Archives par catégorie : Humain

Foutez-nous la paix !

Fruits et légumes du jardin d'Annie − © Cyprien Luraghi - ICYP - 2015

Un matin je suis arrivé chez le Gaulois et comme tous les matins Paul, le vieux serveur qui avait été commis chez Maxim’s pendant la guerre, me demandait si pour le petit déjeuner ce serait comme d’hab’ : grand café tartines. Oui. Là un petit mec musculeux blond râblé coupé ras se pointe et d’un bout de menton désigne la chaise en face. Je lui dis qu’il n’a qu’à s’installer et après avoir passé commande à un Paul impassible et de cire, on entame la bavette. C’était Max et il était légionnaire en goguette, et moi j’ai eu beau lui expliquer en détail et aussi simplement que possible ce qu’était un objecteur de conscience, il a eu tout le mal du monde à comprendre pourquoi des comme moi s’obstinaient à ne pas vouloir trouer l’ennemi de balles métalliques issues d’une machine de mort. Mais bon : il était bonne pâte et moi de bonne composition et pas bêcheur alors on a commencé à tout se dire l’un l’autre et à s’étaler sur le marbre du guéridon de troquet parisien à piétement en fonte moulée, plateau cerclé de laiton.

Les grands principes, Max, tu sais : j’ai des principes à la con, faut pas chercher à comprendre mais c’est pas grave : ça fait de mal à personne et puis ils auraient beau faire, jamais je ferais un bon soldat et ça serait pas bon pour le moral des troupes un boulet dans mon genre alors vaut mieux que je reste ce que je suis, civil et tout.

Max rentrait tout juste d’un pays incertain où il avait défendu les gangsters du cru mis au pouvoir par notre gentille patrie et il en avait gros sur la patate. Pas de trucider l’ennemi au corps à corps avec les tripes dégoulinant sur ses paluches, non. Ça, ça lui plaisait plutôt pas mal en fait, et il m’expliquait super bien comment ça faisait, les boyaux ennemis choyant d’un coup, flopodop, et au sol : platch. Et puis couic, plus que le sang ennemi abreuvant les sillons de sable chaud.

Mais bon : le boudin frais au petit déj’, très peu pour moi. J’ai déjà tué des tas de poulets, de biquettes et de moutons, mais c’était pour manger et ils n’étaient pas mes ennemis et encore moins ceux d’une patrie tout à fait incertaine. Mais alors tuer des gens, non. J’envisage même pas. Alors la guerre vous pensez bien que c’est pas envisageable non plus, de mon point de vue.

Ça se passait à Paris en 1978. Max était resté quelques semaines dans les parages, hébergé à droite, à gauche chez les copains dans le foyer de jeunes travailleurs du XIème arrondissement où l’État me payait la piaule. Un mec vraiment sympa bien que légèrement gluant, ce Max. Les copains objecteurs me tiraient un peu la gueule tout de même, vu que ça la foutait mal qu’un pacifiste convaincu dans mon genre copine avec un tueur sous uniforme, mais bon : le sectarisme n’a jamais été mon fort et si la mort était son métier comme elle l’est potentiellement pour tout militaire, tout ce que je demandais était de ne participer en aucune manière à ces boucheries, rien de plus. Chacun son trip comme on disait à l’époque. Je n’aurais pas sympathisé avec un tortionnaire, évidemment, mais Max n’en était pas. Il tuait de sang froid et sur ordre de ses supérieurs en bon petit soldat bien dressé : difficile de lui en vouloir pour ça, sachant que l’armée sait très correctement bourrer le mou à ses recrues.

