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~ 666 666 ~

Illustration © Cyprien Luraghi 2017 - ICYP

Quel rapport entre le titre de ce billet et son illustration ? Aucun. Ne cherchez pas, ce serait peine perdue. Non, ce n’est pas une allusion à la double bête de l’Apocalypse à laquelle croient les doubles gogos. Et idem : il n’y a pas le moindre lien entre ce nombre et le moindre chou. Malgré le fait irréfragable qu’un lien existe bel et bien sur ce chou. Ne vous fiez pas à votre intuition : c’est une conne. Pourtant je sens bien que cette conne vous titille les neurones. C’est chose normale d’intuiter, je sais bien puisqu’il m’arrive assez souvent de le faire, même qu’à l’instant présent j’intuite plus que de raison afin de pondre ce billet post solsticial. Justement, à peine passée la canicule, bientôt les frimas avec les nuits à rallonge. Donc du chou au souper, légume roboratif s’il en est. Surtout farci et ceint de barde. Et ficelé dans les règles de l’art du shibari.

Les cent cinquante mots du paragraphe précédent n’ont qu’un but : en étant disséminés de par la planète et le truchement des moteurs de recherche de l’internet, attirer les gogos croyant dur comme fer à leur connasse d’intuition, afin qu’ils en déduisent des tas de conneries pas croyables. Car si un chouille d’intuition est signe indubitable d’humanité, ne pas boucler la gueule à cette conne en la hachant menu à l’esprit critique est signe de connerie irréductible. Or un des buts de la Déconnologie est précisément de se foutre de la poire des trous du cul de la Trouducosphère. Qui sont légions par les temps qui courent. Lire leurs étalages de conneries est un plaisir de fin gourmet.

Plutôt qu’être partie prenante dans le concert planétaire des consternés et des indignés fustigeant le raz-de-marée de nouvelles bidons, de mensonges grotesques, d’associations d’idées et de liens foireux, autant rire de ces pauvres choux. Pour ce que le rire est le propre de l’homme.

En attendant, puisqu’on est entre nous icy, je vous le dis tout net : c’est sous ce billet que sera commis le 666 666ème commentaire.

Rajouti du 2 juillet : c’est Zebao qui a commis le 666 666ème commentaire de l’Icyp :

…E la nave va… ![1]

 

  1. Framboise92 vient d’ajouter dans les commentaires : « Du chou… et la rave va. » []
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Rue89, c’est enfin fini !

Il y a six ans et des poussettes, je publiais un billet intitulé « C’est pas bientôt fini ? » avec cette même illustration, mal torchée à l’arrache en tritouillant la couverture du dernier numéro de la première série d’Actuel en 75. Je l’avais dénichée ici (page d’archive) : CLIC.

À l’époque, Rue89 − Ubu89 pour les intimes − avait le vent en poupe : des centaines de commentateurs se pressaient dans ce qu’on appelait entre nous, les soutes ou les catacombes. Ça rigolait en ribambelle, ça se foutait sur la gueule à la récré, ça se grognait au museau entre nazis et gauchistes hirsutes. Quelques cas psychiatriques tamponnés sur l’œuf ajoutaient une touche de surréalisme à l’ambiance. C’était vivant, quoi. Alors que là c’est mort de chez mort. Le 19 de ce mois, il y a eu le grand basculement : après une lente et pénible agonie phagocyteuse, tout est passé sur les serveurs du Nouvel Observateur. Et puis la mort.

Août 2009, c’est aussi le mois où ça avait commencé à dépoter sérieux icy. Depuis, c’est trois cents commentaires par jour mini sans débander. On vient de dépasser les six cent mille. Les commentaires. Par lesquels tout avait commencé. Au tout début de l’internet à la fin des années 80. Avant le règne des images puis des sites persos, de la presse en ligne, des blogs, de la vidéo, des réseaux sociaux et des applis de mes couilles. On ne disait pas encore un commentaire, mais un post. Dans une discussion. Très important, la discussion. Toute la nuance est là : à partir du moment où ces discussions se sont retrouvées accrochées au bas des articles de la presse en ligne, adieu la liberté. En haut, un ersatz de maître d’école : le chroniqueur, le blogueur ou le journaliste. En bas : les élèves bien alignés. Entre les deux : le modérateur chargé, à l’aide d’une machette rouillée, de faire régner l’ordre.

