Archives par mois : janvier 2012

Le Havre est un conte

 

Encore sous le charme du film d’Aki Kaurismäki, les yeux scintillant de bleu et de rouge, je vous ponds, sur injonction1 kondukatoriale un billet ciné. C’est sans recul, donc périlleux, mais tellement bon.

Marcel Marx [sic] est cireur de chaussures au Havre, activité fort peu lucrative, mais qui l’amène à vivre des situations où le quotidien côtoie l’invraisemblable. Il vit dans une masure avec son épouse et sa chienne [le chien est un des éléments essentiels de l’oeuvre kaurismäkienne – putain je l’ai placée :)]. Il est pauvre, mais entouré de gens bien intentionnés : un collègue vietnamien, une bistrotière désabusée, une boulangère secrètement amoureuse, bref de personnages truculents. Il va fortuitement [enfin, pas tant que ça] croiser le chemin d’un jeune africain, Idrissa, migrant ayant fui la police à la sortie d’un conteneur.

Sa femme, malade, est hospitalisée. Diagnostic : elle va clamser. Elle décide de le cacher à Marcel qui se lance dans une aventure insensée. Il recueille l’ado et va faire en sorte qu’il rejoigne sa mère qui vit en Angleterre. Comment ? Alors que la flicaille cherche le kid et qu’il n’a pas une thune ? C’est tout bête : il organise un concert de bienfaisance avec Little Bob, gloire rock locale, perdue depuis que sa compagne s’est caltée. Bon, je tiens surtout pas à déflorer le film, donc je m’arrête là pour l’histoire.

Aki Kaurismäki est un curieux cinéaste, un vrai punk et un vrai tendre. Là, c’est sa filmo : CLIC

 

C’est un homme qui prend son temps. Le temps de filmer ses personnages avec empathie, tout prés des corps et des visages, laissant poindre les félures et les espoirs. Il montre les rides, les imperfections, les bides, les yeux fatigués, les corps quoi.

C’est aussi un putain d’esthète. Les couleurs sous sa caméra deviennent éléments de l’histoire. Certains lui reprochent un certain maniérisme, voire de la naïveté, moi, j’y vois un poète du quotidien, magnifiant une ville à priori sordide par un jeu de lumières dans lequel le rouge et le bleu s’affrontent, puis se marient. En outre, il sait raconter une histoire, avec un vrai suspense.

Les personnages. Ils sont bons, ils s’entraident, à l’occasion se disputent sur d’anodines questions [un passage savoureux sur la rivalité entre Bretons et Normands en témoigne]. De nombreux non professionnels, bien dirigés, donnent la réplique à des figures du cinéma de Kaurismäki : André Wilms, magnifique, Kati Outinen, Arletty pas gouailleuse, Darroussin, cabotin en flic sympa, Pierre Etaix en médecin profondément humain, Jean-Pierre Léaud en voisin délateur [le seul salopard même pas antipathique]… Et des seconds rôles bien campés, des gueules quoi.

Les dialogues sont savoureux. Ils sont simples, parfois naïfs, mais relèvent d’une poésie surtout pas outrecuidante. Un exemple : à Calais, au centre de rétention pour migrants, Marcel assène au directeur qu’il est l’albinos de la famille Salé [le nom du jeune Idrissa] et ça passe comme une lettre à la poste. Les répliques ne fusent pas, elles viennent à nous naturellement, on a presque envie des les dire tellement elles sont sincères.

Avec Kaurismäki, on est au Havre et partout à la fois, mais aussi hors du temps. On fume dans les troquets, les taxis sont des R30 ou des 403, le commissaire roule en R16 et les téléphones sont à cadran, les rues ont des ornières et ça picole sévère. Seules concessions à la modernité, le téléphone portable dont use JP Léaud pour dénoncer Idrissa à la police, ainsi que les flics zélés. Cela peut paraître appuyé, et alors ?

