Archives par mois : septembre 2011

Addictophilie spectaculaire

 

 

De bien curieuses activités auxquelles s’adonnent nombre de nos amis, voisins ou collègues se répandent tels des virus. Addictives et chronophages, ce sont de gigantesques compétitions internationales qui les feront ingurgiter une forte quantité de crème caramel, créer des figurines sur un vitrage au moyen de papiers autocollants, ou encore réaliser un enregistrement vidéo continu communément dénommé lipdaube.

Ce n’est pas la qualité qui prime, seule la performance est reconnue par les autres adeptes. En employant toujours plus de moyens, en voyant toujours plus grand, peut-être parviendront-ils à faire inscrire leurs noms au Brennus de la futilité.

Le besoin pathologique de tenter à nouveau sa chance peut être amené à disparaitre dans les cas suivants:

La victoire totale et indiscutable d’un concurrent.
L’ennui de la répétition.
L’émergence d’une nouvelle activité dont la proportion de population active présente une croissance au moins similaire à la précédente activité.

Sans exception, ces activités s’avéreront inutiles et sombreront dans l’oubli. La femme de ménage passera nettoyer les carreaux tel un community manageur en période de modération. Le candidat restera seul avec son œuvre, pâle copie de l’originelle. Il pourrait fort tomber en dépression, se sentant soudainement abandonné de tous dans sa passion, si ce n’est que viendra toujours une autre épreuve pour occuper l’esprit de ceux qui ayant reçu les avantages du savoir, sont emprisonnés dans le quotidien morbide de leur bureau.

Il ne faudrait surtout pas qu’un jour ils se voient tentés de se servir de leurs dons pour questionner les choses essentielles qui les environnent telles la couleur de leur moquette, le lambris de la cage d’ascenseur, ou le programme Ducon.

Il fut un temps où les hommes de pouvoir offraient à leurs admirateurs les raisons de leur attachement. Les Jeux entre autres. Nous nous en chargeons très bien seuls de nos jours. De la création d’un seul individu, une œuvre ludique se retrouve copiée des milliers de fois. Cela sans jamais provoquer le frisson de la nouveauté qu’a vécu le talentueux géniteur. Seul lui l’a ressenti et il est seul victorieux.

E la nave va…

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DUCON, LAISSE PAS BÉTON

 

Ducon doit se représenter l’an prochain. Comme candidat des cons, on ne pourra jamais trouver mieux que Ducon en personne. C’est pourquoi il nous faut le soutenir, car Ducon n’a pas trop le moral ces derniers temps. Des vilains ne font que le salir et ça le rend tout malheureux.

En quatre ans Ducon a bien œuvré pour son pays : les économies de chauffage sont épatantes, depuis que dans les classes les élèves sont serrés comme harengs en caque. Il n’y a plus de racailles dans les banlieues pourries grâce à Ducon. Notre pouvoir d’achat, qu’il a été chercher avec ses dents, est formidable : on s’est enrichis un max depuis quatre ans, tous autant que nous sommes.

Le premier qui dira le contraire sera condamné pour outrage au drapeau à des travaux d’intérêt généraux. Il lui sera interdit de travailler plus pour gagner plus comme tous les autres travailleurs de ce pays où le plein emploi coule comme le lait et le miel depuis que Ducon est aux affaires.

Ducon a beaucoup de mérite : il a éliminé les paradis fiscaux à lui tout seul. Après avoir bombardé le Lichtenstein, Monaco, Andorre, le Luxembourg, la Suisse et tout un tas d’îles aux noms louches, Ducon est un tantinet fatigué. Et personne pour l’acclamer, sinon nous autres déconnologues distingués, et quelques poignées de citoyens pétrolifères de la rive sud. Rive sud vers laquelle il a offert des tas d’allers simples gratis à des flopées de moricauds venus bouffer notre pain.

Ducon est formidable et nous l’aimons, et nous tenons à tout prix à ce qu’il soit à nouveau candidat : il bat si bien la campagne avec son cirque à l’américaine, que c’est un vrai plaisir de tous les sens dont nous ne saurions nous priver.

Jusqu’à Karachi il sera acclamé en mai prochain, de concert avec son irréprochable gouvernement.

Ducon : nous te soutenons grave !

Sur une idée piquée à Samaj dans les coms du précédent billet ici : CLIC

[et tout mon soutien aux enseignants en grève aujourd’hui, nonmais© !]

E la nave va…

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ALPHARAMINEUX

 

Nous y voilà : la lumière avançant à la vitesse d’un limaçon depuis quelques jours et nos savants ayant immédiatement inventé la téléportation[1] pour tous en apprenant la découverte, nous pouvons enfin envisager de nous tirer vers un ailleurs meilleur, vu qu’ici c’est râpé.

Dans le temps, il suffisait de se barrer aux USA pour laisser le vieux monde mariner dans sa saumure croûteuse et faire du passé table rase en décrétant qu’un bon indien est un indien mort. Cette époque bénie est achevée, hélas : il n’y a plus que de bons indiens, des pasteurs hallucinés et une presse à banknotes avec des imprimeurs mafieux en guise de gouvernement. Et une armée de vaillants petits gars prêts à se sacrifier pour la patrie dans les rizières sables chauds au corps à corps avec les communistes du Vietcong islamistes barbus aux yeux de braise sur les puits de pétrole.

