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VENGEUR MASQUÉ

Caillou magik - cailloux arrangés et photographie de François Deloncle - © 2009« […] (estimation à la louche : ne me demandez pas de sources statistiques :-) 99% des gens qui ont tué un autre être humain l’on fait … en pensant bien faire en en trouvant cela parfaitement normal et justifié !!! […] »

Xavier de Ligonnès alias Ligo, Chevy et au moins deux autres pseudonymes[1] sur le forum de Cité Catholique le 18 mai 2010 (vers le milieu de la page) : CLIC

 

Depuis une quatorzaine d’années, je pèle les forums de l’internet : c’est le meilleur roman d’la vie du monde. Quand j’enquille un fil de discussion, c’est pour filer d’un bout à l’autre, et si un blog m’intrigue, c’est tout englouti jusqu’à la lie sinon rien.

Alors je ne répéterai pas les mêmes monceaux de conneries et autres saloperies graveleuses que la plupart des journaux ont raconté sur l’affaire de l’assassin très supposé de sa famille. Que les choses soient claires : le forum de Cité Catholique est peuplé en très grande majorité de braves gens et non pas comme des quarterons de pisse-copie l’ont partout claironné, d’intégristes craignos ou de mystiques exaltés fumeux du genre de la Gloglo. Bien que ce soit un fief intégriste, ça y cause de tas de trucs théologiques en tout bien, tout honneur et très paisiblement : point barre.

Mais ce qui m’a surtout intéressé, c’est le fait que Ligonnès soit un troll multicomptes − le seul de ce forum. Phénomène pénible et très peu étudié parce que réputé salissant par les tenanciers de forums, qui se contentent en général de les virer de manière répétitive, misant de manière irréfléchie sur leur lassitude face à ce rejet exprimé d’un clic sec, définitif et tranchant. Sauf que ça ne marche pas.

Tous les trolls multicomptes que j’ai pu croiser en quatorze ans d’internet se sont prouvés être des créatures particulièrement mauvaises et profondément malades de la cervelle.

Alors évidemment, je ne peux pas comparer un Ligonnès avec un Brogilo, la Bouse de Clichy et quelques autres phénomènes de foire du même acabit, dont nous parlons Ici de temps à autre, vu qu’ils nous collent au cul comme des hémorroïdes : cette engeance merdique ne détestant rien tant que les bons vivants à personnalité unique ; mais c’est exactement la même folle mécanique qui les anime, assassins en puissance ou simples gniasses paranoïdes.

Parce que c’est ça qui nous caractérise Ici, tous autant que nous sommes : il n’existe aucune différence entre les pseudonymes qui y écrivent et la chouette brochette en chair et en os qui se réjouit en grands raouts ou petits conclaves, coudes collés dessus et pieds dessous, une bonne vieille table en bois d’arbre et les yeux dans les yeux à papotipoter jusqu’à pas d’heure.

On n’est pas les seuls heureusement ; mais j’ai de plus en plus de doutes sur le fait que nous soyons encore majorité, sur l’internet. Qui prend des airs de nef des fous à toute allure.

Ces transformistes à personnalités fractionnées et fracturées sont tous en quête de quelque chose : Ligonnès d’une caution morale − qu’il n’a pas trouvée − à ses pulsions morbides ; Brogilo du pur plaisir pervers de meubler sa triste existence en menant un wargame atroce, jouant avec la vie des gens[2] ; et la Bouse de jouir de manière malsaine en pratiquant ses sports favoris qui sont ses seules raisons de vivre : la calomnie, la victimisation et le harcèlement à outrance avec ses deux alliées − Jexiste la corbaque de Brest et la coach Gloglo.

Et nous, blogueurs ordinaires et bêtement monoblocs, sommes bien démunis face à ces serial-craignos à faces multiples, qui peuvent porter réellement préjudice à tout un chacun, et que ça peut aller vraiment très loin et jusque dans la vie du dehors.

Parce qu’il n’existe pour l’heure aucun moyen technique valable de les identifier et que nous sommes contraints de naviguer dans leur sphère d’influence néfaste, que ça fout une putain d’ambiance de merde sur les forums… et que ça peut réellement tourner vinaigre et aller jusqu’à nous mettre en danger. Celles et ceux qui ont eu affaire à la gniasse Jexiste − la corbaque de Brest − et à la Bouse savent très bien de quoi je cause.

Les fous rigolos et gentils sur les forums : vous m’en rajouterez une douzaine bien dodue… mais les psychopathes et autres paranoïaques malveillants majeurs, c’est niet.

***

Là, sur le forum de Cité Catholique, tout le monde est correctement secoué en découvrant que le troll multicompte de service a zigouillé toute sa famille : en bons chrétiens ils se culpabilisent alors qu’il n’y a pas de quoi ; qui aurait pu deviner ce qu’il y avait de planqué derrière les avatars de Ligonnès ?

