Archives par mois : mai 2011

LES DÉCONCOMBRES

Illustration originale de Nono - © 2010 - Cliquer pour agrandir.

L’une des beautés de Rue89 est de « penser contre soi ». Même si certains Riverains préfèrent souvent « penser entre eux ».

Blandine Grosjean, rédactrice en chef adjointe, ici : CLIC sur le fil de discussion de l’article dont je causais Ici : CLIC.

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J’explique : un Riverain, dans le jargon de ce journal, c’est un commentateur : un rat de catacombes comme nous disons Ici, vu que ça reflète mieux la réalité ; un véritable riverain étant tout autre chose que cette escroquerie langagière.

Dans ces deux courtes phrases que la madame a écrites, se concentre le résumé parfait des décombres de la pensée dominante.

La cheftaine nous dit plein de choses en même temps : d’abord que son journal est beau de multiples manières. Une espèce de diamant taillé à facettes diaprées. Je compatis à sa fierté collective : ce journal est aussi brillant que l’écran d’ordinateur sur lequel je le lis et que le papier glacé de tout magazine normalement constitué.

Ensuite, la madame dit que dans son beau journal, il est d’usage de penser contre soi. En bon rat de catacombes malicieux, j’ai essayé de faire ça : il en est résulté un mal de crâne atroce, suivi d’un dédoublement de personnalité des plus calamiteux. Soudain, j’étais tout gniasse, à lutter avec mes pensées contre elles-mêmes. Un truc de fou.

D’ordinaire, je pense en phase avec mon soi et les engrenages de mon carter cérébral baignent dans l’huile alors que là, ça grinçait méchamment dans la boîte. On ne dira jamais assez l’immense souffrance à laquelle sont soumis les combattants de leur propre pensée. Il faut l’avoir vécu comme je l’ai fait un temps − bref, mais suffisant − pour ensuite revenir dans le monde en missionnaire de la pensée coulant de source et se frayant naturellement son chemin jusqu’à l’embouchure.

Penser comme dit la madame relayant l’opinion de la rédaction d’un journal pensant contre soi, n’est pas mon fort. Une pensée contredite par elle-même s’annule et il en va de même pour une opinion, puisque l’opinion est l’expression d’une pensée particulière sur un objet ou une idée. De facto, la rédaction d’un journal qui pense de telle manière, indique qu’il ne s’agit pas un journal d’opinion.

Pourtant cette gazette si bellement brillante, a bel et bien une opinion : celle du penser contre soi qui en est une cependant. Tout comme le vivre ensemble n’est qu’un ensemble de deux mots ne reflétant aucunement la réalité de leurs significations associées. Prônée par les journaux d’opinion contre soi, le vivre ensemble est une étrange manière de glorifier l’individu, monarque absolu de cet agrégat d’égoïsmes régnant depuis de longs et lugubres lustres, sur  les administrés de la Ligue Marchande de Gloubiboulgalia.

À l’ensemble de ces contradictions entraînant forcément des pans entiers de son lectorat vers l’insanité mentale, la rédaction elle-même devenue paraphrénique à force de lutter contre son opinion, rentre dans le chou de l’opinion des rats de catacombes, qui en ont une bien conformée, eux.

Ces mauvais Riverains dont je suis et sommes Ici quelques uns, qui ont l’outrecuidance non seulement de penser en accord avec leurs idées, mais d’avoir des atomes joliment crochus et de papoter ensemble, voire pire : de festoyer joyeusement en se foutant de la triste mine de ces concombres sous serre de la pensée contre soi, que sont ces journalistes sans opinion autre que l’admiration de l’engrais à la merde contaminée qui les fertilise et les rend si brillants aux yeux de l’opinion des penseurs contre soi bien rangés dans leurs cageots ; pauvres cornichons. 

E la nave va…

 

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Vers la castine

Illustration originale de Pierre Auclerc - © 2011

En juillet ça me fera dix ans d’écriture en ligne, mais j’emmerde les dates fixes : c’est aujourd’hui que ça se passe.