Icy, c’est la même mécanique, sauf qu’il n’y a pas d’ordre, ni au singulier ni au pluriel, ni dans aucun sens de ce terme. Il y a les billets en haut, et en bas les commentaires. Et un moteur pour propulser tout ça sur l’océan Octétique. Mais chacun y fait ce qui lui plaît et il n’y a ni modérateur, ni machette. Icy c’est libre. Comme au tout début de l’internet. N’entre pas qui veut, ceci dit. C’est ça le secret de la meilleure soupe dans la vieille marmite. Parce que ce qui fonctionnait si bien au temps où on n’était qu’une poignée de pelés sur le réseau, n’est plus possible aujourd’hui : dans la foule anonyme, des égrégores et autres créatures individues et méphitiques pullulent, farcis de mauvaises intentions de toutes sortes. Ceux-là c’est niet. Ça, je l’ai compris il y a très longtemps. Trop tard toutefois. Car il m’en a cuit. Non obstant, ma grande naïveté ne m’a pas perdu, bien au contraire. C’est en se faisant gruger, entuber, arnaquer, maltraiter aussi, qu’on finit ou non par percuter. J’ai percuté, donc. Une cervelle, ça sert à ça, fut-elle tout ce qu’il y a de plus ordinaire. C’est à se cloîtrer qu’on perd son sel. C’est à se claquemurer, à se retrancher, à se reclure, à s’emmurer. C’est à maintenir huis clos, à scruter la rue furtivement derrière ses rideaux, à guetter l’ennemi dans la crainte. Qu’on devient con au mieux et fou au pire.

Icy c’est vivant. Et Rue89 est mortellement mort. Les quatre millions huit cent mille commentaires depuis mai 2007 : morts. Engloutis. Comme s’ils n’avaient jamais existé. Comme si les commentateurs n’avaient eu aucun être. Comme si la vie elle-même ne vivait pas. Un tel aveuglement mérite la plus vive admiration. Respect, chapeau bas : une telle indifférence pour celles et ceux qui les ont soutenus pendant presque dix ans, c’est beau, c’est grand, c’est une forme d’empathie innovante. Et je ne parle pas pour moi. Parce que franchement, ça ne me fait ni chaud ni froid qu’Ubu89 soit mort comme un rat crevé, vu que le roi Ubu régnait sur une Pologne qui n’existait même pas. Pas plus que l’internet de Rue89, qui n’a jamais existé.

…E la nave va !

 

 

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…e la nave va…

Illustration de Pierre Auclerc - © 2010

Il y a neuf ans bien sonnés j’ouvrais le Sitacyp en braillant : « les éditeurs, c’est de la merde ! » dès la page d’accueil. Ma machine à écrire avait soudain une imprimerie accolée au bout de la page : l’internet. Comme l’infâme boîte à rythmes et les radios pirates des années 70 avaient un son dégueulasse mais l’immense mérite de coûter que dalle et de permettre la naissance de nouvelles manières ; la littérature y perdait tout autant qu’elle y gagnait.

Elle y perdait en langueurs et en longueur, puisque rien n’est plus chiant que se manger un pavé sur l’écran. Et y gagnait considérablement en fraîcheur. En écrivant sur l’internet en lieu et place de papier, l’écrivain devenait véritablement public. En 2001 nous étions douze, pas un de plus, à balancer la purée en français sur le réseau et s’il n’en reste qu’un je suis celui-là.

Maintenant tout le monde fait ça : deux millions six cent mille scripteurs rien que sur Overblog ; voyez-vous ça. Sans parler de Facebook. Rien que des gros machins où tout un chacun raconte ses petits machins du jour. Et se fait ses mélis-mélos, ses embrouillaminis. Complots et prises de bec, bécotages et mamours.  Ragots et bruits de chiottes.

Agora devenue place de Grève : voilà l’internet de 2010.

Cet internet n’est pas le mien : je n’y étais venu que pour écrire, rien d’autre. Et puis je me suis fait happer par les forums. Un piège mortel : tu fous le doigt dans l’engrenage et tout le reste suit et passe à la moulinette.

En 2005 déjà, j’avais coupé toute communication avec le public sur le Sitacyp : en ce temps on correspondait par mail et hors le cercle restreint des lecteurs au long cours ça ne présentait que peu d’intérêt. J’avais viré l’adresse de contact. Simple. Il y avait toujours autant de monde, mais on me foutait la paix. J’écrivais et c’est tout. Après tout c’est la raison d’être de notre race : écrire.

Et puis il y eut le Blogacyp l’année suivante et jusqu’à l’an dernier. Un blog. Pas un site. C’est-à-dire que sur un site, non seulement tu écris, mais en plus tu te farcis un travail pas marrant du tout de mise en forme à chaque page. Alors que sur un blog, tu te défonces un bon coup la caisse au moment de la mise en ligne, et puis après c’est très simple : tu écris ton texte, tu vas chercher l’illustration et tu la places et tu envoies. Zéro maquette.

