Archives par mois : juillet 2006

Lichen

 

 

 

 

 

 

J’ai une barbe, c’est un lichen.

Une algue sèche et drue,

Évidemment, je passe la main dedans…

Tout au dessus sont mes lunettes,

Je les repousse du bout d’un doigt.

 

 

 

 

 

 

 

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Notre Kondukator adhère à l’OH !

Le bien-aimé Kondukator du PR(C) a décidé de rallier les forces de la Nation, qui, empanachées de blanc tels leur Mirobolant Doutché, le poussent au cul afin de rallier (un bis ici est du meilleur effet, non?) l’émollient et planétaire Observatoire des Humiliations.

Car cela Nous semble bon.

L’OH, créé sous l’impulsion du Bénéfique (puisse Son paradis regorger de Houris potelées) Eric-Emmanuel Schmitt à la page 492 de son livre épatant, La Part de l’Autre -Ed. Poche- et visiblement inspiré par le Grand UBU, ayant dûment constaté qu’une Humiliation Majeure avait atteint la Palestine et les PPP (Proches Protectorats Pétrolifères) adjacents, décrète la Huée Suprême et la Conspuation Majorée à l’égard de la république d’Israël, qu’il ravale au rangs des Nations Honnies.

 

 

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LE FŒHN

C’est un vent, c’est le vent qui fait que la vigne pousse en Alsace.

C’est aussi comme cela qu’on désigne un sèche-cheveux, toujours en Alsace.

Quatre ordinateurs soufflent le foehn par leurs évents, dans mon petit atelier.

Le premier a vu son modem foudroyé par l’orage, l’autre soir.

Il appartient à une grosse dame anglaise, très très gentille.

Le second a eu les pales de son ventilateur coincées par une grosse araignée.

C’est celui de John Quinn, l’ami américain qui écrit des bouquins.

Le troisième est tout plein de virus, qui sautillent gaiement, tel un troupeau de puces.

Il est à Daniel, qui est pompier et bosse à la fonderie de Fumel.

Le quatrième, c’est le mien; ma petite baleine à double processeur.

Il fait quarante degrés et la moiteur est suffocante.

 

C’est le printemps des Indes.

Bientôt ce sera la mousson, avec ses gros nuages bas du cul.

Le Lot, c’est le Gange.

Je suis l’horloger des ordis.

Je chante à tue-tête sur du vieux Annegarn,
la porte est grande ouverte et les touristes se demandent…

 

 

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L’esprit est comme un parachute….

…s’il reste fermé, on s’écrase. Frank Zappa.

Et s’il reste ouvert, on va où ?

Et s’il est trop ouvert ?

On fait comme Syd Barrett : l’huître…

Autiste, autiste, voilà tout ce qu’ils sont foutus d’en dire, d’un bout à l’autre de l’Internet.

Syd Barrett, psyché-héros-destroy. Autiste.

Artiste maudit.

Mon cul.

Tu dirais ça d’une Trappistine ou d’un moine bouddhiste en réclusion, lecteur ?

Et s’il avait tout simplement réalisé un beau jour de défonce que biner son jardin était nettement plus passionnant que de se laisser pousser le bide et le larfeuille comme ses vieux copains du Floyd ?

Après tout pourquoi pas ?

C’est peinard : les royalties te permettent de vivre tout à ton aise : pas de souci matériel en vue…

On dit aussi qu’il serait resté coincé sur un acide. On dit.

Peut-être aussi que on n’en a jamais gobé.

Peut-être aussi que on ignore qu’on n’en redescend jamais tout à fait, et qu’en tout cas on acquiert un sens aigu de l’irréalité, de l’intangibilité du tout puissant gourbi ambiant. Après. Toujours.

Après, on peut toujours gamberger. Toujours.

Cela existe ? Ha ha !

Oui mais pas comme ça…

Ni comme ci ? Hi hi !

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Tamsin a 40 balais : c’est pas sorcière…

Dans le genre on l’aime,

On peut pas faire mieux.

On a donc fêté ça hier soir, chez elle à Duravel.

TAMSIN, ON T’AIME !!!

© Cyprien Luraghi 2003

 

Y avait François le menuisier, − mon préféré − avec qui j’échange une trappe pour la chambre à Shanti contre un ordinateur. Y avait Laurence et Adeline et même son copain Jeff, que je n’ai pas reconnu. Y avait tout plein de monde et ça parlait Anglais dans les coins. Y avait Painpain le boulanger. 138 kilos; et un autre poids lourd : François « Fatou » Cahen, 150 kilos, le mythique clavier de Magma, qui causait politique -il est strausskahnien-… 5 magnums de champagne + un frigo plein de bouteilles + un buffet angliche + la grand-lune et de l’herbe, quelques petits nuages ouvrant sur l’infini, des cocktails au persil. Un carrefour d’été où tout un monde se croise, s’apprête à repartir… et nous on reste. Plantés comme de beaux arbres. Hein Tamsin : tu vas où, quand ? Tu reviendras ?

 

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