Tout le monde ou presque avait bien senti que le mec craignait de la couenne et le modérateur avait très correctement percuté et pris les mesures idoines ; mais personne ne pouvait prédire que ça se finirait de si affreuse manière. Il aurait fallu lire entre les lignes et prendre un temps considérable… et voir la chose sous un angle différent que celui que leur impose leur credo. Et ce qui est valable pour les cathos, est tout aussi pertinent pour n’importe quel autre forum, de quelque obédience qu’il soit. Faut avoir du recul pour se rendre compte de ce genre de choses, d’abord.

Sur l’internet bien des gens révèlent leurs tripes, dissimulés sous un semblant d’anonymat… jusqu’au jour où ça craque et pète et que les masques tombent. Les mêmes qui au dehors sont si propres sur eux et si polis qu’on leur donnerait le bon dieu sans confession.

Ne cherchez pas : il n’y a pas de signal d’alarme sur internet : c’est le grand shoot’em up et basta !

E la nave va…

  1. Je sais lesquels, mais démerdez-vous pour les trouver, non mais. []
  2. J’aurais bientôt l’occasion d’en reparler Ici plus en détail. []
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Sacré Cul

Illustration © Pierre Auclerc 2010La première chose qui frappe le voyageur : ils exhibent un homme sanguinolent à demi-nu sur des poteaux à leurs carrefours, sans vergogne.

Chez eux ça ne choque personne ; tout le monde ou quasi comme pense que c’est normal ; c’est admis. Mais pas les films de boules à la télévision à cause des petits enfants. Les meurtres en série aux heures de grande écoute oui, par contre : l’apologie de la violence criminelle est constitutionnelle de leur fruste culture aborigène.

Ils sont très fiers de leurs racines tordues, les louangeurs du prophète cloué en slip .

Des résidus de l’empire romain ils ont raclé le pire : la violence d’état ; le culte du sang versé pour étancher la sordide  pépie populacière. Et ils y ont rajouté la contrainte des sexes. Pas idiot : tu serres le kiki des gens et ils banderont et mouilleront pour toi, et empliront ton escarcelle. C’est ainsi qu’ils tiennent leurs fidèles : par les organes.

Ce sexe de leur prophète cadavérique, dont on devine aisément la forme sous le linge ; et puis ces pâmoisons orgastiques de leurs saintes martyres embrochées par des taureaux démontés : cela seulement émeut et meut leur nature et suscite leur rut.[1]

Tant qu’à faire ils auraient eu mieux fait de rester carrément romains, je trouve. On n’aurait pas sous nos yeux innocents ces icônes pornographiques de tous ces martyrs et ces pénitents exhibés dans la sanie des siècles. Ces célicoles bandulatoires et ces pucelles ahanantes.

Leur bon dieu est malin, leur dieu est le malin ; tantôt nunuchon loukoum suave et de gros tantinets maquereau libidineux, patron de bar à putes exotiques amoral et cruel ; pas facile de s’y retrouver dans cet embrouillamini de contredites.

Enfin : le voyageur doit s’attendre à croiser d’étranges us occasionnant au populations locales d’affligeantes tribulations. Sinon il reste chez lui et n’est pas un voyageur. Le voyageur peut même s’essayer aux mœurs brutales de ces rustauds christophiles, histoire de ne pas mourir idiot.

Mais la fréquentation des créatures de sacristies, ça va bien un temps : le boudin à tous les repas et par tous les orifices, non merci.

***

[décollage de soucoupe volante en direction d’Alpha Centauri dans le lointain ; fumôt de soupe aux choux]

 

  1. Voix off de Frédéric Mitterrand. []
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Caca sécot ? Cacao ?

Relique des vêtements de saint Léopold de Padoue - collec perso - © Cyp Luraghi 2010Il était tout petit − un mètre trente-cinq −, mal foutu dès le départ et il est devenu saint pour chrétiens, Léopol Mandic. J’ai un minuscule morceau de sa robe de capucin à la maison, sous pochette plastifiée :

Je l’ai retrouvée l’autre jour, coincée sous un pied de la table de travail à l’atelier, la relique. Six ans qu’elle devait y être collée : ratatinée.

Vu de près ça ressemble à un vieux buvard d’acide des années 70. On en mangerait presque. C’est peut-être hallucinogène, allez savoir. Ou alors c’est cacao, mais avec le compte-fils et le nez posé dessus c’est tout juste si on n’y voit pas grouiller les acariens comme sur un vieux Saint-Nectaire.