Il avait signé son engagement dans la Légion après avoir laissé pour mort un mec dans une bagarre à la sortie d’un bal en Plouquie profonde et à l’époque la Légion n’était pas regardante sur le pedigree. Quelques mois plus tard il avait appris que le mec pétait la forme, mais comme ça lui plaisait, il était resté. C’était ça, son histoire. Pendant un mois on a partagé la même table au troquet du Gaulois, ce gros con raciste et jovial à bedaine et bacchantes. Et puis un jour Max m’avait tout déballé : en fait il était en cavale après avoir fait le mur de sa caserne et là, comme il était fauché jusqu’à l’os et que la Légion était sa seule famille, il allait y retourner. On s’était serrés la main, claqué la bise et je ne l’ai plus jamais revu.

J’espère que tout baigne dans l’huile pour sa pomme et qu’il bine ses légumes paisiblement dans son petit potager, maintenant qu’il a l’âge de la retraite, Max. Et que puisqu’il a tout le temps de penser aux crimes qu’il a commis quand il était aux ordres des chiens de guerre, il revoit les scènes d’étripage qu’il m’avait contées chez ce sale con de Gaulois… et qui me trottent encore dans la tête aujourd’hui, moi qui ne les ai heureusement vécues que par son truchement.

Là, le monde se monte le bourrichon parce que le vacarme des guerres abrutit nos tympans : il est de plus en plus question de prendre tel ou tel parti et de choisir son camp. N’étant pas guerrier, je me contente de goûter aux simples plaisirs paisibles des paniers de fruits et légumes du jardin d’Annie… et de papoter en bonne compagnie à la table en bois d’arbre et icy aussi.

Peace and love never dead, les amis !

e la nave va…

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Mystique gazeuse

Un ami que son épouse venait de plaquer après vingt ans de vie intensément commune pour un gourou lubrique, me demandait cet été : dis Cyp, pourquoi passé les quarante ans certaines femmes deviennent soudain mystiques gazeuses ? Je dois dire que son ex n’y avait pas été avec le dos de la petite cuiller : d’un coup d’un seul elle avait eu des visions mariales et dans la foulée s’était prise pour Marie Madeleine et son gourou métamorphosé en Jésus sexuel.

Je n’avais pas su quoi lui répondre sur le coup. Surtout qu’il était arrivé la même chose à la femme d’un de ses copains, quarantenaire elle aussi. Après deux saisons à potasser le sujet à fond les ballons en épluchant de vieux traités d’aliénistes sur le site de la BNF, j’en étais venu à la conclusion que l’équivalent du démon de midi pour les femmes pouvait être appelé démon de Jésus. Ça me faisait une belle jambe.

C’est l’époque qui veut ça et ça ne touche pas que les épouses quadragénaires des copains ni les femmes tout court, et ça ne se manifeste pas systématiquement de la même manière. Mais ça commence toujours un peu pareil : par des petits flips irraisonnés concomitants à un rut embrasant. Le tout débouchant sur une gazéification cérébrale engendrant visions marialoïdes et adhésion immédiate au premier gourou de passage. On retrouve cet état mystico-gazeux aussi bien chez les électrosensibles que les évangéliques et autres frappés charismatiques, kévins jihadistes acnéiques, soraliens adorateurs du grand Canapé rouge, sectateurs de l’Église de Googologie etc. et tout le kit qui va avec. Et même plus.

Tout ces mécanismes subtils que rien ne peut expliquer, ou qui lorsqu’ils le sont par la Science jargonnante, ne s’impriment pas sur les circuits de l’auditeur, faisant ainsi de lui un bon candidat à l’angoisse de l’inexpliqué. Favorisant ainsi le sentiment d’infériorité du client et puis sa soumission au supérieur planqué dans l’inexpliqué, l’implosion lente en soi et l’épaississement d’épiderme en carapace. Du dehors le jour ne se fait plus pour lui : tout alors provient de son dedans, sons et lumières, et d’un judas déformant il perçoit seulement son supérieur luisant à l’extérieur. Et là le sexe entre dans la danse et alors achtung.

Le spectacle vaut le coup d’œil, il convient juste de l’observer à bonne distance pour ne pas se laisser happer dans ce vortex.

