Archives par mois : janvier 2010

Fouette bobonne !

© le NetCeci est un billet-concept : je l’écrirai au fur et à mesure de vos commentaires.

Il répondra à la question posée hier par l’abominable Kebra hier, ici : DOIT-ON FOUETTER LES FILLES ? 

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Ginko dit que oui, mais seulement si elles en font la demande ; il précise par ailleurs qu’elle sont toutes demandeuses mais que nulle d’entre elles n’ose l’avouer. Ce que confirme Marina avec un petit clin d’œil malicieux qui ne laisse guère place au mystère…

Lemmy, grand connaisseur, n’est pas pour le fouet − instrument difficile à manier − : il favorise la fessée et le ligotage langoureux.

Notre ami conservateur (en chef) du patrimoine avec lequel Annie s’entretient présentement au téléphone, dit : « pourquoi ne faut-il fouetter que les filles », et « faut-il fouetter uniquement les personnes qui le demandent ? ».

Pseudo abonde dans le sens de not’ conservateur (en chef) : « faut-il aussi fouetter les hommes ? ».

Dodu affirme que ce sont là des fantasmes typiquement masculins… (j’ai des doutes).

Banana trouve l’art du shibari assez tentant, mais craint l’assoupissement  du maître-noueur

Mon-Al et Pseudo sont d’accord sur le fait qu’il ne faut pas que ça fasse mal… ou alors juste un tout petit peu… ce qu’il faut pour faire grimper aux rideaux…

Ben85 fouette du calbute en adepte certifié de la crassophilie hydrofuge. Le fumôt dégagé par not’ sporteux officiel attira irrésistiblement N°6, qui lui fit très justement remarquer que « le sport , c’est du sado masochisme de la pire espèce puisqu’en plus cette pratique immonde hypocrite n’ose même pas s’en revendiquer… »

Insidieusement vers neuf heures du premier soir, la déconnologie glisse vers le Hors-Sujet : il n’est plus question de fouetter quiconque, mais de humer des vapeurs sui generis de haute graisse.

À minuit, Camille revient sur le Sujet en proposant une séance de martinet aux déconnologues volontaires, qui se débinent tous, kondukator inclus, en faisant des pirouettes.

 

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La belle Destinée

Paulo sur son banc avec les copines © Cyp Luraghi 2003Notre Paulo s’en est allé vers sa belle destinée il y un lustre exactement et ses copines du banc de la place au bas du coustalou l’y ont rejoint une à une en catimini sans se presser.

Ça s’est trouvé comme ça, qu’ils se soient rencontrés sur ce banc − son banc, vide depuis − sur le tard, n’ayant plus bézef à aller devant soi. Regarder passer les voitures, commenter les piétons et s’esbaudir en brochette. Se bourrer de petits coups de coudes les côtelettes en s’esclaffant aux bons mots de l’une et l’un en se foutant de la poire de la pimbêche en calèche se curant le nez avec application à son volant, au feu rouge. Et de ce hobereau péteux bien calamistré, gros vigneron avide et fat qui passe à pinces.

La vie qu’on aurait toujours dû avoir et qu’on a tant attendu ; et puis enfin voir ceux qui se sont tant croisés debout sans se voir, s’asseoir ensemble et babiller jusqu’à plus soif  ; le bonheur à la bonne heure ;  puisque sans ça il n’est nul intérêt de persister à se  remplir un poumon de plus ; autant s’arrêter net et ne pas être.

Vieux, Paulo n’était plus le paria d’antan ; seule l’épicière lepéniste lui refusait toujours l’entrée de son magasin. Elle voulait arracher les couilles de tous les pédophiles et les leur faire bouffer crues et comme mon Paulo était le pédophile officiel de Puycity, mauvais pour sa gueule. Paulo était pédé, mais allez expliquer la différence à des gens qui n’aiment pas les pédés. Tous dans le même sac et le sac dans le fleuve. Surtout que ça se disait pas, dans le temps. Surtout pas. Un petit sourire de connivence entre piliers de comptoir et le rictus des commères, rien de plus.

Les mémés, là, elles ne lui auraient jamais parlé avant le banc de la place au pied du coustalou avant les varices. Sûr que non. Elles seraient passées devant Paulo en trottinant sans lui jeter un regard ou au mieux une œillade de mépris. Mais avec ces maudites guibolles lourdes, lourdes, lourdes… on n’a vraiment pas d’autre choix que d’atterrir avec son popotin sur le banc de Paulo et de s’y frotter le lard, et d’échanger des banalités sur le dernier loto des pompiers ou le bal des aveugles, et puis d’embrayer gravement dans la déconnique de combat.

Le banc, c’est important : il nous mène droit à notre belle destinée, il suffit de s’y asseoir à côté du vieux pédé qui fait tant de blagues qui font si bien rigoler qu’on ne voit plus le temps passer.

Et puis on se fait des bibises et on ourdit des plans-banzaïs et on se trace des plans sur la comète.

Paulo © Alain Auzanneau 2004

 

Ce billet est dédié à la belle Destinée en général, à celle de lamorille qui l’a inspiré et aux joyeux ectoplasmes du banc de notre ami Paulo, grand seigneur déconnologue.

Idée preum’s de Marina.

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En plein boum

Gasp et Cyp en plein boum - © Annie Luraghi 2009Ça boume, première nouvelle.

Sérieux : on n’a pas à se plaindre ; concentrés on appuie sur des touches et des boutons et de l’autre côté de l’écran ça s’agite, ça couine et ça détonne. Des elfettes gambillent et des trolls velus se font épiler ; de vieux sages sauvent la mise.

