Décagoulé !

Autoportrait © Pierre Auclerc - 2010

J’ai toujours eu beaucoup d’estime pour le sous-commandant Marcos pour des raisons diverses et variées et bien au-delà d’un certain romantisme révolutionnaire.

Je pense qu’il n’y a jamais eu un autre homme qui a su comme lui toucher du doigt avec autant de vérité, d’exactitude, toute l’absurdité et la violence inouïe de notre monde devenu résolument moderne, globalisé et sans âme.

L’âme justement.

S’il y a bien une chose qui marque dans son œuvre c’est bien l’absence d’une idéologie qui prendrait le pas sur l’humain. Dans son combat au sein de L’EZLN même si la reconnaissance d’un peuple a été le point d’orgue qui a marqué les années de lutte armée, ça a toujours été autour de l’homme, de sa légitime identité et de sa place dans le monde.

Plus qu’une doctrine Marcos nous a offert des outils, des outils pour l’émancipation et bien plus de questions que de réponses. Reste à chacun de s’en emparer, de le développer à sa façon et de passer le relais.

Au fond s’il en est un qui est de plain-pied dans monde moderne réel, c’est bien lui.

Et qui est « lui » ?

Ben personne, tout le monde, on ne sait pas justement et c’est bien le but. Marcos c’est moi, c’est toi.

Nous sommes tous des Marcos en puissance.

Marcos déconnologue ?

Ah ça c’est une opinion personnelle mais dans toutes ses contributions, la vie et l’humour sont toujours présents et avec une subtilité que j’admire.

Des exemples avec les références à Don Quichotte pour son livre « Don Durito de la forêt Lacandone ».

***

Extrait :

« Surnommé le « Sup », l’écuyer et le scribe de Don Durito de la Lacandone a, selon la description du chevalier errant, un grand nez. Parmi d’autres adjectifs dont la mention est inutile, il est pâle et émacié. Il dit s’appeler Marcos Montes de la Selva, être né au matin d’un jour d’août 1984 et être le fils de Don Antonio et de Dona Juana.

Durito est un scarabée, qui est né en décembre 1985 dans la forêt Lacandone située au Sud-Est d’un pays appelé le Mexique. Nul ne le connaît sous son nom de famille « Nabuchodonosor », par crainte de la PGR[1] Durito est son nom de guérillero et de chevalier errant, ce qui revient au même sous ces latitudes.

Ennemi acharné du néolibéralisme. « Tour à tour détective, analyste politique, chevalier errant et épistolier… »

Auteur de Contes pour une nuit d’asphyxie et de Contes pour une solitude insomniaque, écrits pour soulager son cœur oppressé par l’inconnu.

Ou alors un « Un pingouin dans la forêt Lacandone ».

Initialement c’est ce texte que je voulais présenter et je me suis un peu dispersé… alors du coup le voilà : il suffit de cliquer sur la page 2, un peu plus bas…

 

ginkoland

 

  1. Parquet général de la République (PGR), l’équivalent au Mexique du ministère de la Justice. []
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