Le mieux est d’en rire. On n’a jamais fait que ça icy, alors il n’y a pas de raison pour que ça ne continue pas.

[à suivre]

…e la nave va..

Notes :

  • Ceci est un « billet liseuse » qui s’écrit au jour le jour jusqu’à ce que j’en aie marre et passe au suivant.
  • De mai à décembre, l’Icyp a été totalement invisible à la surface du Web. Pendant ce temps la grande table en bois d’arbre de la Déconnologie n’a cessé d’alimenter les discussions et les estomacs de notre sacrée bande de joyeux convives.
  • De très nombreux billets ont été basculés en privé et ne sont donc plus accessibles qu’aux déconnologues inscrits sur l’Icyp.
  • Suite à la grosse panne de serveur récemment, il est possible que quelques fonctions déconnent encore un peu : patience, ça bosse dans la salle des machines.
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Les fumeux histrions

Illustration © Pierre Auclerc - ICYP - 2014

Mon premier, c’était il y a 42 ans.[1] Comment qu’il se la pétait. Un petit gars tout râblé, hâbleur, ventripotent. Enflé de l’importance offerte par son poste si crucial de pousseux de boutons à lumière dans une troupe de théâtre amateur pendant un festival plouc. J’étais fasciné, les yeux puceaux, absorbé par sa brillance ; il dévorait les regards pour s’en repaître. Il était l’indispensable pivot, la cheville ouvrière sans qui la lumière ne se serait pas faite. Et puis il s’était chopé une crève à la con et je l’avais remplacé au pied levé sans chichis : c’était tout con comme boulot, en fait. Inutile de se pavaner pour si peu comme ce coquelet rouquin fier campé et bien fragile en fin de compte. Appeler ça régie technique était en soi ampoulé : pour deux casseroles,[2] autant d’ampoules de mille watts et une paire de rhéostats à boutons de bakélite datant de la guerre froide.

Après, avec mes yeux d’enfant de toujours,[3] j’en ai vu des masses d’autres dans son genre en 42 ans à zoner dans le Grand-Guignol planétaire de ce monde de grands tout péteux. Qui se prennent au sérieux comme c’est pas Dieu permis. À propos de Dieu ou de Nondieu, de cette culture dont ils font grand étalage et de la politique avec laquelle ils confortent leur petit monde intérieur, à défaut de changer le grand au dehors. Et qui se trémoussent en se faisant mousser. Chaque époque a les siens : hippies vedettes, étoiles rock, punks mondains, stars du Net, tribuns postillonneurs cramoisis, barons radsocs gascons, petits marquis neuilléens et bouffissures blondasses fascistes à voix de caramel : de quoi ensuquer son monde, donc. Correctement. 

À chaque fois que j’en croise un, je repense au petit régisseur rouquin et à son ego bedonnant. Là ça fait tilt et je passe mon chemin, sifflotant, insensible au scintillements des paillettes et aux voix de caramel goudronneux. Merci petit rouquin à la con, de m’avoir offert la première vision du ridicule incarné : au siècle neuf où l’imposture s’est faite norme, tu m’es plus précieux que jamais. C’est à ton aune que je mesure la petitesse des grands et le comique des gens sérieux.

Icy nul fumeux histrion en vue : on est tels quels, nous-mêmes, bruts de décoffrage et sans fioritures. Sans masques de cire. Nature.

…E la nave va…

  1. J’en ai 56, là… []
  2. Un projecteur en argot de théâtre. []
  3. Lire le billet lié « Les bonnasses maniérées ». []
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Les bonnasses maniérées

Illustration © Cyprien Luraghi - ICYP - 2014

La diplomatie et les bonnes manières je te vous en foutrais, moi. D’où je viens y avait rien de tout ça mais vulgarité, brutalité et saloperies à tous les étages. Emballés dans des pelures de bonnes manières le dimanche dans des costards ridicules, c’est tout. Et des « je vous ai pourtant bien élevés » de la vieille à la mitrailleuse lourde, alors que tout partait en vrac dans cet affreux naufrage qu’était la famille où j’ai atterri bébé. Rien que des gens méchants. Tout le temps à s’envoyer de la haine l’un l’autre, les vieux. Et élever la marmaille dans les bonnes manières, au gauche instar de ces bons bourgeois brasillant tout là-haut. Dans leurs sphères accessibles seulement au maçon mâle et à la bonniche femelle, dans ce cas. À bâtir leurs belles bicoques à la truelle et récurer leurs chiottes. 

