Archives par tag : Chant de guerre

YES WE CAN !

© Cyprien Luraghi 2008

Si les Ricains ont réussi à se débarrasser de cette crapule planétaire de Bush, il n’y a pas de raison pour que nous autres Français ne puissions pas remiser aux oubliettes de l’Histoire son ami Sarkolas, pour lequel je conçois le mépris le plus vif, tant pour son œuvre de destruction massive du système social, que pour sa personnalité, négation même du bel esprit des Montaigne, Rabelais, Villon et tant d’autres, cœurs palpitants de notre langue, notre culture.

 

Le 6 décembre, jour de la Saint Nicolas, maraboutons massivement !

 

Envoyez-moi vos photographies de poupées vaudoues antinicolesques dûment épinglées. Les créations personnelles sont furieusement encouragées.

Que cent mille blogs affichent leur dégoût de ce gouvernement inique !

Faites circuler l’information !

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À la Rue

Encore un billet sans illustration. Un billet noir.

Pendant deux mois, j’ai blogué sur Rue89 et puis aujourd’hui, j’arrête tout.

Je rouvre ma petite piaule : ça sent un peu la poussière et le renfermé ; j’ai plein de textes en attente : je suis chez moi.

Je n’ai plus envie de parler avec les autres, ni de pilotique, ni de quoi que ce soit ; j’ai uniquement envie d’écrire, seul et à ma façon.
Je n’ai pas d’amertume : je n’attendais rien en retour de la part de l’équipe de Rue89 : j’étais juste un blogueur parmi les autres, c’est-à-dire rien du tout.
J’ai appris plein de bonnes choses, comme d’habitude, mais là je me sens à l’étroit : j’ai fait le tour de leur petit îlot et comme je n’ai pas la mentalité d’un îlien, j’ai pris la poudre d’escampette et sauté dans la première chaloupe ; le courant m’a ramené ici, directement. Comme toujours.

Personne ne m’a viré ; je suis parti comme ça, les mains dans les poches et en sifflotant.
Je suis un chien qui batifole.

 

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Carrons-nous l’oignon !

© Annie Luraghi 2008

 

Béats, béants, bayant dans le bouillon,
la tête au seau, le col au chaud,
soyons benaises ;
la mayonnaise
attend nos abatis.

 

***

Dans le pays d’en-France, les autruches se sont très vite adaptées : faute de sable, un gros pot d’eau fait leur affaire.
Le sain et vivifiant climat de nos vertes contrées les a faits se rapetisser, peaufiner leur technique d’enfouissement cervelesque et d’anéantissement sensoriel : outre le rajout du plumage, le vidage devint vite une tradition obligée, suivi de la décollation, puis de la noyade, de l’ébullition, tout ça avec les cuisses écartées, offertes aux dents acérées et au chibre pénétrant du prédateur.

Plus soumis que ça, t’es même plus mort ; y a pas de mot pour qualifier.

Les autruches naines occidentales[1] croient cependant dur comme fer être les maîtres du très vaste univers, et qu’elles possèdent leur prédateur en imprégnant ses chairs des leurs et de leur petite âme. Elle croient ensuite renaître et s’échapper en étant chiées ; car tel est leur étrange credo de sectatrices du Grand Caquet.

N’ayant plus aucun bec à garnir, c’est au croupion qu’on lui carre l’oignon, ce qui la comble d’aise.

***

Dans la série la vie des bêtes, les virus sont assez épatants. Mais bon, à la guerre comme à la guerre : j’avais pas de photo de virus, alors j’ai pris une poule.

On fait c’qu’on peut avec c’qu’on a, d’abord…

CARRONS TOUS LES OIGNONS !

Cyp
Kondukator d’ici-blog

 

  1. Gallus gallica var. succulenculus. []
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Léopardo

© Cyprien Luraghi 2007

 

T’as vu ? T’as peur, hein ?

Les boules, les glandes et les chocottes
et tu fais dans ton froc.

Il te bouffe quand tu coupes la canne,
et charries les fagots de la forêt.
Il aime tes enfants en carpaccio
mais il est beau
et rutile et satine,
ronronne et fait sa frime

Il est plus fort que toi
c’est Dieu.
Tout ce qui est plus fort que toi est dieu
avec ou sans la majuscule.

Tu aimerais bien mater Léopardo
mais tu peux pas
et tu le fuis
tu te tailles dans les bois.

Alors tu te le tailles dans le bois,
comme ça, tu te le mets bien dans la poche.
Pour quand t’auras inventé la poche
et la paire.

***

Moi, je te dis ça de dix mille ans plus tard que toi…
Moi Tarzan, toi King-Kong.
Je suis dans ton futur, Untermensch !

On fait mieux de nos jours, cortex de gnou :
on en a inventé des vibrants, avec des piles dedans.
Et des idoles clignotantes, Jésus-Marie !  

Publié dans Déconnologie, Népal | Autres mots-clefs : , , | 7 commentaires

ENFONÇONS LE CLOU !

Scan © Cyprien Luraghi 2007

 

 

Le temps n’est plus au sucre d’orge

L’époque n’a plus le goût du bâton de réglisse

et encore moins celui de la guimauve.

Seul le clou pique et fixe.

Alors je n’ai qu’un mot :

Plantons !

 

  

Publié dans Déconnologie, Édits Vespéraux, Pilotique, Spectacle, Tout court | Mots-clefs : | 21 commentaires
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