C’est pas bientôt fini ?

Photomontage à l'arrache à partir d'une couverture d'Actuel

De la soute monte un long lamento ; le fumet de rillettes d’aisselles stressées s’élève jusqu’à mes naseaux frémissants, puissant, musqué, insupportable…

D’innombrables éclaboussures de sang humain constellent mes lunettes et me dégouttent du nez, que j’ai heureusement fort long ; raisinés mêlés et tous rhésus confondus, des blogueurs flagellants de Rue89 en grand deuil de type chiite.

Des scènes d’hystérie collective que nul n’avait revues depuis la crémation de Jules César[1] ont lieu en ce moment-même sous mes yeux effarés : Rue89 n’est plus ; c’est fini les kikis et c’est pour ça que les kikis grincent des dents en s’arrachant les poils de leur poitrails par poignées, sauvagement. Les veuves éplorées s’apprêtent à faire satî sur le bûcher de papier glacé de leur magazine défunt chéri –  l’époux divin de ces nonnettes – dont le dard autrefois vigoureux pend désormais lamentablement, glacé, flaccide…

Un irréfragable effroi s’est emparé des plus solides d’entre eux, et nulle rassérénade n’apaisera plus ces âmes engoncées dans la peine éperdue d’un Éden à jamais perdu ; Rue89 tu n’es plus et pis : plus que zombie car si ton cœur bat encore, ce n’est que pour propulser en tes artérioles un sang pasteurisé, exempt de tout bacille déconnique…

Nonobstant, je vous enjoins en bon kondukator, de cesser instamment vos jérémiades : l’Ici-Blog n’a rien d’une chambre funéraire, et les mines sépulcrales n’y sont pas de mise.

Laissons la Rue zombie agiter ses membres en gestes gauches et saccadés, et considérons-nous à l’abri de ses miasmes insipides : cessez d’épiler vos torses velus derechef, les gars. Les filles peuvent rester à poil pour le sabbat à venir, ceci dit.

Bon ben bons ébats.

J’ai dit !

 

  1. Lire le billet lié. []
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