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Gauche Marrie

N.D. - Illustration © Pierre Auclerc - 2010

Je loue la Gauche française : ô dieux qu’est-ce qu’elle est con et pas sympa, avec son air de sainte nitouche et son hygiénisme de bon aloi : elle me sort par les trous de nez, pour dire.

Et con en plus, et super péteuse. Méchante comme pas permis, et triste à chialer. Bête comme ses pieds aussi, niaise, bornée : la Gauche française est une connasse de première classe. Tout à fait aussi niaise que la vierge Marie : l’espoir concon de la barbe à papa; mais alors un papa sévère et juste inspirant la crainte et engendrant le rampement.

Voilà, c’est dit : je ne peux pas blairer la Gauche. Française, s’entend. Pour les autres gauches je ne sais pas… enfin : j’ai bien connu la Gauche indienne et népalaise et je suis formel : elles ne sont pas aussi merdiques que la Gauche française. Garanti sur facture. Entre Baburam Bhattarai[1] et DSK, il y a comme qui dirait un gouffre. Même entre lui et un Mélenchon, qui est pourtant ce qu’il y a de plus officiellement à gauche en France avec Besancenot, il y a le puissant Himalaya dressé.

La Gauche française, on dirait la Droite. Elle est même pire que la Droite, c’est ça qui est moche. Voyez chez les écrivains : Daeninckx, Pouy et compagnie : chez eux libertaire et sectaire ne font qu’un. Que du blabla; sinon pour le reste je préfère encore grattouiller un chien galeux que de me frotter le lard à leur couenne de petits Fouquier-Tinville : comme ces petits gauchos de merde qu’on croise sur les forums de la presse de gauche : prompts à te qualifier d’infâme dès lors que tu marches les pieds au sec à côté de leur ornière fangeuse.

Obsédés par les luttes passées comme s’ils les avaient menées alors qu’ils n’ont rien fait de leurs dix doigts que noircir du papier ou saloper le blanc de leurs écrans d’ordinos : petits bureaucrates calibreurs de la pensée autorisée. Sans leur imprimatur, te voici rapidou collé à l’Index et pointé du doigt comme c’est arrivé au petit fâcheux Marc-Édouard Nabe.

Comme ces journalistes de la gauche française, sous-produits tartreux d’une Révolution de placard à balais dont ils ont adopté les manches à force d’y séjourner : des petites putasses à mentalité d’épiciers cassant du sucre à qui mieux-mieux sur Sarko et son gang alors qu’ils sont et font exactement pareil.

Alors le jeu est déjà joué, pas la peine de se prendre le chou : dans moins de deux ans on va se farcir la Gauche des roses-bruns après s’être fadés la Droite caca d’oie : je frétille d’avance à l’idée d’allumer ce tas d’éteints en leur plantant un cierge dans le fondement, je peux vous dire.

***

Et ma grève illimitée des coms est terminée, toutes mes non-revendications ayant été satisfaites au delà de mes plus folles espérances.

E la nave va…

 

  1. L’idéologue coco-mao népalais… lire ICI (en anglais). []
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100 déc’

Arrangement et photographie © François Deloncle - 2010« Bidonnant & Dramatique »

Longtemps, ce fut la devise de l’Ici-Blog qui ne s’appelait pas l’Ici-Blog, mais le Blogacyp. Et puis j’ai viré la devise, comme j’ai viré le mot « écrivain » de devant mon nom, sous l’enseigne.

Longtemps aussi j’ai écrit sur des grands forums : d’abord sur Minitel,[1] puis sur les antiques newsgroups de Usenet[2] et enfin sur Internet il y a neuf ans avec le Sitacyp. C’était pas terrible, le premier internet. Là c’est un peu mieux : on peut commenter les conneries du Kondukator de service directement, juste en dessous du billet.

Un billet + des commentaires = un blog. Simple.

Je m’y suis mis en 2006. Au début c’était mon petit camp de base et j’allais me dégourdir les papattes sur les grands forums[3]  par périodes − toujours intensément. Mais toujours fermement basé Ici, où j’adore mitonner mes petites priapées tragicomiques.

Et puis j’en ai eu marre des grands boulevards alors depuis 100 billets et 301 jours je suis Ici et pas ailleurs[4] …et l’ailleurs a déboulé Ici en masse compacte et bien que je me sois dit que ça n’était qu’un feu de paille, je m’étais planté : ça ne débande pas.

Évidemment il faut alimenter la machine : au bout de quelques centaines de commentaires, ça rame comme on dit. La page a du mal à se charger… on patine dans le miel au ralenti… mais malgré cette lenteur, ça continue à papoter comme si de rien n’était. De tout on cause, jamais de rien.

Rien n’est plus chiant que le rien. L’insignifiant ; le rien d’un débat télévisé avec un ancien ministre fossilisé et un philosophe sans le moindre comédon pour accrocher nos regards vides. Autant commenter la météo, comme nous le suggérait not’ Prophète Numebert VI[5] : c’est mieux que rien.

J’ai aimé les grands forums parce qu’on y rigolait considérablement ; mais ça s’est réduit en peau de chagrin, aux commissures.

Dans pas longtemps en France, il n’y aura plus que des blogueurs gentiment alignés et triés sur le volet ; il faudra une carte d’accréditation ou quelque chose dans le genre.

Il faut pas déconner. Fini la rigolade.