Voilà. Dans un monde de zombies, j’ai retrouvé une sacrée part d’humanité. Le Havre est un conte, j’ai failli écrire un dulconte2 ;-)

E la nave va…

  1. Lire ce commentaire comminatoire sur le fil de discussion précédent : CLIC []
  2. Philippe, dit Dul, ou Dulconte vu qu’il est conteur. []
Publié dans Cinoche | Mots-clefs : | 1172 commentaires

Le Perçant

 

Dans les traditions militaires et estudiantines, il y a le Père Cent1 : quand l’appelé ou l’apprenant voyait enfin le bout du tunnel après un long et pénible parcours du combattant. Plus que cent jours à tirer, d’où ce beuglement collectif retentissant dans les chambrées des villes de garnisons : « Cent jours au jus2 , camarades ! »

Clameur suivie d’orgie ponctuée de grands « La quille, bordel ! » : cette quille des légendes colportées qui est à la fois la trique retrouvée après de longs mois de rata au bromure3 et le nom de ce navire tant attendu par les bagnards de Cayenne, venant les rapatrier en métropole à la fin de leur temps de pain amer. 

***

Peu importe la véracité de ses origines : la quille est à portée de main, vaillants déconnologues… dans cent jours le gniaf sera éjecté manu populari  et on tient le bon bout, vu comment il est mal barré face à Goudadur4 et à part notre ami Hulk, tout le monde s’en réjouit sur l’Icyp. 

Alors bon : déjà nous ne sommes ni des lycéens ni des troufions, et l’Icyp n’est pas une caserne reniflant la vieille chaussette de garçon négligé. Et pendant les bientôt cinq ans du règne du gniaf, nous n’avons jamais ployé l’échine face au déferlement de saloperies balancées à pleines citernes par cet homme sans qualité et son gouvernement de fumistofascistes dont certains ne dépareraient pas à la droite de Le Pen. 

Et puis nombre de déconnologues distingués − dont ma pomme − ne sont pas socialauds : pour ceux-là Goudadur n’est qu’une machine à aplatir le gniaf, et ils n’en attendent rien d’autre que de voir un homme normal mettre fin à un quinquennat de démence orchestré par un psychopathe débile. 

C’est pourquoi nous allons festoyer en décomptant les jours qui nous restent à tirer sous le règne de cette brochette d’ordures, non pas comme un régiment de misérables serfs tondus en uniforme rose abreuvés de vile vinasse, mais en continuant à faire ce que nous savons faire le mieux : surenculer ces fâcheux et pour cette joyeuse tâche, le Perçant nous servira d’axe, de pivot : de pal libérateur. 

CENT JOURS AU JUS, CAMARADES ! HAN ! HAN !

Joyeux anniversaire à Miss Peggy… e la nave va !

  1. Ou Père 100, ou Percent ou persan, cf Wikipédia : CLIC []
  2. Le jus en question, c’est le café quotidien. []
  3. Tradition militaire tombée  en désuétude consistant à assaisonner la tambouille du bidasse de bromure pour contrer les ardeurs sexuelles des bidasses. []
  4. François Hollande, dit « Goudamou » et rebaptisé ainsi par © levoisindegauche : CLIC []
Publié dans Déconnologie, Pilotique | Mots-clefs : , , , | 833 commentaires

Opération hydragon

ÇA VA CHIER !

Cette année, c’est prévu au programme. Tous les astres le disent de toute la force de leurs conjonctions : il y aura des collisions à gaver dans le vaste univers. 

ÇA VA CHARCLER !

Le gniaf1 sera violemment éjecté au mois de mai. Son expulsion donnera lieu à de grandes réjouissances nationales. 
La déconnologie sera remboursée par la Sécurité sociale et enseignée dans les écoles.
La franc-limaçonnerie2 sera promulguée religion officielle du royaume.
La burqa sera légalisée. La plume dans le cul aussi.
L’Ave Maria sera entonné dans les meetings de Mélenchon pendant que dans les églises les fidèles chanteront l’Internationale, le poing levé vers l’Éternel. L’œcuménisme sera total.
Le Yéti de Rue89 d’Ubu89 prendra sa carte d’adhérent au parti de Murène Lapine, comme tant d’autres vieux schnoques imprécateurs de la gauche yaourt l’ont fait avant lui.
François Bayrou guérira les écrouelles3 .
MegaUpload sera nationalisé et les Anonymous concentreront leurs attaques sur les requins de l’internet. OverBlog sera leur première cible. 
La VIe République sera proclamée et le titre de Président remplacé par celui de Chancelier parce que ça fait plus chic.
Le fayotage sera rendu obligatoire sur l’Icyp. 
Après cinq ans de mollards dégueulasses essuyés en pleine gueule, des glaviots de luxe seront crachés sur le populo par les gras du cul qui nous gouverneront.
Pour mieux en finir avec la Ve République, une bombe à hydrogène sera larguée sur l’Élysée. Paris sera vitrifié et les déconnologues4 y créchant seront évacués chez leurs amis en Plouquie Profonde.
Une loi mémorielle débile de plus sera votée à main levée sur les places publiques, pour positiver le génocide tibétain et plein d’autres génocides : puisque les Arméniens y ont eu droit, hein…
Le jogging sera interdit, de façon à décourager les assassins de joggeuses. 
Les gants en caoutchouc rose seront indéchirables.
Les bonnes femmes mourront à nouveau en couches comme au bon vieux temps5
Un observatoire des fous dangereux zonant sur l’internet sera créé.

