• Il faut être inscrit et connecté pour accéder au système de commentaires et aux parties privées de l'Icyp.

L’esprit est comme un parachute….

…s’il reste fermé, on s’écrase. Frank Zappa.



Et s’il reste ouvert, on va où ?

Et s’il est trop ouvert ?

On fait comme Syd Barrett : l’huître…



Autiste, autiste, voilà tout ce qu’ils sont foutus d’en dire, d’un bout à l’autre de l’Internet.

Syd Barrett, psyché-héros-destroy. Autiste.

Artiste maudit.


Mon cul.

Tu dirais ça d’une Trappistine ou d’un moine bouddhiste en réclusion, lecteur ?







Et s’il avait tout simplement réalisé un beau jour de défonce que biner son jardin était nettement plus passionnant que de se laisser pousser le bide et le larfeuille comme ses vieux copains du Floyd ?

Après tout pourquoi pas ?

C’est peinard : les royalties te permettent de vivre tout à ton aise : pas de souci matériel en vue…

On dit aussi qu’il serait resté coincé sur un acide. On dit.

Peut-être aussi que on n’en a jamais gobé.

Peut-être aussi que on ignore qu’on n’en redescend jamais tout à fait, et qu’en tout cas on acquiert un sens aigu de l’irréalité, de l’intangibilité du tout puissant gourbi ambiant. Après. Toujours.

Après, on peut toujours gamberger. Toujours.

Cela existe ? Ha ha !

Oui mais pas comme ça…

Ni comme ci ? Hi hi !

Publié dans Non classé | Mots-clefs : | 11 commentaires

Tamsin a 40 balais : c’est pas sorcière…

Dans le genre on l’aime,

On peut pas faire mieux.

On a donc fêté ça hier soir, chez elle à Duravel.

TAMSIN, ON T’AIME !!!

© Cyprien Luraghi 2003

 

Y avait François le menuisier, − mon préféré − avec qui j’échange une trappe pour la chambre à Shanti contre un ordinateur. Y avait Laurence et Adeline et même son copain Jeff, que je n’ai pas reconnu. Y avait tout plein de monde et ça parlait Anglais dans les coins. Y avait Painpain le boulanger. 138 kilos; et un autre poids lourd : François « Fatou » Cahen, 150 kilos, le mythique clavier de Magma, qui causait politique -il est strausskahnien-… 5 magnums de champagne + un frigo plein de bouteilles + un buffet angliche + la grand-lune et de l’herbe, quelques petits nuages ouvrant sur l’infini, des cocktails au persil. Un carrefour d’été où tout un monde se croise, s’apprête à repartir… et nous on reste. Plantés comme de beaux arbres. Hein Tamsin : tu vas où, quand ? Tu reviendras ?

 

Publié dans Humain | Mots-clefs : , , , | 2 commentaires

Libérez les Omars

Le PETA défend ces pauvres crustacés qui, quoiqu’acérébrés, sont censés souffrir quand on les plonge dans l’eau bouillante…

Article dans Canoë

 

Soutenons-les !

 

Libérons les Omars !

Image libre de droits (Wikipédia)

Les commentaires de ce billet se trouvent ici : CLIC

Publié dans Non classé | 1 commentaire

Mother India

Je lui dédie les mots qui vont venir…

© Cyp Luraghi 1992 - Inde, Gujarat.

 

