***

Billet-express de nuit pas prévu au programme, mais vu l’abondance de commentaires sous le précédent, mieux vaut continuer la causette sous celui-ci.

C’est parti.

Top banzaï ! 

[hurlement de turbines en piqué dans le lointain]

 

Publié dans Pilotique, Tout Venant | Autres mots-clefs : , | 737 commentaires
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