ÇA VA DÉPOTER GRAVE !

Bonne année de l’hydragon à toutes et tous, joyeux francs-limaçons ! 
Bientôt le doux printemps ! 

Ce petit billet est une collection rapide de nos déconneries glanées sur le fil de commentaires précédent et sur d’autres forums…

 

  1. Présidicule de la France depuis mai 2007. []
  2. © Luc. []
  3. © Tigerbill. []
  4. Ainsi que leurs familles et amis, comme me le susurre à l’oreille ma kondukatrice perso ;-) []
  5. C’est Hulk qui dit. []
Publié dans Déconnologie | Mots-clefs : , , , , , , | 1217 commentaires

En manque

La prohibition, c’est des mafias et des flics.

La crise aussi ; d’ailleurs tout ça fait bon ménage d’ordinaire et depuis bien longtemps.
La prohibition engendre des monstres : toute frustration fait ça.

Ne pas avoir sa dope rend fou.

La crise, c’est le manque. D’objets matériels ou culturels et de denrées consommables.
La crise, c’est aussi le courroux créé par le manque qui fait descendre le drogué
dans la rue
indigné.

Le manifestant nourrit le flic qui lui tape dessus.
Il lui paye les traites de son appartement.

La prohibition et sa sœur la crise sont les mamelles du servage et du décervelage.
Savoir qu’elles n’existent que si l’on y croit,
et savoir aussi qu’en ce cas vous serez honnis par les serfs décervelés.

E la nave va…

Publié dans Pilotique, Spectacle, Tout court | Mots-clefs : , , , , | 1501 commentaires

zombillet

 

Le film de zombie est un sous-genre du cinéma horrifique qui se caractérise par l’apparition de créatures revenant de l’au-delà, généralement en sale état, pour titiller, et accessoirement dévorer les « vivants ». Apparu dans les années 30, la toile zombiesque fait référence au vaudou à la base. Mon propos laissera de côté cet aspect exotique et suranné du genre. J’évoquerai la venue du zombie moderne, en voie de décomposition et définitivement cannibale. En quoi le mort-vivant fait-il peur en même temps qu’il fascine [enfin moi et quelques fondus] ? Le tabou ultime de l’anthropophagie y est pour beaucoup, mais ce n’est pas la seule raison. Dressons un panorama non exhaustif d’un genre saignant, si vous le voulez bien.

Le zombie romerien

À ne pas confondre avec le zombie romehrien, qui parle beaucoup et qui agit peu, le mort-vivant romerien est un taiseux ; il se meut lentement, gauchement et attaque en meute. La claque de « la nuit des morts-vivants » (1968) va secouer un cinéma d’horreur devenu conventionnel. George A. Romero, avec sa bande de potes de Pittsburgh, livre un film en noir et blanc flippant à souhait. C’est fauché, mais le climat oppressant et malsain pose les jalons d’une œuvre consacrée à cette créature chancelante. Ce n’est pas gore, malgré quelques scènes chocs, et déjà, on sent poindre les opinions politiques du réalisateur : le héros est noir, son sort est inéluctable bien que son courage soit remarquable, les vivants se cloîtrent pensant être protégés. Mais leur égoïsme, leur bêtise, leurs instincts vont faciliter la tâche des assaillants.

