LE FŒHN

C’est un vent, c’est le vent qui fait que la vigne pousse en Alsace.

C’est aussi comme cela qu’on désigne un sèche-cheveux, toujours en Alsace.

Quatre ordinateurs soufflent le foehn par leurs évents, dans mon petit atelier.

Le premier a vu son modem foudroyé par l’orage, l’autre soir.

Il appartient à une grosse dame anglaise, très très gentille.

Le second a eu les pales de son ventilateur coincées par une grosse araignée.

C’est celui de John Quinn, l’ami américain qui écrit des bouquins.

Le troisième est tout plein de virus, qui sautillent gaiement, tel un troupeau de puces.

Il est à Daniel, qui est pompier et bosse à la fonderie de Fumel.

Le quatrième, c’est le mien; ma petite baleine à double processeur.

Il fait quarante degrés et la moiteur est suffocante.

 

C’est le printemps des Indes.

Bientôt ce sera la mousson, avec ses gros nuages bas du cul.

Le Lot, c’est le Gange.

Je suis l’horloger des ordis.

Je chante à tue-tête sur du vieux Annegarn,
la porte est grande ouverte et les touristes se demandent…

 

 

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