Ça appartenait à notre ami Philippe et je l’avais récupéré dans ses affaires après sa mort. Alors donc c’est ça, la bure. La fameuse bure franciscaine… genre grosse nippe de tibétain. Eux aussi ont des reliques ; d’ailleurs j’avais ramené un poil de scalp du yéti du monastère de Tengboche au Népal[1] de mes voyages et offerte à un neveu, qui l’a paumé aussi sec.

Le scalp du yéti à Tengboche- CC Wikimedia Commons

Cette manie de mettre en boîte ou de plastifier qu’ils ont, les relicolâtres…

J’avais soudoyé le moine de service ; enfin : fait une offrande généreuse aux frais du budget de Nouvelles Frontières[2] et il avait consenti à l’extraire de sa boîte après avoir défait le cadenas et à le présenter sur une étole blanche, à portée de main. Et là un poil s’est détaché pendant qu’il nous débitait son blabla et je ne l’ai pas lâché du regard, qui atterrissait mollement dans la poussière du gros plancher. Et hop, du bout des doigts jusque dans la poche ; pas vu pas pris. Une épaisse soie roussâtre.

Le yéti est un saint, dans son genre : il accomplit des actes remarquables et mène une vie exemplaire dans laquelle il en chie. Et, comme les saints des chrétiens, il fait peine à voir et produit d’excellentes reliques, monnayables sous forme d’espèces sonnantes et trébuchantes. Car tout se paye et les moines ont un estomac et le poil dans la main… et sur la peau sous forme de bure. Que l’on débite ensuite en confettis carrés, que l’on vend à l’encan, et cætera.

Des vies édifiantes… des vies de merde oui, je vous le dis. Je ne ferais yéti pour rien au monde et encore moins saint. Passer sa vie à se planquer de la compagnie des humains dans les montagnes gelées, très peu pour moi. Je préfère collectionner leurs reliques et vivre dans le lucre et le stupre en les imaginant, lascif, se mortifier dans leur luxe de macérations.

Le jeune Corentin[3] qui vient de voir le jour ne deviendra jamais yéti ni petit saint et ma prophétie ne peut être mise en doute : la relique sous plastique me l’a susurré à l’oreille ce soir, et son chuchotement est pontificalement infaillible.

Longue et belle et joyeuse vie petit coco !

[et on dit oui, chef.]

 

  1. Se prononce Teng-bo-tché. []
  2. Mon employeur de l’époque − les années 80 −. []
  3. Fils de not’ Pseudo. []
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Momo le mécano

Six jours sans. Enfin, pas sans bosser, en tout cas. Je suis en plein dans la paperasse : dossier RMI, demande de bourse au CNL (le Centre National du Livre) et d’une aide d’urgence auprès de l’assistante sociale de la SGDL.[1] C’est qu’on va droit dans le mur. Pour l’heure le compte en banque tient le choc mais avec l’hiver qui nous pend au bout du nez, on sait à quoi s’en tenir.

Annie est partie à Pouliviac chercher deux bouteilles de gaz : il va falloir se chauffer. Déjà les sweats ne sont plus de mise ; une grosse huitaine de frelons vient chaque soir s’échouer devant la grande porte et deux d’entre eux se sont introduits dans la cuisine, hier au soir, gazés par Annie aussi sec (j’en ai une peur mortelle, ayant été salement piqué par une de ces bestioles…). Premier brouillard. La vieille 4L qui refuse de décoller. Une batterie foutue de plus. Cent balles à la casse ou chez le Momo. Maurice est notre garageot au black. Pour 70 balles de l’heure il te répare ta caisse et si tu retrousses les manches c’est encore moins cher, surtout si tu serres les boulons, vu qu’il déteste ça. Précisons tout de même qu’il ne faut pas lui demander la lune, à Momo. Changer de moteur, d’amortos, de pneus, bricoler ci ou ça : d’accord. Mais pas régler un moteur, non. Mauricette vient de plaquer Momo l’autre jour, après seize ans de mariage. Il a tout d’abord cru qu’elle avait viré témoin de Jéhovah, mais non : elle s’est barrée avec un type qui en est, c’est tout. Je ne voudrais pas m’appeler Mauricette : le beaup’ est mort mais la vieille est toujours là. Et la mère Lapoutre, faut se la farcir, cette sorcière ultra-catho emballée dans son châle noir et aux cheveux sales. Faut se la faire quand on brosse la rouille, quand on revient du tabac ou des vignes : un reproche à pattes, pétulante de haine et de mépris à ses soixante-seize ans. Vieille bique. Et le Momo qui ne dit rien, le Momo fi-fils à sa môman et qui l’écoute, qui se laisse faire, qui se pèle les couilles dans son atelier glacial, qui se les crame en été sous la tôle du toit. Et les filles qui ont grandi, qui sont moins frustes et veulent bien d’un autre monde que le leur, si clos. Quinze et treize ans. Hier au soir j’ai installé l’ordinateur des filles. On s’était pointés chez Leclerc, mercredi. La mamie avait signé le chéquo, on avait choisi une belle machine à 5000 balles, plus les accessoires − sept mille trois cent francs en tout, réglés en billets de cent sortis d’une boîte à sucre en fer blanc− et j’avais passé le jeudi à la régler.