Depuis un vieux bail, ça me taraude : écrire un roman sur bel et bon papier, qui cause des catacombes de l’internet. J’ai toute la doc en stock alors c’est décidé : j’appuie une fois de plus sur l’interrupteur à bascule de la vie et hop, c’est parti pour des mois et des mois de clavier chaud bouillant et jusqu’au point final.

J’arrête de réparer des ordinateurs, d’abord : dès les derniers clients servis cette semaine, je bouclerai le petit l’atelier sans intention de le rouvrir jamais. Je peux plus les voir en peinture, ces machines imbéciles en carafe.

Dès que ça sent l’autoroute, je prends les sentiers de traverse : c’est jamais gagné d’avance de s’aventurer sur la castine[1] sans voir le bout de la route ; c’est ça qui me plait.

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Ce billet-pivot est dédié aux amies et amis de cœur de l’équipage du submersible Tique Toc… et à ma p’ tite Annie.

E la nave va…

  1. Calcaire dur concassé dont sont enduits les chemins vicinaux carrossables dans le Sud-Ouest. []
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LA GNIASSERIE FÉMINISTE

Illustration originale de Pierre Auclerc - © 2011

De nos jours, le simple fait d’être une femme excuse tout : l’urbanisation globale a irrémédiablement bouleversé les rôles impartis aux deux genres et je le dis tout net : c’est un foutu bordel depuis.

Le nécessaire et jouissif rapport de force amoureux inhérent à notre animalité, s’est mué en mièvre et puérile partie de joujoux vibratiles au pieu, alors qu’au dehors la guerre des sexes bat son plein.

 

J’ai bien connu une signataire du Manifeste des 343 : Katia D. Kaupp[1] Déjà elle révélait de manière embryonnaire, ce qui allait devenir un des pires fléaux de notre temps : la gniasserie féministe[2]

Mais ce qui a préservé Katia jusqu’au dernier jour de la gniasserie, et fait cruellement défaut aux régiments de sinistres vulvocrates connes comme des manches de pioches, c’est son intelligence extrême et un sens de l’humour increvable.

Autant Katia pouvait être exécrable, en se retranchant dans la gniasserie féministe la plus gniasseuse, quand elle allait jusqu’à me traiter d’antisémite[3] ou de sale phallocrate en couinant comme une souris, parce que je refusais tout net qu’elle me traite comme son larbin, autant elle n’avait rien de comparable à la horde d’usurpatrices d’une rare bêtise et méchanceté crasses, qui déshonorent leur genre en s’octroyant le droit de conchier le nôtre en toute impunité, lui attribuant sans distinction aucune, les pires tares cumulées y afférentes.

J’ai lu hier sur Rue89 un article signé par l’une d’entre elles − Sabine Aussenac − qui, s’il avait été écrit par un mec parlant des femmes de la même manière, n’aurait jamais été publié dans ce journal, ni dans aucune autre gazette sinon un torchon d’extrême droite… et encore.

Il se trouve ici : CLIC !

La gniasserie féministe démarre dès le titre : l’auteure ignore jusqu’à la définition du french lover dont elle cause, carrément. Le corps de son billet, n’est ensuite qu’une accumulation de clichés graveleux et de poncifs merdiques, surgis d’un esprit indigent et d’une inculture effarante, ourlée d’une haine farouche envers le mâle.

Si le qualificatif de coq hargneux colle parfaitement à pas mal de connards surcouillus, celle de poule abrutie convient parfaitement à décrire celle des grognasses pas finies qui au nom du féminisme, se sont arrogées le droit de pouvoir cracher à la face et fouler au pied, ce qu’elle exècrent avant tout : le genre masculin.

Parce que c’est ça : des femmes pour qui les œstrogènes tiennent lieu de fusil à pompe chargé à la testostérone.

Et, tout comme les gros connards de mecs auxquels elles nous assimilent tous sans distinction, elles sont des sales réactionnaires. Féministes ? mon cul !

Mais c’est comme ça qu’elles se présentent et grâce à cette étiquette mal collée, qu’elles se mettent les bras en croix dès lors que l’une ou l’un leur vole dans les plumes : la victimisation à outrance est leur spécialité unique et se déguste à toutes les sauces.