Immense succès. Pourtant Romero devra attendre 10 ans pour commettre non pas une suite, mais plutôt une relecture du mythe. Grâce à des fonds italiens, notamment grâce à Dario Argento, en pleine vague giallo [un autre sous-genre sur lequel je reviendrai] sort « Zombie », l’aube des morts-vivants, dont l’action se déroule principalement dans le temple de la consommation US, un mall. Ultra gore, anarchiste et implacable, le film est interdit aux moins de 18 ans en France. Curieusement, les zombies acquièrent une sorte d’humanité, qui ne cessera de se développer par la suite. La critique sociale et politique est désormais explicite. Les hommes ne peuvent plus l’emporter : ils sont définitivement trop cons. Ce sont d’ailleurs les pillards qui vont aider les zombies à pénétrer dans ce Fort Alamo qu’est l’hypermarché. Ils errent dans un endroit qu’ils connaissent fort bien et en délogent les survivants.

Viendront par la suite « Day of the dead » (1985), huis clos dans une base militaire avec des soldats complètement dégénérés et un savant fou qui se servent des zombies comme cobayes… Dans « Land of the dead » (2005), les survivants sont murés dans une ville vouée à l’abandon et au luxe – une parabole de la cité américaine moderne – dirigée par le génial Dennis Hopper en mégalo timbré ; désormais les zombies sont un prolétariat qui s’organise autour d’un chef, noir il va de soi. Alors que l’on s’attendait à une tétralogie finie, la mode du film de zombie, en plein renouveau dans la première décade des années 2000, va permettre à Romero de réaliser « diary of the dead » et « survival of the dead », une préquelle et une histoire indépendante autour des rivalités entre « seigneurs » d’une île… qui de refuge se transforme en piège. Moins réussis que les précédents, selon moi, ils n’en restent pas moins des films du maître ès-zombie : le grand, l’unique George A. Romero ! Cet échalas n’a jamais sacrifié son honnêteté pour se vendre à Hollywood [un coup d’oeil rapide sur sa filmographie le montre aisément, là http://www.imdb.com/name/nm0001681/]. On peut trouver la critique de la société de la part de George Romero naïve, certes.

 

Le zombie spaghetti

Selon l’expression attibuée à Jean Pierre Putters, ancien rédac’ chef de Mad Movies, à l’instar du western, du polar, de la comédie, le film de zombie va être récupéré par les cinéastes italiens… Mais n’est pas Sergio Leone qui veut. Ainsi de nombreuses toiles, parfois intéressantes, la plupart du temps gore et outrancières, vont se succéder, grâce au marché de la VHS, en pleine explosion au début des années 80 : Lucio Fulci commet sa trilogie, lorgnant sur Romero [« L’enfer des zombies », « L’au-delà », « Frayeurs »] pas inintéressante, mais plutôt molle. Le pire est à venir ! « Le manoir de la terreur » (Andrea Bianchi 1980), « L’avion de l’apocalypse » (Umbert Lenzi 1980), »La terreur des zombies » (1980) et le cultissime – surtout pour Cyp et moi – « Virus Cannibale » (1981).

Outre que cette « école » ne durera que quelques années, elle est caractérisée par des films de plus en plus fauchés, complétement décousus et, au final, charmants de ringardise : décors nuls, stock-shots, maquillages grossiers – genre pizza froide sur la tronche et vogue le zombie ! – situations aberrantes – zombie vs requin, vs cannibales, vs chevaliers, vs tout ce qui tombe sous la main de ces tâcherons bien sympathiques.

 

Le zombie frenchie

C’est le pire de tous. Dans le sens où là, ce ne sont même plus des tâcherons qui sont à la manœuvre, mais les pires nanardeux de la boîte de prod’ Eurociné (le must du nanard de l’époque) qui s’y attellent : Jésus Franco (« L’abîme des morts-vivants », « Une vierge chez les morts-vivants ») et Jean Rollin (« Le lac des morts-vivants ») par exemple. On perçoit tout de suite la volonté d’exploiter au maximun un filon « direct to video ». C’est nul, vaguement érotisant – Rollin et Franco évoluent parallèlement dans le porno soft, puis hard – lent, mal joué et pompeux, bref à éviter. C’est d’ailleurs pour cela que cette vague durera encore moins longtemps que l’italienne, tous ces réals signent leurs « toiles » sous pseudos, tellement ils n’y a pas de quoi se vanter. Un cas particulier : « La revanche des mortes-vivantes » (P. Reinhardt, 1986), un film d’exploitation tourné sous trois angles, comme le commettait l’italien Joe d’Amato : un film horrifique (ridicule), un soft porno et un hard XXX (pas vu, je vous vois venir…). Les 80’s, c’était du n’importe quoi !