Le respect fanatique qu’ils avaient pour ces gens-là, mes vieux, je n’en ai pas hérité. De rien je n’ai hérité d’eux. Encore heureux. Merci pour la bouffe, les vieux − on n’a jamais manqué de rien, de ce côté-là − mais pour le reste, que dalle. À quatorze ans la grande carapate. Dans le monde des grands, catapulté. Fallait pas qu’ils s’attendent à trouver un gentil diplomate tortillant du fion, les grands du monde. J’appelle un chat un chat et un salaud un salaud, les yeux dans les yeux, en bon sale mioche ingrat. Une morue faisandée[1] est une radasse et je le lui dis tout net. Et si ça plaît pas aux vierges folles et aux ligueurs de vertus salonnardes, qu’ils aillent se faire mettre. Ça pourra pas leur faire de mal. 

Bien que pareillement nés couverts du même vernix, tout le monde n’est pas enduit du vernis enrobant le méchant breneux, lisse et inerme. Tout le monde n’a pas les dessous sales. C’est sous la bogue entrouverte qu’il faut aller chercher le bon,  le tendre : l’amour y germe gentiment. L’humanité sous la peau de l’hiver, la bonne famille, les amis… 

E la nave va…

  1. © Frangipanier. []
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C’était mieux avant ?

Crâne à la fleur - Illustration © Pierre Auclerc 2013

Minot j’étais plutôt rêveur et solitaire. Je passais une bonne partie de mon temps à inventer des mondes dans lesquels je retrouvais mes instincts de chasseur-cueilleur-constructeur de cabane. Puis vint l’étrange lucarne, qui trônait là en fait depuis quelques mois et à laquelle je n’attachais pas d’importance. J’y avais droit au départ le samedi après-midi. Ce fut le choc quand je découvris The Twilight Zone (La quatrième dimension) ou The outer limits (Au-delà du réel). Mes jeux allaient évoluer en conséquence des rêveries et des fantasmes que suscitaient ces deux séries magiques à mes yeux. Ma forêt devenait amazonienne, ma mission plus périlleuse à chaque fois, j’étais le chasseur de Predator avant l’heure.

Ce fut ensuite la couleur, et là, avec un élargissement des possibilités, c’est-à-dire l’accès à quelques films, je pouvais désormais parfaire mon amour du cinéma fantastique. Ce furent les années Jason et les Argonautes, King Kong et d’autres toiles plus obscures. Mais franchement, qu’est-ce qui pouvait me plaire dans ces films ? King Kong est considéré comme un chef d’œuvre, certes, mais beaucoup de ces films sont plutôt « ratés »parce que le budget effets spéciaux bouffait tout ou, au contraire, était indigent. Le point commun, que je décelais plus tard, deux hommes, Willis O’Brien et Ray Harryhausen. Le second d’ailleurs fut élève du premier. Leurs monstres, leurs créations, même d’apparence désuète aujourd’hui, dégagent une forme de poésie dans sa maladresse. Le plus souvent, c’est en artisans qu’ils concevaient leurs bestioles ou leurs monstres.