Publié dans Inde | Mots-clefs : , , | Commentaires fermés

Ratiches blues

Une semaine au tas, le Cyp. Tout a commencé mercredi dernier, en rentrant de chez Martine et Jimmy. J’ai tout d’abord cru à une gastro des familles, mais non. Il s’agissait d’un abcès, en fait, une chique pénible survenue à ma grande incisive supérieure, à droite. J’ai les dents mauvaises depuis qu’elles me sont nées, ce qui en rajoute à mon manque de chance inné − c’en est presque drôle, parfois. Il ne m’en reste plus que seize, et encore je n’ose pas compter. Unetelle concassée par un caillou bien traître dans une soupe aux lentilles népalaises, l’autre sur du riz indien, la suivante et ses consœurs ravagées par un microbe ; et puis des racines minables comme le dit mon saint dentiste. Je le vois avec l’auréole, cet homme-là, depuis qu’il m’a décoincé de devant la roulette. J’ai trop laissé traîner comme pour trop de choses, et puis je n’ai pas toujours eu la ressource de me faire soigner étant trop fauché dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ou bien trop au loin du ratichier compétent, en plein Himalaya. Je ne compte plus mes rages de dents. J’ai une palette (une grande incisive) qui va sauter, pardi ; un tout petit morceau de moi va s’en aller. C’est l’âge. Mes dents sont moches, elles me font mal et je les hais. Je serais heureux quand j’aurais du plastoc partout collé sur mes mâchoires. Mais pour l’heure je mâche un gros chewing-gum en résine rosâtre, modèle Sécu très cher (j’ai tout de même raqué 4000 balles de ma poche l’an dernier pour pouvoir enfin enfourner autre chose que la soupe du soir et le yaourt y accolé. C’est de ma faute, de ma très grande faute ; j’aurais dû sans doute être un cran plus rôdé à la bureaucratie de chez nous. C’est que sur ma Carte de santé, à l’époque, il était nettement mentionné que j’étais pris en charge pour les prothèses dentaires. La secrétaire de mon quenottier chéri l’a pris à la lettre… et nous avons lancé le traitement. Manque de bol, j’ignorais qu’il fallût nourrir un bureaucrate de merde (une dame très bête et très feignasse, en l’occurrence) et mendigoter le droit inaliénable d’être remboursé à cent pour cent de ma prothèse de pauvre. Droit auquel j’avais droit. Mais non, j’avais fauté irrémédiablement et la donzelle m’entreprit à grands coups de morale, comme quoi j’avais attelé la charrue avant les bœufs. Et de m’engueuler presque, la connasse. Non, il n’y avait pas même moyen de rattraper ma bourde, non, pire qu’aux Assises je n’avais plus aucun droit, n’ayant pas sollicité une Entente Préalable. J’y aurais eu droit mais j’y aurais pas droit et je serais puni de 4000 balles rien que parce que j’avais remué du désordre et que voilà, merde, y a des lois et tu planes, mec ; en plus t’es nazebroque et puis t’y connais rien.

− Oui mais, madame, je pouvais plus manger…
− Ce n’est pas mon problème, monsieur, fallait faire une demande d’entente préalable, tralala…

OK, OK. Je m’étais dit alors : vieux Cyp’, te laisse pas faire, tu vas écrire au Président, cong… Ouèille, Chiraque lui-même. Y a pas besoin de timbre, déjà. Y m’avait répondu, enfin son cabinet, qu’il transmettait ma demande au préfet de Cahors. Qui m’a renvoyé − enfin, son cabinet − à la Sécu du Lot, qui m’a dit que nenni, qu’il eût fallu que je fasse les choses dans l’ordre. Point. Je fais bosser les fonctionnaires, moi, on devrait même me décorer; pensez : ça doit les emmerder mais je leur évite la surdité. Tiens, je me souviens. C’était en 1978 et j’étais objecteur de conscience aux Monuments Historiques, à Paris. On était au mois d’août et ça cognait dur. L’ami Jeff et ma pomme on s’était portés volontaires pour assurer l’été. On faisait les bouche-trous. Là, fallait distribuer le courrier. On tombe sur une lettre pour mister X, sous-comptable de mes couilles au fin-fond des greniers. On l’avait jamais vu, çui-là. Une flèche, le gars, un cas de figure; vingt ans au fond des combles sans se faire repérer. la planque, quoi. On frappe et on entre sans attendre, c’est la règle. Le gars se pignolait peinardement, son Lui nonchalamment ouvert entre ses cuisses maigres, son col pelle à tarte singulièrement agité, ses lunettes cerclées se trémoussant en rythme. Un caniche en rut. Le bonheur. On a posé le courrier sans le déranger; il a soudain pâli, mais ce fut tout; nous sortîmes. Un demi après ça, suivi d’un pan bagnat et… [il est 4 heures 10, Annie est partie chercher les mioches à l’école de Pouliviac (9 bornes) et je mets en ligne; j’envoie la sauce et je fais une pause.] d’une crise de fou-rire grotesque et nécessaire, nous aux anges, clamant à qui voudrait l’entendre qu’il est des fonctionnaires qui se branlent au bureau. Bon, c’est con, je sais; l’astiquage est parfois salutaire : il peut bien vous sauver d’un destin ténébreux ; et puis qu’en ai-je à foutre, hein ?

Si, je sais : ils sont payés, pas moi.

J’ai les crocs, du coup; il est six heures, je vais nous bricoler un truc. On mange tôt, les mioches ont classe demain. On est virés dans cinq mois et trois jours. La Caroline aussi, qui l’a appris avant-hier. Mais c’est une autre histoire.

Publié dans Tout Venant | Mots-clefs : , , , , , | Commentaires fermés
Aller à la barre d’outils