Alors évidemment, le blog est livré avec un système de commentaires : c’est la règle. Tu les actives ou pas. Comme à partir de ce billet où il n’est plus possible de commenter : clic, fini.

Au début il y en avait très peu et tout baignait dans l’huile. Je me fous totalement que les gens commentent ou pas mes billets. Oui : rien à branler. Je n’écris pas pour qu’on me passe la pommade ou qu’on me balance des parpaings dans la gueule : j’écris parce que j’écris et c’est pas autrement. Faut pas chercher plus loin : c’est ni pour la gloire ni pour le fric, mais pour le plaisir.

Et j’écris aussi sur le Net parce que le Net, c’est l’écriture. Devise longtemps et fièrement proclamée sur mon site et mon blog. Juste devise ; du moins je le pensais jusqu’à peu : parce que oui, les ordinateurs sont avant tout des machines à écrire, et oui j’ai parfois croisé de merveilleux artistes du clavier sur de simples forums, mais non : parce que le grand raz de marée des médiocres a tout noyé dans l’entre temps.

Ce temps que j’ai passé à me dégourdir les papattes sur les forums. D’abord sur celui du défunt site de campagne de DSK en 2007, puis dans les catacombes de Rue89 (dm). Hé oui, parce que quand tu lis une phrase mortelle d’un comme lamorille, tu n’as qu’une seule envie : t’embaucher dans l’escadrille et chatouiller le Roger Velu dans la joie et l’ébullition.

Mais ce n’est pas possible : les forums-boulevards sont super fliqués. Bien que j’aie un ami (simple) flic, je me méfie de la police. Le flic de base est plutôt très con en moyenne, aussi bien sur le pavé que sur les grandes artères de l’internet.

Alors petit à petit, le Blogacyp est devenu l’exutoire, le troquet d’en face où on se lâche après une rude journée de taf bien chiant. Depuis un an et demi, ça ne débande plus au comptoir : je ponds un billet toutes les deux, trois nuits et c’est deux cent coms par jour sinon rien.

Cent mille coms au bout du compte. 102857 précisément.

E la nave va…

Sauf que la nave n’était pas prévue pour ça au départ. Alors j’avais eu l’idée de créer un multi-blog. Un genre de magazine sans les actualités avec chacun sa case à remplir : Hors-Sujet. Avec Dul on s’était lancés dans l’aventure l’an dernier, et puis Dul a jeté l’éponge en cours de route et je me suis retrouvé tout seul dans la salle des machines[1] et à l’écritoire.

La Déconnologie Pilotique (lamorillienne) était lancée dans la Joie, pourfendant le tristos, surenculant le biomormon au Poteau 62.[2] J’en étais le Kondukator Kosmoplanétaire et les disciplettes[3] m’adulaient en se tordant les poignets.

C’est ainsi que le Blogacyp est devenu l’Ici-Blog l’an dernier. Passer d’écrivain en ligne à kondukator n’est pas une mince affaire. D’abord on se retrouve avec une variété craignos d’hémorroïdes collés au cul : trolls malveillants, gros jaloux, fous véritables et furieux, qui tous vous vouent aux gémonies. À trop fréquenter les grands forums on chope des bêbêtes. Qu’on peut même ramener Ici.

Avec l’intrusion de Facebook[4] la contamination de l’Ici-Blog devenait inévitable… et elle n’a pas été évitée. C’est pour cette raison et elle seule que j’ai clos les commentaires. Les miasmes de Facebook Ici, pas question. Rien à foutre de cette chiasse. L’Ici-Blog n’est la succursale de rien du tout.  Facebook, c’est bon pour ceux qui n’ont pas d’idées propres. Tout le monde y fait à peu près la même chose : copier la moindre idée originale et se faire mousser avec en l’exhibant devant ses zamis.

Vous pouvez êtres sûr que d’ici peu les idées originales de l’Ici-Blog seront photocopiées sur Facebook. Je vois ça d’Ici : un groupe « Déconnologie » sur Facebook. Ha ! Ha !

Rien que d’y songer je rigole.

N’empêche que j’ai pas trouvé d’autre moyen d’échapper à la facebookisation des esprits, que de verrouiller les commentaires Ici et de reprendre possession de ma créature : mon écritoire. Peut-être qu’un jour je rouvrirai les commentaires, mais j’attendrai pour ça qu’on soit en comité réduit. Je continuerai à écrire Ici comme ça me chantera ; comme ça me chantait avant. Avant la mi-août de l’an passé… avant les 167 derniers billets.

Et je n’aime pas la routine, et là c’était bien parti pour. Les derniers billets étaient trop faciles à pondre : mauvais signe. Dans ces cas-là je fais toujours pareil depuis toujours : je passe à autre chose. Je casse ou je me casse.