 

Le zombie électrique

Il est speed, ne s’en laisse pas compter, possède une force hors du commun et son appétit est immense. Pour le repaître, il lui faut des litres de sang et des monceaux de chair. Initié par le film culte de Sam Raimi, « Evil dead » (1982), cette tendance plutôt américaine, va, quant à elle durablement s’installer, et ce jusqu’à nos jours. « Evil dead », c’est de la bombe ! Les zombies, possédés par un esprit maléfique, ne sont pas cannibales, certes, mais vont tout faire pour vous faire flipper : c’est réussi ! « Evil dead 2 » est la même histoire relue 5 ans plus tard, « Evil dead 3 » est une parodie plutôt drôlatique et médiévale (sic !). Sam Raimi bénéficie désormais des largesses d’Hollywood (« Spider-Man »), mais réalisent des trucs intéressants (« Jusqu’en enfer », « Un plan simple).

Très vite, cette « nouvelle vague », comme l’écriraient certains cuistres de Rue!ç, se scinde en deux branches : la gore et la parodique. Côté gore, quelques films intéressants : « Re-animator » (Stuart Gordon, 1985), Simetierre (Mary Lambert, 1984), mais surtout plein de petits films fauchés, parfois marrants, toujours peu ragoûtants. Côté parodique, à partir du « Retour des morts-vivants » (1984) et « Flic ou zombie » (1987), plutôt réussi, suivront une floppée de films – encore – plus fauchés les uns que les autres, mais qui seront la source d’inspiration d’une immense comédie zombiesque : Shaun of the dead » (E.Wright, 2004). C’est redondant certes, mais le vrai film de zombie se doit de ne pas être un blockbuster, il y perdrait son âme. Et puis quoi, je pourrais même plus jouer les snobs ;)

Mention spéciale pour la boîte de production « Troma », de Lloyd Kaufman, qui produit à tour de bras des films à (tout) petit budget aux titres ronflants : « Bloodsuchers from outer space », « I was a teenage zombie », « Redneck zombies », « Zombie campus » etc etc…. Le pricipe est simple : des rednecks, des filles à fortes poitrines, de l’humour gras, du rock, des maquillages improbables, du gore potache.

 

Le zombie néo-zélandais

Pour finir, j’ai choisi « Brain dead » (1987) de Peter Jackson, pour une sorte d’apothéose zombiesque. C’est la parodie ultime, ultra gore et méga drôle d’un cinéaste chtarbé (à l’époque). Les morts-vivants s’accouplent, copulent, dansent,accessoirement dévorent leurs concitoyens, s’étripent même dans une orgie sanglante et à l’humour noir d’une haute acidité, tout cela à cause d’un singe-rat crès crès méchant ! Je préfère ne pas en dire plus et vous laisser le découvrir.

En faim

Je passerai outre le zombie espagnol, plutôt gothique à la base, désormais urbain (« [Rec] », 2007), japonais ou chinois, lié à la mythologie orientale. Je m’aperçois en écrivant, que ce sous-genre possède, en sus d’une filmographie riche et variée, un authentique dynamisme. Je me suis souvent posé cette question gamin : pourquoi cette attirance ? Pourquoi être entré dans cette salle de cinéma de Rochefort cet été 81 pour en ressortir tout flagada – Zombie était au programme après 3 ans de censure ? Je n’ai toujours pas la réponse… tout ce que je sais, c’est que j’y ai chopé le virus cannibale.

À vous de voir ;-)

Pour compléter :

BD : « Walking dead » Kirkman et Adlard, Delcourt 14 tomes
Série : « Walking dead », tirée de la BD , 2 saisons
Livres : Mad Movies HS « Les 4 resurrections de George Romero » 2005
Mad Movies HS « L’âge d’or du cinéma de genre italien » 2003
Ze craignos monsters (le re-retour), JP Putters, Mad Movies, Vents d’ouest, 1998

E la nave va…

Publié dans Cinoche, Déconnologie, Spectacle | Mots-clefs : , , | 1025 commentaires
Aller à la barre d’outils