Sous la table le matou Cachalot dégomme des croquettes en plein roupillon. Les filles pouffent de rire dans la pièce au dessus ; allez savoir pourquoi ou encore mieux ne cherchez pas : du lever au coucher on se bidonne à fond les manivelles dans not’ maison de l’Horreur© pleine de kondukators et de kondukatrices ; nulle explication rationnelle à ce joyeux sabbat…

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Idem pour l’Ici-Blog : y a pas de quoi pleurer souvent en lisant les commentaires ; pas besoin de tendre l’oreille pour ouïr fort et clair le tohu-bohu réjoui s’élevant du gang des Folichons depuis cinq mois bien révolus qu’on se retrouve Ici, déconnologues tous autant qu’on est jusqu’au tréfonds de notre tripaille désoxyribonucléique la plus intime − celle bien planquée entre les atominets.

La plupart d’entre nous se sont rencontrés sur le forum de Rue89 où y avait la bonne ambiance dans un temps pas si ancien, mais comme c’est plus tellement le cas de nos jours alors c’est chez moi qu’on squatte. Simple. La maison est ouverte en permanence et il y a largement de quoi nourrir et abreuver son monde à la cambuse ; le cuistot a le nez collé sur ses gamelles et ça mitonne au propane sur le piano.

Nonobstant, l’Ici-Blog n’est pas une annexe de Rue89 ni une loge discrète de ses aficionados : c’est d’abord et avant tout un speakeasy internétique en temps de Prohibition. Un tripot en plein air où les voyeurs sinistrés de la Tristouillerie peuvent tâter le fumôt flûté de nos concerts de pétomanes et savent pertinemment qu’en s’osant à quelques lignes Ici, ils se feront dévisser la tête et chier dans le corps à ras-bord dans la rigolade générale.

C’est dit, c’est édicté et c’est plié dans la foulée.

 

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L’ennui du samedi

© Cyprien Luraghi 2008

Quand il n’y a plus que ça, c’est ennuyeux ; il manque quelque chose ; c’est triste, des patates-vapeur de la veille sorties du frigo, surtout que c’est la panne de gaz. Ce blanc laiteux là au milieu de la patate, gélatineux d’amidon rassis sur le dessus, c’est le pire ; rien qu’à l’imaginer sur les papilles, l’estomac se rebiffe.

Ouvrir un œil et dans le flou des myopes n’entrapercevoir que du gris morne signé Janvier par le fenestrou et se dire que chouette, c’était le rêve à la con du petit matin et que là en-bas à la cuisine il y a du gaz et tout ce qu’il faudra pour apprêter ces malheureuses patates qui s’emmerdent dans leur bol.

Ah oui : il faut achever le billet entamé la veille au soir et comme c’est samedi : café au lit et tapoti-pota wifi sur le petit ordi. Quand je songe qu’il y en a qui s’ennuient dans la vie je repense à mes trois demi-patates et me dis qu’il y a des foules de gens comme elles : fades et  n’attendant de l’existence que la lente décomposition en décomptant, flippés, le temps qui reste avant de finir au compost et de se fondre à tout jamais dans l’humus humain, en espérant qu’au prochain coup ils seront des patates à frites frétillant gaiement avec les copines dans la bassine à friture et réjouiront le palais des gourmets.

L’ennui, c’est que rien ; pas un bruit dans la maison et la gueule en carton-pâte. Rien ne vient et attendre avec une envie pressante et pas d’idée. Faudrait pas que ça dure et pourtant si ; c’est inévitable comme une petite vie de bureaucrate craignant le chefaillon et qui quarante ans durant va au turbin l’ennui au cœur et passe ses mornes journées à brasser mollement des formulaires inutiles et abscons.

Ça me fait chaud au cœur, de penser à ceux qui s’ennuient sans en tirer parti, de cette langueur flottante. Que je romps en sautant dans mon caleçon long, parce que bon sang mais c’est bien sûr : les filles sont parties à Cahors pour ruiner le ménage, vu que c’est les soldes. Tintin pour le café au lit. Oubli, quand tu me tiens.

J’appuie sur le bouton de la cafetière et c’est parti. Le petit mot gentil est sur la table et les deux matounets ronronnent ; il fait bon chaud et je laisse les patates froides aller à leur destin : quelles connes.

 

© Cyprien Luraghi 2010

 

Sur une idée de Numerosix.

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Fut glace fugace

© Cyprien Luraghi 2008Tout est pris, soudé, en bloc. Mais n’allez pas croire que ça fait bloc : c’est des glaçons chacun dans leur coin, qui se les pèlent et s’épient en chiens de faïence loin de l’un, de l’une.

Des blocs de chair fondant en se frottant le lard aux autres larrons dans de trop éphémères raouts, en de lointaines capitales. Et qui passent à la casserole et puis au four et se flambent aux alcools capiteux pour se finir aux digéros fulminants et décapants chez la mère Dodu, pourquoi pas donc ; quelle belle et bonne idée de se dégeler par les temps qui courent : c’est une époque à griller au chalumeau tellement elle est glaciale.

Dégeler ou se coller des dégelées ? ou les deux ? ou rester tout glaçon comme les passants gris des rues marmoréennes où le moindre pas résonne et fronce les sourcils des résidents. Tsk, tsk : très peu pour nous.

Ah et puis c’est trop court le temps d’un grand réchauffement, toujours. Si c’est trop long, c’est pas une fête. C’est comme un billet de blogs : court et jouissif, si possible. Sinon il y a les volumes de la Pléiade dans la bibliothèque, à portée de main.

On y entre cru et on en ressort cuit. On n’a qu’une seule envie : remettre ça sur le gaz en rentrant chez soi plein gaz sur le verglas.

Frottons-nous la couenne !

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Touillé sur la gazinière de la Maison de l’Horreur avec deux idées de Marina et Sambucus, que vous lirez ici : CLIQUEZ DUR (la page est longue à charger).

 

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