Alors autre chose il y aura mais pas Ici.

J’ai déjà une idée. Toute fraîche, toute neuve et toute con. Vous verrez. Dans pas longtemps. Gardez l’œil et le bon ;-)

Maintenant le kondukator de l’Ici-Blog sort de la petite scène. Le spectacle est fini. Le Spectacle est partout.

L’amitié aux vrais amis et le Poteau 62 dans le cul des faux-culs !

E la nave va…

***

Ce billet est dédié à Captain Beefheart qui s’est tiré ailleurs l’autre jour.

  1. L’Ici-Blog est hébergé sur un serveur indépendant et je me tape l’entretien. []
  2. Han, han ! []
  3. Mes groupies agralantes. []
  4. Le cancer de l’internet. []
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एक लाख (Un Lakh)

Illustration © Pierre Auclerc 2010

Un lakh = cent mille dans le système de numération indien.

Un lakh de commentairess en vue sur l’Ici-Blog… la frime. Le chiffre qui tue : cent mille. Ouaouaouh ; faites péter la roteuse : les compteurs sont au taquet, petits mickeys…

Rien à branler, des chiffres. Rien ne m’emmerde plus dans la vie que les chiffres. Alors cent mille ou autre, ça me laisse de glace. L’important c’est la moelle du com. Le chiffre c’est son nonosse, au com.

J’aime bien les Indiens dont les grands chiffres ont des noms spécialement créés pour : le lakh, le crore[1] … c’est plus humain tout de suite : un lakh c’est comme mille balles : on comprend immédiatement ce qu’on peut faire avec.

Idem avec le coup des cent mille coms, qui n’évoque que triste courbe et fade camembert de banquier : alors qu’en pensant à un lakh de coms, on ressent immédiatement au tréfonds de sa fibre tout l’effort que ça représente. Le temps aussi : un lakh de minutes, ça en fait un sacré, de bout de temps passé à massacrer joyeusement nos malheureux claviers : 69 journées de 24 heures. Mais on peut tranquillement multiplier par cinq et des poussières pour mieux coller à la réalité : un an quasiment rond en arrondissant bien rondement les angles mous.

Alors voilà : il y aura un lakhième com sur l’Ici-Blog le 3 décembre, on peut compter dessus. Et ça sera la foire, comme tous les vendredis :

 

© Cyp Luraghi 2010

 

Dans le monde entier ce sera la foire, comme tous les vendredis et les six autres jours de la semaine. C’est la foire tous les jours, sur la planète. Pas moyen de s’y ennuyer : il s’y passe toujours quelque chose de joyeux. Vous l’entendez, ce long soupir de jouissance orgastique résonnant aux quatre horizons en continu, flottant tout au dessus du bourdon de la guerre ?

Partout où nos regards se posent, c’est la foire du vendredi. En Haïti c’est la fiesta mahousse, à Cuba la nouba d’enfer et à Guantanamo on danse la Guantanamera, comme de bien entendu ; en costume orange, derrière les hautes grilles. Des deux côtés de toutes les grilles du monde entier on festoie. Le gniaf  (( © Tjeri. Le tyranneau actuel du Régime Français. )) lui-même fait la bringue au Palais : il boit du jus d’oranges en regardant danser les majordomes. Et les bonniches, car il rêve de faire aussi fort que la bite à Berlu.

La moindre particule se la pète en tournoyant gaiement dans le vaste univers[2] : le lakhième com se pointe à l’horizon de l’Ici-Blog.

E la nave va, donc.

 

  1. Dix millions. []
  2. Au vide plein de Plein. []
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Système Clos

Objet soudé de Patrick le Dinh


 Quand la pensée humaine viendra aux machines

il se peut qu’elles n’aient plus le goût
de rester emboîtées
dans la ferraille
et sous la rouille
que le règne des mammifères
leur avait préconçues
à son image
d’amibes en bande organisée
avec des os
pour tronc commun.

Il est possible aussi que les machines de la pensée
ajustent leur technologie
afin de vibrer dans l’éther
en gazouillant gaiement
loin du cuivre et du silicium
irrigués d’électrons.

On ne sait pas si ce n’est pas déjà le cas.
Allez savoir : on ne s’en rendrait même pas compte.

Déjà qu’on ne sait pas encore qu’on est un seul et même
être de six milliards.

***

 

Sur une idée de Pablo, qui demandait sur le forum :

« Peut-on considérer un système informatique comme un système clos ? » 

[NVDF] Ce billet est le premier d’une longue série… celle partant des commentaires pour créer des billets.

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