J’en suis encore sous le charme, ça m’aide aussi à garder un peu de mon âme d’enfant que la vie parfois lacère. Souvent, l’usage de la pâte à modeler ou d’autres produits proches induit, pour les films en couleurs, un effet « jouet géant » devant lequel, le héros souvent peu inspiré, s’escrime à donner l’impression qu’il combat, l’héroïne légèrement vêtue criant à outrance, évoquant une poursuite improbable. Il faut dire que les effets spéciaux numériques n’en étaient qu’à leurs balbutiements et étaient réservés à de grosses productions. Ray Harryhausen achèvera sa carrière avec le Choc des Titans en 1981, curieusement au moment même où les effets numériques, Star Wars oblige, prennent le dessus sur le travail « à l’ancienne ». Le film, par ailleurs très réussi pour l’époque, mélange tous les types de trucages. Est-ce le chant du cygne ?

L’héritage perdure, même si les techniques se sont améliorées, à la marge, grâce aux films d’horreur, particulièrement aux films de zombies, le maître incontesté étant Tom Savini, dont on voit la frimousse dans les films de Romero et dans bien d’autres. Ses zombies sont classieux et bien pourris. Le gosse qu’il est s’amuse comme un fou à leur exploser la tête (peut-être aurez-vous reconnu mon avatar sur Ubu), à les démembrer, mais aussi à leur faire bouffer de la chair humaine. Cependant, la généralisation des technologies et le numérique ont pris le dessus. Même à très bas coût, on peut en réaliser. Une boîte de production comme Asylum, de nos jours, produit les pires nanars qui soient en mettant tout le budget sur les FX, avec un reliquat pour payer un has been disparu des plateaux.

Désormais on peut tout montrer, on peut tout imaginer, les possibilités sont merveilleusement démultipliées. Je dois l’admettre, je vais tout voir, du dessin animé avec mon mioche au blockbuster inutile. Les effets numériques sont devenus indispensables, ils sont présents partout, pour le bien parfois, pour cacher l’inanité du projet aussi. C’est le temps des monstres géants, comme dans Pacific Rim, qui se coltinent à des robots géants. Le film de Gillermo Del Toro (Le labyrinthe de Pan, Hellboy) est techniquement parfaitement maîtrisé. Mais il manque d’âme et de chair. C’est curieux de la part d’un cinéaste qui, justement, mâtinait sa SF de poésie. Les films de super héros se multiplient : ils volent, courent, se transforment à volonté. Mais pour la plupart, il leur manque encore cet esprit qu’on trouve dans les comics.

Des réalisateurs reconnus comme Peter Jackson (Bad Taste, Brain Dead) ou Sam Raimi (Evil dead) ont succombé au flouze hollywoodien et ont cru être libres dans leurs choix avec Le seigneur des anneaux pour l’un et Spider-Man pour l’autre. Ce sont des réussites techniques, des films qui rapportent un max de pognon, mais qui, pour moi, restent de simples divertissements. Les années passant, je n’y prête plus guère attention, jusqu’au jour où j’apprends la mort de Ray Harryhausen, en cette année 2013. Une nostalgie lointaine me plonge dans ce cinéma où Jack le tueur de géants, avec ses effets spéciaux tout nazes est devenu Jack le chasseur de géants – remarquez la subtilité du changement de titre en cette époque biomormonne – où Le jour où la Terre prit feu a pour réplique 2012.

Alors, c’était mieux avant ? Ben oui, j’étais plus jeune, plus beau et c’était la fin des Trente Glorieuses. Mais non aussi, je prends toujours le temps de me divertir pendant que d’autres travaillent à la chaîne pour des clopinettes. Et puis, la claque, la grosse baffe cinématographique, que j’ai rarement ressentie, n’en déplaise à notre prophète[1] : Gravity, 1 heure 30 de suspense dans l’espace avec des effets spéciaux et une 3D magiques. Cela me convainc qu’il est vain de nostalgiser et que, malgré une dépression lancinante, je vis toujours. N’en déplaise aux fâcheux.

 

E la nave va…

  1. Numerosix est le prophète bien aimé des déconnologues de l’Icy ; lire le billet Prophète de bonheur. []
Également publié dans Cinoche | Mots-clefs : , , , , | 3754 commentaires
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