Les filles sont passées direct à Internet et nous à la cuisine.

− Et qu’est-ce que je te sers, Cyprien ?
− Ben t’as quoi ?
− Oh, tu sais, on n’est pas très apéro, nous autres.

Dans le salon nu Momo a ouvert le meuble en bois verni. Il y a du jaune et ça le fera bien. On passe à table. Momo a fait construire sa maison sans le moindre permis. Un jour la mairie lui a envoyé son papier de taxe d’habitation; ça voulait dire qu’on ne le ferait pas chier. Il a payé, en liquide. Momo n’a pas de compte en banque.

Ils habitaient le Nord, autrefois, tout près de la Belgique, quand ils sont descendus en 1961 à la retraite du père, un ancien cheminot qui avait dans l’idée de jouer au fermier. Les premières vaches leur vinrent et, quelques mois plus tard, la plupart d’entre elles crevèrent. Momo a un petit frère, barbichu comme un diable et coiffé d’une casquette de marin. Il paraît qu’il s’enfile ses ânesses. Mais c’est des on-dit. Y a que ça, dans la pampa.[2]

Après le sinistre épisode des vaches mortes (le véto étant venu achever les dernières), le vieux avait abandonné toute idée : il s’était replié chez lui, dans un bordel invraisemblable et une crasse idem ; vêtu d’un grand tablier bleu il arpentait rarement sa cour et je ne lui causais que peu. Et c’était réciproque. La seule fois qu’une lueur lui passa dans les yeux en ma présence fut quand je l’entretins de l’Inde et de ses trains à vapeur. Il avait eu un collègue dans les années 50, qui avait été envoyé là par la SNCF afin de former les chauffeurs indiens à la conduite de quelques locos made in France exportée à l’époque. Mais ce fut tout. La mère Lapoutre, elle, tournait autour de la voiture que nous réparions à deux, pour me parler de trucs fachos. Je ne lui rentrai pas dans le lard cependant. Avec Momo nous échangions des regards convenus, les avant-bras tartinés de cambouis. Et Mauricette se faisait agonir par la vioque, qu’elle soit là ou pas, toujours frottant les vieilles carrosseries, toujours à genoux.

D’une façon bien plus que symbolique, Momo n’a jamais rompu le cordon. À 14 ans il s’est mis à bricoler les mobs : il n’y avait que peu de ronds dans le ménage, la retraite du vieux ne suffisant pas à tout faire, alors il s’est mis à faire payer. Puis ce furent les premières 2CV, puis les 4L, les 204, etc. Et c’est ainsi que Momo fit une fixette sur la marque Peugeot. C’est d’ailleurs pour cela que nous roulons en 305 diesel (modèle 82). Comme ça, pas de problème : on sait que Lapoutre a les pièces et qu’il saura y faire.

Momo et Mauricette habitent à deux cent mètres de chez la vieille. Jusqu’à fort peu de temps, un câble souterrain transportant le 220 volts se tapait le fossé, creusé à trente centimètres, pour convoyer l’élec’ au logis de Lapoutre. Ainsi en allait-il pour le téléphone. Momo avait son portable ancré au mitan d’une poche du bleu, et répondait aux clients tel quel, casquette Ricard rivée au crâne, ledit portable étant relié à la ligne maternelle.

Mais j’aime bien Momo et sa famille. Tout le monde lui gerbe dessus mais pas moi. Tout le monde est bien heureux aussi de lui faire réparer sa caisse à peu de frais. 70 balles de l’heure au black. 250 balles le cardan monté, pièce incluse, et tout à l’avenant. Au pire il vous fera crédit.

*

En 82, Momo bosse en sifflant sur une 504 au moteur gras quand il sent une présence dans son dos; une paire de gendarmes revêtus de kaki viennent de débouler en VTT et en silence. Momo a été dénoncé par un mécano du cru. Il aurait dans son stock des épaves volées. Mais Momo ne donne pas dans la chose illégale. Momo rend des services, c’est tout, et n’achète ses caisses qu’à tout petits coups de billets, car il n’a pas de compte en banque. Momo n’a jamais eu le choix : tout s’est enchaîné sans qu’il eût jamais le temps d’y penser : il fallait manger et faire manger.

(à suivre…)

  1. La Société des Gens de Lettres, que je quitterai en 2008 : lire le billet lié « Adieu Société. []
  2. cf le billet lié « Pampa lotoise ». []
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