Si l’une d’entre elle, après avoir copieusement gerbé sa gniasserie féministe du haut d’une tribune, se voit conspuée par le public, vous pouvez être sûrs qu’elle se déclarera toujours lynchée, lapidée, agressée par des racailles et mille choses équivalentes.

Mieux que ça : même si des femmes en nombre conséquent lui soufflent dans les bronches publiquement pour les mêmes motifs, elle continuera de plus belle à couiner que ce sont des hommes qui l’agressent. Je n’invente pas : c’est très perceptible dans le fil de discussion du billet de Sabine Aussenac sur Rue89. Et pas que là, ni avec cette auteure : c’est devenu la norme.

De la même manière que pour le raciste, tout musulman se mue en islamoterroriste, pour la gniasse féministe tout homme est un salaud de mec. Sauf éventuellement ceux qui se vautrent à leur botte et tombent en pâmoison devant leur amoncellement de talents et de qualités intrinsèques, dont elles sont parfaitement dépourvues comme tout gniasse de quelque genre et sorte que ce soit : c’est à ça qu’on les reconnaît.

La gniasse féministe est l’équivalent du vieux garçon fantasmant devant un film porno sur la femme idéale : celle qui n’existe que dans les boyaux étroits de sa pauvre tête : la seule capable de susciter en lui une érection. Misère !

***

En publiant cet article incroyablement con, la rédaction de Rue89 s’aligne d’office sur la masse hallucinante de blogs de gniasses féministes à paillettes qui foisonnent sur OverBlog et d’autres gros requins sans scrupule de l’internet : la fameuse INFO À 3 VOIX [4] prônée par ce journal, est devenue celle de la grosse beauferie réactionnaire, abrutie par la télévision poubelle.

La machine à décerveler.

E la nave va…

 

  1. Lire le billet lié « Katia Kaupp nique la mort. []
  2. Qui est au féminisme, ce que la musique militaire est à la musique. []
  3. Elle était juive comme moi je suis catho, cette vieille bique ;-) []
  4. Lire le billet lié « L’argent du beurre ». []
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Bouda Bouddha

Le supérieur du monastère de Pishu (Zanskar - Tibet indien) avec son pote en 1984 © Cyprien Luraghi

 

devant la roue de la vie
tirer la gueule
ou face au zef

ravi

dans l’axe
tournoyant
belle hirondelle

?

 

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ABS à tous les étages

Illustration de Steef Hogeland - Copyleft 2011 - cliquer pour agrandir.

Quand je vois ça, j’ai tout le mal du monde à m’abstenir. D’un simple quart de tour, hop, je coupe le gaz. Trop tentant.

C’est une envie absurde due à ma fibre absolutiste de kondukator né, sans doute. Pourtant, comme dans tout bon régime démocratique, je ne peux être absous par avance de mon désir impérieux que par ordre du chef. Or je suis un chef sinon ça servirait à quoi de se balader attifé en kondukator ?

Alors je me perds en raisonnements abscons d’une époustouflante absurdité. La folie me guette autant devant cette boîte à vanne qu’au temps des élections, absorbé en cette circonstance par l’abstruse mécanique de la république : j’y vais ou pas, et je colle mon bulletin dedans ou bien ?

Foutre ou ne pas foutre Marianne ?

Souvent alors, je m’abstiens. Trop abstrait pour ma pauvre cervelle, tout ça.

Si je pète la vitre pour tourner la vanne, mon statut de kondukator me sera retiré vite fait. Et j’y tiens énormément alors abstention de rigueur.

Et si je ne m’abstiens pas de foutre dans la fente à Marianne, le peuple m’acclamera.

Devant un tel dilemme il ne me reste plus qu’à faire comme les pépés de jadis : larguer Marianne à la messe et aller siroter l’absinthe avec les potes au troquet d’en face.

Sur une idée de Numérosix.

E la nave va…

 

Publié dans Billet Express, Déconnologie, Pilotique | Mots-clefs : , , , , , , , | 637 commentaires
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