Sur le vieux continent, ça marine toujours autant : en France on trouvait il y a un demi-siècle déjà, que le général de Gaulle était un triste birbe réactionnaire : le vieux Charles se porte comme un charme avec sa putain de Ve qu’il nous a laissée en héritage, 53 ans plus tard : comme boulet de bagnard il n’y a pas mieux. Quel amas de véroles, ce régime. Zéro qualité : rien que des tares. Et des tares rédhibitoires : le jour n’est pas proche où on verra enfin les grosses légumes corrompues jusqu’à l’os aller au gnouf comme n’importe quel chouraveur ordinaire, dans la putain de Ve.

L’exception est la règle, dans cette putain de Ve dont il paraît évident qu’elle durera encore très longtemps, tant les rats gras de tous les clans logeant à nos frais dans les palais républicains, savent s’entendre à ce sujet. C’est boulonné pour les siècles des siècles et faut pas s’illusionner : quoi que le populo fasse pour manifester sa grogne, ne changera rien à l’affaire. Ils n’en ont rien à branler, les rats gras. Citoyens : mon cul ! Serfs de luxe tout au plus.

Comme le disait le gniaf[2] : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » ; or il se trouve je la déteste telle qu’elle est présentement, et que j’ai fort envie de me barrer loin, loin : loin de ce pays embourbé dans son passé crevé en chevauchant des neutrinos ultra-luminiques, vu que sur Alpha du Centaure c’est bonnard : nous y ferons de bons indiens vivants.

E la nave va…

  1. Dans leurs laboratoires secrets qui n’en ont aucun, pour ma pomme. []
  2. Sarkolas Preum’s. []
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ROULEMENTS ET ROULIS

Petite musique du bout des doigts et dodelinements du bec sur un coin de table : l’Icyp se fabrique à petits cliquetis sautillants. En sifflotant à certains moments, et en pestant très correctement quand ça coince ou qu’un os est dans la sauce.

Je me plains pas : ça avance comme je veux ou à peu près. Un peu à l’arrache, c’est vrai : on s’est retrouvés ici quelques semaines avant la date prévue à cause d’une grosse panne du vieux serveur de l’Ici-Blog. Comme ça marchait déjà pas trop mal, tout le monde y est resté, laissant choir l’Ici-Blog comme une vieille chaussette − j’ai pas été en reste.

Sans rentrer dans les détails[1] tout va bien à bord. Peinture fraîche ceci dit, et bien que le moteur ronronne comme un chat de mars devant sa gamelle de mou, il peut encore y avoir quelques ratés, voire du calage. Je dis ça comme ça personne ne sautera au plafond si ça affiche des erreurs 404, 500 ou d’autres mochetés.

L’autre jour j’ai bouclé l’Ici-Blog et il s’apprête à nous rejoindre : la manœuvre étant délicate et le petit navire en piètre état après un si long périple sur l’océan Octetique, je prévois une bonne semaine au bas mot. Après, je laisserai courir la location du serveur jusqu’à son terme et couic, fini.

Sinon vous avez peut-être remarqué que l’Icyp n’est pas l’Ici : d’abord c’est un site à plusieurs auteurs ; pas juste mon petit blog personnel sur lequel une joyeuse troupe avait déboulé en fanfare en août 2009, m’entraînant dans un incroyable marathon d’écriture, d’illustration et d’informatique à outrance.

Fini, le seuil fatidique des 600 commentaires, quand l’Ici-Blog commençait à ramer méchamment et qu’il fallait pondre des billets à l’arrache. Ouf. C’était super… et vraiment crevant. Maintenant on peut balancer des coms à la mitrailleuse lourde : la bête encaisse sans regimber. Et moi je peux enfin souffler un peu : ça fait du bien je vous assure.

Ce soir, petit billet sur le pouce… et le prochain ne sera pas de moi. Chic.

E la nave va…

  1. C’est chiant, l’informatique. []
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DE BOUSE LES DAMNÉS DE LA TERRE

Il existe de nombreux profils pour empêcher toute construction politique, de l’ambitieux charismatique à l’idéaliste binaire en passant par le malcomprenant congénital, le procédurier à l’affut du moindre mot, de la petite virgule qui n’est pas à sa place et qu’il conviendrait d’amender sur le champ.

Et l’éjaculateur précoce de l’action pour qui rien ne vaut l’improvisation, celle qui mène immanquablement au fiasco, tant qu’on a l’ivresse hein ! Le calimero victimaire, le fort en gueule, le béat bisounours jusqu’au-boutiste coûte que coûte, l’amateur de complots en tout genre, forcément mondiaux, forcément de ceux qui mèneront à l’éradication de l’espèce humaine toute entière.

Mais le plus emblématique, toujours à l’affut du moment idéal, telle une tique impassible qui sait bien qu’elle l’aura sa ration de sang; c’est le gniasse politique.

Il est une synthèse des nombreux éléments qui perturbent inlassablement toute forme de débat au fond, celui pour qui le seul leitmotiv, l’œuvre de sa vie, c’est de s’attacher à détruire toute autre forme de pensée que la sienne.

Entre autres signes de reconnaissance, leur regard canin, tantôt qui tient de l’épagneul ou en un éclair d’agressivité, celui d’un rottweiller enragé, et dans leurs sourires forcés ils ne peuvent s’empêcher de laisser apparaître une canine ; toujours les mêmes.

Rien n’est plus propice pour eux que les périodes de trouble, alors si nous n’y prenons pas garde, demain, le gniasse sera le genre humain.

E la nave va…

Publié dans Déconnologie, Pilotique | Mots-clefs : , | 984 commentaires
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