À mon commandement : commentez !

Repos.

Tu salues tes copains sur le forum après ta journée de boulot : pénalité ! hors-sujet ! deux points en moins. Circulez.

T’envoies bouler l’aut’ folle (Ajout du 26 septembre 2015 : ce lien n’est désormais accessible qu’aux membres de l’Icyp : plus de précisions sur cette déséquilibrée en lisant les deux derniers “billets liés”, voir au pied de ce billet…) qui te colle au train avec sa parano et croit dur comme fer que la mafia et les trotskistes veulent l’assassiner ? Signalé ! À dégager !

Tu dis sans penser à mal des gros mots genre bougnoule, négro, enculé, tarlouze et que sais-je encore qui donne du goût à la langue et tu pratiques le second degré : éliminé ! en Sibérie direct !

***

Alors voilà : Ici c’est le fameux Café du Commerce de l’internet.

Ce lieu mythique que les blogueurs sérieux raillent le nez pincé, domaine obscur des abominables digresseurs et des Intouchables déconnologues[6] ; le troquet dont on pointe du doigt les clients au comptoir en se moquant d’eux en douce, quand il ont le dos tourné. Gros cons de droite et petits cons de gauche le coude sur le zinc, à siroter en chœur. Tu parles d’un spectacle.

Le truc rigolo planté dans le mur gris : c’est Ici.

Ici on peut. Alors j’Ici, j’y reste.

E la nave va…

  1. Dès 1978, une amie strasbourgeoise ayant possédé un des 150 premiers terminaux. []
  2. L’ancêtre d’Internet : CLIC.  []
  3. Principalement le défunt blog de campagne de DSK , puis sur Rue89. []
  4. Ou si peu que ça compte pas ;-) []
  5. l’Homme au Camille d’Or. []
  6. Qui sont souvent les mêmes. []
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CHOSE ROSE

© Cyprien Luraghi 2007

 

C‘est elle qu’on voit quand on est ivres, et c’est un éléphant.

Ou peut-être un verrat doté d’une trompette,
si l’on est ne serait-ce qu’un peu
libidineux.
Le socialo français et fin beurré
la tronche plaquée épicéa
après une triste bacchanale
suivie d’une raouste électorale
la voit en flou dans son vomi

la chose rose

s’éloigner dans le caniveau.

*

Et l’inhaleur cannabinique,
le haschischin, lui,
que voit-il
au travers de son kief
et sa fumée ?

Il voit la boule rouge tout au fond
et ne jette pas un œil
au porciderme
qu’il sait être l’écume
d’une volute de pensée fugace.

Il voit un globe de loukoum opalescent
et il a faim.

*

 

J’ai replié en quatre les feuilles d’essuie-mains qui m’ont servi de fond ; j’ai remis la brosse à ongles-éléphant à sa place, sur le rebord du lavabo ; j’ai collé la tomate au congélo. J’en ai toute une collection, conservée à – 20° C.

C’est pour les sauces.

Ou bien pour foutre dans la gueule des piloticiens, parce que je trouve que Noël Godin l’Entarteur est bien trop doux avec le gang de macs qui nous gouverne.

CONGELONS NOS TOMATES !

Et les œufs dans la foulée, tant qu’on y est. Et les tartes. Même les pauvres peuvent le faire : l’hiver promet d’être rude. Vont se congeler toutes seules, vu que vous n’avez pas de mazout dans la cuve… Du rouge ! Du rouge ! Toujours du rouge.

Et le machin rose qui trompine, là-devant, qu’est-ce qu’on en fait ?
Et puis d’abord c’est quoi ?
Le socialisme du réel ? C’est ça, hein ?

Une brosse à ongles-éléphant made in China.

Eh bien voilà : le socialisme fait les ongles propres et je peux toujours me brosser avec.
C’est mou, c’est rose jambon et ça fait pouic quand on appuie dessus. 

Publié dans Déconnologie, Pilotique, Tout court | Autres mots-clefs : , , | 2 commentaires

RÉGULARISONS !

© Shanti Devi Luraghi 2007

 

Le Kondukator d’ici-blog[1] est magnanime : à l’occasion de la survenue officielle de la caillante annuelle, annoncée à grands klaxons de grues cendrées et de camions-citernes de mazout à soixante-neuf centimes le litron, suivi par le rituel du décrochage du ruban à mouches et de l’allumage du Saint Poêle, ainsi que par la célébration de la fête de Diwali, Sa Grandeur Cypounet Premier décrète qu’il dotera de papiers ceux qui sont sans, et ce même s’ils sont six cent mille.

Ils en voulaient, il en auront !
Des pa-piers ! des pa-piers !

Car la parole du Kondukator est d’or, tandis que celle du Sâr Kőzy endort, tant elle est molle et qu’il est mou et que celle du Grand Konduk émeut et émollit la plus pâle âmelette.

On te leur collera des papiers, je vous dis même pas ; et on te les collera dessus, tant qu’on y est…

Et après les Sans-Papiers
Nous ferons les Sans-Abris.
Et même les Sans-Culottes.
Et aussi les Sans-Lits…

Je t’en collerai, moi, des papiers ! 

  1. NVDF : première mention d’Ici-Blog. []
Publié dans Déconnologie, Édits Vespéraux, Humain, Pilotique | Autres mots-clefs : , , , , , , , | 4 commentaires
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